Mieux gérer nos carrières,
défendre ensemble nos intérêts.

« Le MUNCI, avec ses 2400 membres, est l'association professionnelle qui défend, en France, les intérêts des membres (salariés : SSII, Branche Syntec-Cicf, DSI..., indépendants, demandeurs d'emploi) des professions informatique, web, télécoms (métiers du numérique) »

[Edito]

SONDAGE DU MOIS

(destiné uniquement aux professions IT... merci !)


NOS PARTENAIRES

D-Talents iDirect

   TOUS les PARTENAIRES du MUNCI

COMMENTAIRES - FORUMS

Derniers commentaires sur les articles :

BMO (Besoins en Main d’œuvre) en INFORMATIQUE : « DIFFICULTES de RECRUTEMENT » ne signifie pas forcément « PENURIE » !
par Andy29, le 16 mai
c est exact ! pas que dans le domaine de l informatique. education, emplois publics, etc. Apparemment certains veulent faire croire à une pénurie (...)

[Blog] Les SSII françaises font-elles courir un risque au CIR (Crédit Impôt Recherche)… et à leurs clients ?
par FabulouSSII, le 15 mai
Allons vers les sociétés coopératives et participatives (SCOP) pouvant proposer aujourd’hui des solutions sur-mesure, complètes et réactives à (...)

Exact !
par Frenchtic, le 12 mai
« plus le taux de chômage monte, plus les exigences et les critères demandés dans une offre d’emploi grimpent... » (d’après les experts de Pôle (...)


Derniers sujets sur les forums externes :

Prime de vacances incluse au salaire
par sally101, 17 Mai 2012, 09:30

SSII : combien ont gagné leur dirigeant en 2011 ?
par marius, 16 Mai 2012, 23:08

Syntec : Salaires > PMSS pour les salariés en modalité 2
par nhg633, 16 Mai 2012, 17:12

[VERIMAG / UNIVERSITE GRENOBLE I] Quand l'informatique se brade...à la fac !
par fabgrenoble, 15 Mai 2012, 16:52

Google renforce son lobbing en France
par Regis, 14 Mai 2012, 15:52

MOTS-CLES

1998-2001 : le mythe (récurrent) de la "pénurie" d’informaticiens
Rubrique : DOSSIERS, POSITIONS > Emploi, marché du Travail
Mots-clés : Pénurie d’informaticiens ( ?)
Publié le 28 septembre 2003
Nombre de visiteurs uniques : 4353


Le temps n’est pas si éloigné (1997-2001) où nombre de nos décideurs économiques, analystes, journalistes mais aussi responsable politiques criaient à la "PENURIE DE QUALIFICATIONS" et à la "SURENCHERE SALARIALE" dans notre secteur IT, réclamaient la création massive de nouvelles filières de formation d’informaticiens (voir cette page : Accroître le nombre de professionnels des technologies de l’information) mais aussi l’ouverture des frontières à une immigration qualifiée…etc
Voir cet article LMI de fév.2000 et celui-ci de 01informatique de nov.2000

Puis la demande de prestations IT s’est fortement ralentie à partir de la mi-2001…
Si notre marché du travail s’est inversé, à son tour, aussi rapidement et avec une telle ampleur, c’est peut-être aussi parce que la "pénurie globale" d’informaticiens était davantage un mythe qu’une réalité !
Etonnant tout de même de passer en si peu de temps d’une "pénurie" d’informaticiens…à un tel sureffectif d’informaticiens !!?

La vérité est qu’il n’y a jamais eu de "pénurie globale d’informaticiens" mais toujours un minimum de 15 000 (années 1999-2000) à 23 000 (fin 2001) informaticiens au chômage pendant ces années fastes de (quasi) plein-emploi.
(et même 6000 à 7000 de plus en prenant en compte les techniciens en informatique : voir ce tableau de statistiques sur 1999-2002 sources ANPE)

On pourrait parler de chômage tournant si cela n’avait concerné que les jeunes cadres informaticiens, mais tel n’a pas été le cas  : en effet, parmi ces chômeurs de l’informatique, on trouvait surtout des seniors comme des techniciens débutants (ETAM)…
Il est clair en effet que les informaticiens les plus âgés et les moins diplômés ne se sont pas toujours sentis à leur avantage pendant cette période :

- Le "jeunisme" dans l’informatique et plus précisément dans les SSII (moyenne d’âge : 36 ans) est un problème majeur pour les informaticiens de plus de 40 ans

- Quant au diplôme, de nombreuses SSII et DSI ne regardent pas en dessous de Bac+4, et c’était déjà le cas à cette période (une bonne partie d’entre elles ne recrutent même que des diplômés d’écoles d’ingénieurs en informatique)

En réalité, la "pénurie" d’informaticiens a été surtout ressentie du fait du fonctionnement même des SSII consistant à déposer une annonce à chaque appel d’offre reçu de la part d’un client qui lui-même s’adresse à un nombre important de SSII… mais au final, il n’y a qu’un poste à pourvoir !
En effet, la plupart du temps, les besoins sont immédiats et le recrutement doit se faire rapidement.
Dès lors que le "mouton a 5 pattes" ou "multi-spécialiste" n’est pas trouvé dans les délais escomptés (c’est-à-dire le plus souvent pendant l’appel d’offre du client), le recrutement sera abandonné (comme c’est le cas bien plus souvent dans les SSII par rapport à l’ensemble des sociétés)…et certaines SSII estimeront alors bien entendu le marché en situation de pénurie de compétences voire carrément d’informaticiens !

Voici un certain nombre d’autres éléments attestant du…mythe de la "pénurie globale d’informaticiens" :

- Le Syntec évoquait une "pénurie" de l’ordre de 30 000 informaticiens professionnels…soit environ 5% d’un marché qui en compte 550 000 : un pourcentage tout de même peu significatif !

- Voici un extrait d’une lettre reçue de la part du rapporteur du groupe "besoin en spécialistes" du CSTI (Conseil stratégique des technologies de l’information) en juin 2001 : "…comme vous, à côté des indicateurs objectifs de tension sur le marché (en particulier dans les tableaux de bord de l’APEC), j’ai relevé de nombreux indices opposés  : un taux de chômage important, des salaires peu supérieurs à ceux d’autres cadres, la fin des recrutements exceptionnels pour le passage à l’an 2000 puis à l’euro, un tassement prévisible à moyen terme des besoins des entreprises utilisatrices, etc."

- Le baromètre hebdomadaire des offres et des demandes d’emplois publié par l’APEC stagnait autour d’un rapport moyen de l’ordre de 8 demandes pour 1 offre d’emploi dans l’informatique de gestion.

- Certains grand comptes, membres du CIGREF, reprochaient publiquement aux SSII de créer une pénurie artificielle pour mieux renchérir leurs factures, en pratiquant notamment le "cherry picking", une technique commerciale qui consiste grossièrement à donner la priorité aux contrats à forte marge, au détriment de la fidélisation de clientèle (voir cet article Courrier Cadres (APEC) n°1266, 11 septembre 1998)

- Extrait d’un article de 01informatique de nov.2000 : Comment pallier la pénurie d’informaticiens ?
"Face à ces revendications, Stéphane Amiot, directeur exécutif de la division informatique de Michael Page a formulé une contre-proposition  : " Vous critiquez la sélection des DESS. Mais en tant que chasseur de têtes, je vois que sur huit CV proposés, vous n’acceptez de rencontrer que deux candidats. Je vous demande donc officiellement d’être moins sélectifs. ""

- De surcroît, des études (de l’APEC notamment) ont bien montré qu’il n’y a jamais eu de forte surchauffe salariale globale dans l’informatique ces dernières années et que les salaires des cadres informaticiens sont restés équivalents voire parfois même inférieurs à ceux de leurs homologues cadres (étonnant dans un contexte de prétendue «  pénurie d’informaticiens »…), il n’y a eu d’importantes hausses que pour des profils minoritaires…

Nous pouvons dire à présent que la situation nous a été, certes, globalement favorable pendant ces quelques années (1998-2001) mais nous disons simplement qu’en réalité ce marché du travail était alors pour une fois GLOBALEMENT EQUILIBRE (et nos nombreux entretiens ne finissaient pas tous par un contrat, loin de là  !!) ce qui se traduit par "pénurie d’informaticiens" pour d’autres  : on assistait alors à rien d’autre qu’à la « vive frustration » de nombre de nos recruteurs qui ne pouvaient profiter à ce moment-là de la «  grande flexibilité habituelle » sur leurs recrutements…
Bien que le secteur a connu pendant ces quelques années une situation de (quasi) plein-emploi, il n’y a jamais eu de véritable "pénurie globale" d’informaticiens dans le sens où les offres d’emplois auraient été nettement supérieures aux demandes (ceci il est vrai grâce aux embauches de scientifiques reconvertis à l’informatique).
Mais force est de constater que cette situation exceptionnelle de (quasi) plein-emploi, correspondant à un marché du travail équilibré, n’a pas été du tout du goût d’une grande partie du monde patronal…ce qui est pour le moins inquiétant !
Il suffit de se rappeler les pressions constantes et les discours habituels auprès des pouvoirs publics et des média par le Syntec, le Medef et d’autres grands patrons pour la création massive de nouvelles filières de formation d’informaticiens mais aussi l’ouverture des frontières à une immigration qualifiée…
Bien que, fort heureusement, ces revendications de nos décideurs pour une plus grande flexibilité (à leur avantage) du marché du travail informatique furent peu écoutées, nous payons tout de même aujourd’hui en partie les pots cassés de leurs piètres calculs et prévisions…et de leurs "frustrations" !
Mais ne soyons pas trop "rancuniers" : finalement celui-ci a manqué de peu d’être bien plus "dilué" que ce qu’il est à l’heure actuelle !!!


DES ARTICLES DE PRESSE "DISSIDENTS" POUR L’EPOQUE…

- Les informaticiens jetables (Marianne, 02/03/1998)
- La pénurie d’informaticiens, une escroquerie ? (01 Informatique, le 01/03/2002)
- Que cache le discours sur la pénurie d’informaticiens ? (Ugict CGT fin 2001)
- Fuite des cerveaux (et pénuries de main d’oeuvre) : halte aux manips ! (Le Nouvel Observateur, août 2001)
- La pénurie d’informaticiens…mais quelle pénurie ? (01 Informatique, le 15/06/2001)
- Une pénurie d’informaticiens surestimée (Informatiques Magazine, 25 mai 2001)
- Le paradoxe des laissés-pour-compte de la pénurie (01 Informatique, le 20/04/2001)
- Pénurie d’informaticiens ? Cherchez l’erreur… (01 Informatique, le 16/03/2001)
- Communiqué de la place de marché HitechPro (mars 2001)
- La vraie-fausse pénurie d’informaticiens (Entreprise & carrieres, 2001)
- Une pénurie d`informaticiens moins grave que prévue (01 Informatique, le 10/11/2000)


NOTE MOYENNE DES INTERNAUTES :
Note : 1/5Note : 2/5Note : 3/5Note : 4/5Note : 5/5(5 - 3 votes)


(notez l'article en cliquant sur l'etoile de votre choix puis sur Voter)









Version imprimable de cet article Version PDF de cet article

   


Article suivant : 2001-2003 : explosion (silencieuse) du chômage et des licenciements... abusifs
Vos commentaires

Commenter cet article