C’est ce qui ressort d’une étude récente réalisée par la CCIP (Observatoire de la Formation, de l’emploi et des métiers) : http://www.ccip.fr/upload/pdf/enque...
A la question "depuis le début de l’année, avez-vous rencontré des difficultés de recrutement ?", 58% des entreprises interrogées répondent qu’elles ne rencontrent pas de difficultés de recrutement d’informaticiens (ce qui place les informaticiens après les commerciaux dans les "difficultés de recrutement")
Cette étude vient dont appuyer l’enquête BMO 2006 de l’Unedic qui montre que 58.4% des entreprises françaises ne rencontrent pas de difficultés de recrutement d’informaticiens.
DE PLUS :
L’indicateur semestriel de l’ANPE des tensions sur le marché du travail montre qu’au 2eme semestre 2005, le rapport "offres enregistrées sur demandes enregistrées" est de 0.68 pour l’informatique : si ce chiffre est en hausse, il se situe pour le moment à peine au dessus de la moyenne générale.
Voici d’autres articles pour remettre les pendules à l’heure :
L’informatique n’est pas un secteur connaissant des difficultés de recrutement (Journal Officiel du 03.08.2005)
[Emploi informatique] Ah les belles perspectives du CG du Plan...
Une approche critique des données de l’emploi informatique (et ses nombreuses disparités...)
Malheureusement, beaucoup n’ont visiblement pas appris les leçons du passé (voir 1998-2001 : le mythe (récurrent) de la "pénurie" d’informaticiens et 2001-2003 : explosion (silencieuse) du chômage et des licenciements... abusifs) et reprennent - sans trop forcer côté discernement - l’habituelle rhétorique patronale aux moindres tensions (spécifiques et bien localisées) sur notre marché du travail.
Chacun ayant d’ailleurs ses raisons en effet le mythe des pénuries de main d’oeuvre est un triple fond de commerce :
médiatique
Les médias, en quête de "sensationnalisme", amplifient les réalités : parler de "pénurie de main d’oeuvre" est plus accrocheur.
C’est ainsi, par exemple, qu’on nous martelera qu’il y a 42% d’entreprises qui témoignent de difficultés de recrutements d’informaticiens
mais surement pas que 58% d’entreprises n’en rencontrent aucune.
Le fait d’ailleurs que certaines disent en rencontrer et d’autres non montre bien qu’il y a des critères spécifiques (nature des recrutements, régions concernées
)
patronal
Le monde patronal craint par dessus-tout le plein emploi car il s’oppose à la flexibilité. Un marché du travail "équilibré" est forcément un marché
de pénurie !
politique
C’est une aubaine pour les gouvernements car cela permet de détourner l’attention de l’opinion portée sur le chômage de masse
des gouvernements qui trouvent alors une légitimité à céder aux pressions des lobbies patronaux.






















