Le rapport de l’Igas (Inspection générale des affaires sociales) sur l’Apec vient d’être publié.
Beaucoup des titres du sommaire sont saignants :
Un contrôle limité de la direction générale
Un haut niveau de rémunération
La non conformité de la cotisation forfaitaire perçue par l’APEC
L’absence de mention des activités commerciales dans les statuts
La destination imprécise des financements de la gestion paritaire
L’absence de relations structurées avec l’Etat
L’absence de contrôleur d’Etat auprès de l’APEC
Un consensus longtemps conservateur, sans réelles perspectives stratégiques, écartant toute interférence des pouvoirs publics
Des précisions à apporter au mandat de service public au moyen d’une convention d’application
Un dispositif analytique présentant des qualités techniques mais très largement perfectible dans son application
Un suivi des temps passés incomplet et peu fiable qui fragilise les données de la comptabilité analytique
Le suivi quantitatif de la production est limité
Il n’existe pas d’évaluation externe de la plus-value apportée par l’APEC
Une solidité financière fondée sur d’importantes réserves dont le niveau injustifié doit être réduit
Des coûts informatiques élevés qui doivent être mieux cernés
(…)
Pour le MUNCI, d’autres critiques peuvent également être formulées, parmi lesquelles le manque d’exhaustivité de bon nombre d’études (sur le plan de la méthodologie), qui, malgré leur qualité, s’avèrent insuffisamment représentatives.
Rappelons que la gestion de l’APEC est une gestion paritaire, c’est à dire confiée aux partenaires sociaux (pour le moment les "syndicats historiques", regroupés d’ailleurs en intersyndicale)…
Chaque année, les cadres ne versent au total "que" 20 à 30 euros de cotisations à l’APEC sur leur salaire… on ne va pas non plus s’en offusquer !























