Extrait :
Le Figaro : Tous les économistes sont d’accord sur le fait que le retard de croissance de l’Europe vient de la rigidité de son marché du travail. Vous, vous proposez d’empiéter sur la flexibilité à l’américaine. C’est paradoxal, non ?
Andy Stern : Laissez-moi vous dire au contraire que nous sommes très fiers du système européen et que nous voudrions l’importer aux Etats-Unis. En même temps, nous savons tous que les règles ne sont plus fixées par les pays, comme il y a cinquante ans, mais par les multinationales qui peuvent choisir d’aller en Allemagne, en Inde ou en Chine. Nous voyons en ce moment en Allemagne et en France qu’il est très dur de tenir, par exemple, sur la semaine de 35 heures. Nous cherchons donc à créer des multinationales syndicales. La mobilité du capital et du travail est telle que c’est le seul moyen d’agir.






















