16.7% ? Pourquoi ne suis-je pas étonnée ? Ca prouve au moins que les chefs de projet sont lucides et ont la tête sur les épaules.
Mon expérience en tant que chef et directeur de projet au sein d’une SSII (j’étais passée par 2 editeurs de logiciels sur une période de 10 ans auparavant) a été tout sauf une sinécure.
Les SSIIs ne savent pas faire du projet, elles ne comprennent pas la différence en terme de prise de risque dès lors qu’on fait du forfait.
Donc demeurent des pratiques inhérentes à la régie alors que le risque est bien du côté de la SSII. Par exemple, sur un des forfaits dont j’ai eus à m’occuper l’assistante DRH a fait sélectionner les intervenants sur CV comme si ils allaient travailler en régie !
Autre problème il y a une absence totale de prise de décision du "management" (notez les doubles quotes) pour tout ce qui concerne les problèmes contractuels ou la planification : le "management" préfère attendre et prier en espérant que le problème deviendra obsolète et s’évacuera de lui même ou que le chef de projet, las d’attendre une décision, prendra lui-même le problème en main s’exposant à des risques personnels en outrepassant son mandat.
J’ai vu des abérrations du type : jour ’j’, on gagne un projet au forfait dans lequel Marc l’ingénieur senior joue un rôle central à temps plein ; jour j+1, le même ingénieur commercial qui a signé le forfait de la veille essaie de vendre à nouveau le même ingénieur (Marc) sur une régie ! Sans en parler au chef de projet !
Ajoutez à celà, une perception biaisée de la fonction de chef de projet en SSII à savoir qu’un jour, il est un salarié comme un autre qui n’a aucune influence en terme de management (d’alleurs sont coeff s’arretera à 130 dans la grille Syntec) et qu’un autre jour - en fonction du vent qui tourne - il devriendra le seul responsable de l’échec du projet (pas le commercial qui a accepté des pénalités et de raboter le prix de 20%, pas le directeur d’agence qui a fait trainer la décision ou l’embauche de personnes clef).
Saupoudrez tout cela d’une forte propension à la diabolisation et au licenciement pour faute. Et vous avez alors une carrière merveilleusement courte ou - au choix - des journées vraiment merdiques, des problèmes gastriques et/ou des insomnies (rayez la mention inutile).
Chers collègues chefs de projet, vous avez raison, n’allez pas travailler en SSII. Les SSIIs devraient se contenter de faire de la régie… et encore.
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