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MOTS-CLES

Conseil : la relation se dégrade entre acheteurs et consultants
Rubrique : ACTUS, INFOS > DSI, prestations, relations clients-prestataires > Achats, Relations commerciales
Mots-clés : Réduction des coûts / Référencements, appels d’offre / Relations clients-prestataires
Publié le 21 décembre 2009, mis à jour le 6 février 2012


Syntec Conseil en Management, 24.11.2009 | MAJ 06.02.2012
Article Decision Achats (1ere étude)
Des études de Syntec Conseil en management soulignent les désaccords entre les deux professions, amplifiés par la crise économique.

2eme étude : 06.02.2012

PARIS, 6 février 2012 - Les consultants en management sont de plus en plus mécontents des pratiques des services achats en matière de référencement, de prix et de contrats, selon une étude (1) de Syntec Conseil en management publiée le 27 janvier (par Emmanuel Franck - Entreprise & Carrières)

La pression sur les prix n’en finit plus de dégrader la relation entre les consultants en management et les acheteurs de prestations. Alors qu’en 2008, ils estimaient de concert (61 %) que leurs relations évoluaient positivement, il n’y a plus que 23 % des consultants à le penser aujourd’hui, selon le dernier baromètre des achats de conseil en management de Syntec Conseil en management réalisé fin 2011 auprès de 43 acheteurs et de 60 consultants.

Les acheteurs, eux, sont toujours aussi satisfaits. Du fait d’un rapport de force de plus en plus déséquilibré, les prestataires de conseil en sont réduits à dénoncer le recours des acheteurs au référencement, le primat du tarif et leurs mauvaises manières contractuelles, mais sans vraiment pouvoir changer la donne puisque les sujets de récrimination étaient les mêmes en 2009 lors du précédent baromètre.

Le référencement est de plus en plus pratiqué par les acheteurs (60 %, 10 points de plus qu’en 2009). Cette technique de sélection leur permet, disent-ils, de mieux appréhender un marché où il y a pléthore de prestataires, de travailler dans la durée avec ceux de la short list, de respecter les procédures des marchés publics et, finalement, de gagner du temps. Les consultants y voient au contraire un moyen d’exclure les petits cabinets et de faire baisser leur prix, et un gaspillage de temps et d’énergie. Résultats : 76 % des acheteurs estiment que le référencement améliore leur relation avec les consultants, quand 26 % de ces derniers sont de cet avis.

Même écart s’agissant du critère du prix dans le choix des prestataires, de plus en plus important, selon 61 % des cabinets, contre 37 % des acheteurs. S’il est évident que les uns et les autres ne peuvent que diverger sur ce critère, une certaine convergence apparaît en revanche sur les critères non financiers. Enfin, certains engagements contractuels sont de plus en plus source de tensions, comme l’obligation de résultats, la garantie jusqu’à six mois après la remise de la prestation, ou encore la sélection des CV des consultants en charge de la prestation (attention au prêt de main-d’œuvre, prévient Syntec).

Des pratiques dont l’extension ne tient pas seulement à la crise économique dont profiteraient les acheteurs, mais aussi à une ignorance des prestations de conseil qui les amène à recourir à des contrats initialement conçus pour des prestations informatiques.

(1) Baromètre des achats de conseil en management de Syntec Conseil en management


1ere étude : 24/11/2009

Extraits pertinents :

“Réduction des coûts trop sévère :
Premier sujet de désaccord : la question du prix. « La crise a imposé aux acheteurs des consignes plus sévères en matière de réduction des coûts qui ont malheureusement induit une dégradation de nos relations avec eux », explique Jean-Luc Placet, président de Syntec Conseil en management. En effet, plus de deux consultants sur trois considèrent que le prix pèse pour plus de 50% dans la décision d’achat d’une prestation de conseil. Et un consultant sur quatre lui attribue un poids supérieur à 75%.

Remise en cause du référencement :
Autre source de tensions : la question du référencement qui continue à opposer consultants et acheteurs. En effet, si les premiers remettent en question le bien-fondé d’une telle pratique (60%), les seconds soulignent son intérêt (79%). Ceci étant, l’unanimité des acheteurs en faveur du référencement semble s’effriter, passant de 93% à 79% entre 2008 et 2009. Trois raisons principales expliquent cette remise en question partielle des référencements : la lourdeur administrative des procédures, la nécessité d’oxygéner le panel de fournisseurs et la crainte d’être soupçonné de favoritisme.”

Sur ce dernier point : à lire


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