En 2010, selon l’Apec, 100 992 offres d’emploi de cadres informaticiens ont été diffusées… pour 26 500 recrutements “bruts”… et 4000 créations d’emploi “nettes”. Le rapport entre les créations d’emploi nettes et le nombre d’offres d’emploi diffusées (rien que par l’Apec) est donc de… 1 pour 25 !!!
Aucun autre secteur d’activité ne connait bien évidemment une telle disproportion entre le volume des offres et celui des créations d’emploi.
Cet article se penche plus particulièrement sur la disparité entre les offres d’emploi diffusées et les recrutements “bruts”, ainsi que sur le mensonge des “offres d’emploi non pourvues” de façon générale.
(la disproportion entre les recrutements “bruts” et les créations d’emploi “nettes” s’explique, quant à elle, par le turnover record dans le secteur et fait l’objet d’un autre article : Turnover des cadres : record peu glorieux pour les SSII ! (sources Apec))
SSII : des offres fictives… aux recrutements abandonnés
« Apec : les salaires à l’embauche édition 2010 » (sept. 2010)
Extraits pages 3 et 7 (méthodologie) :
“ Page 3 : (…) Parmi ces offres, celles concernant les fonctions informatiques des SSII ont fait l’objet d’une interrogation spécifique. En effet, les procédures de recrutement des SSII ne permettent pas d’établir de lien formel entre les offres publiées et les recrutements.
Page 7 : L’étude traite de façon distincte les résultats des fonctions informatiques des SSII dans la mesure où, dans ce cas, les offres publiées peuvent être difficilement reliées à des recrutements. ”
SSII, le trompe l’oeil de "l’effet pénurie" (étude Apec) (août 2006)
Extrait :
“ Le dynamisme du recrutement de cadres dans le secteur des SSII cache une image contrastée de la réalité d’une offre pléthorique mais pas forcément satisfaisante pour les candidats. Bienvenue dans un monde où les offres d’emploi servent souvent à communiquer et où le recrutement lui-même ne correspond pas forcément à un besoin immédiat…
La caractéristique du monde des SSII tient au fait que la majorité des offres est en réalité utilisée à d’autres fins que de pourvoir dans un délai relativement proche un poste clairement défini, les offres d’emploi proposés sur le marché étant toujours très supérieures au nombre d’embauches finalement réalisées.
Explication : prestataires de services évoluant dans un environnement ultra concurrentiel, les SSII sont souvent dans l’obligation d’anticiper des montées en charge de recrutement avant même d’être certaines de décrocher un contrat… ”
Informatique : beaucoup d’offres mais un faible taux de recrutements (étude Apec) (juillet 2005)
Extrait :
“ En premier lieu, ce secteur se distingue par un taux de recrutement particulièrement bas : à peine un poste sur deux se concrétise par un recrutement, quand la moyenne est de 6 sur 10. Mais surtout, les recrutements non aboutis au moment de l’interrogation le sont plus souvent que la moyenne par abandon et non par une procédure qui dure (items « le poste n’a pas été pourvu » et « le recrutement est toujours en cours »).
Cette dernière situation pourrait être l’indice de difficultés de recrutement. Cette hypothèse est à écarter, puisque ce qui distingue fortement cette activité, c’est la forte proportion de postes définitivement non pourvus. En effet, alors qu’en moyenne 1 recrutement sur 10 a été définitivement abandonné au moment de l’interrogation, dans ce secteur, la proportion est plus proche de 2 sur 10.
Quant aux raisons de ces abandons, il s’agit essentiellement de postes « ne correspondant plus à un besoin » ou de « raisons économiques ou budgétaires ». On est donc en présence de pratiques de recrutement propres à ce secteur, et plus particulièrement à certaines SSII. En effet, dans le cadre de réponses à des appels d’offre, elles peuvent être amenées à anticiper leurs besoins, quitte à abandonner le recrutement si elles n’obtiennent pas le contrat de prestation.
De plus, certaines SSII publient des annonces pour se constituer un vivier de candidats en vue de prestations futures. Un recruteur l’a résumé ainsi : « (…) on recherche des profils pour anticiper les besoins clients, pas forcément pour des postes précis. On a un cheminement qui est totalement inverse au recrutement habituel. » ”
"Entre chômage et difficultés de recrutement : se souvenir pour prévoir" (Rapport CG du Plan, dec. 2001)
Extraits pages 47 à 54 : Gestion prévisionnelle de l’emploi dans l’informatique
“ Croissance des emplois, croissance des recrutements, croissance des offres, ces trois tendances ne sont homogènes qu’en apparence, les emplois n’augmentant que très relativement par rapport aux flux des offres et des recrutements. Ce décalage s’explique de plusieurs manières :
. un fort turn-over des informaticiens. Les passages d’une entreprise à l’autre n’entraînent pas de création nette d’emplois ;
. une demande importante des SSII, qui font prioritairement appel à des jeunes diplômés et des jeunes cadres, alors que leurs cadres plus anciens pratiquent une forte mobilité. Est-ce par nécessité ou par défaut qu’elles privilégient de tels profils ? La question est ouverte dans la mesure où elles pointent les phénomènes de pénurie sur les postes de cadres expérimentés et estiment leurs "chefs de projet" souvent trop jeunes pour ces postes. ”
Voici les principales raisons qui expliquent ce fort décalage entre le sur-nombre d’offres d’emplois et le nombre de recrutement finalement réalisés :
sourcing permanent de candidats (CVthèques) : la plupart des SSII recrutent sur mission (moins vrai en cas de fortes tensions sur le marché où les recrutements se font alors davantage sur profil, tout au moins dans les grandes SSII), elles anticipent leurs futurs contrats en recevant les candidats à l’avance et en stockant leurs CV…
offres démultipliées par les SSII dans la perspective d’un contrat de prestation ou en réponse à l’appel d’offre d’un client : il s’en suit un abandon des recrutements par tous les prestataires non retenus par le client…
offres utilisées à des fins marketing et de surveillance du marché : elles sont porteuses de bonne image pour la société tant auprès des (futurs) candidats que des clients potentiels, elles permettent également de suivre le marché à travers les candidats reçus en entretien…
Signalons également « l’espionnage économique » : des commerciaux se servent des entretiens de recrutements pour soutirer à des candidats bien ciblés des informations sur leurs anciens clients ou employeurs.
Tout ceci est rendu possible par le fait que les SSII recourent massivement à des assistant(e)s de recrutement stagiaires et prennent régulièrement des packages d’abonnements (bi)annuels aux jobboards (les sites de recrutement). Or, il faut bien consommer le stock d’offres d’emploi sur la période d’abonnement souscrite…
Lire à ce sujet : Sites d’emploi, et de missions pour freelance, en informatique... la "foire aux bestiaux" n’en finit plus de s’agrandir !
Illégalité des "recrutements bidons"
L’article L5331-3 du code du travail interdit : « de faire publier dans un journal, revue ou écrit périodique ou de diffuser par tout autre moyen de communication accessible au public une insertion d’offres d’emploi ou d’offres de travaux à domicile comportant des allégations fausses ou susceptibles d’induire en erreur et portant en particulier sur un ou plusieurs éléments suivants : 1° L’existence, le caractère effectivement disponible, l’origine, la nature et la description de l’emploi ou du travail à domicile offert ; 2° La rémunération et les avantages annexes proposés ; 3° Le lieu du travail. »
Ainsi, une offre qui ne correspond pas à un poste précis et disponible est tout simplement illégale…
C’est là pourtant le fonctionnement ultra-courant des SSII : faire passer des entretiens dans le cadre du sourcing de candidats (cf. ci-dessus), pour une hypothétique embauche ultérieure lorsqu’une mission se présentera…
Les "offres bidons" des SSII se reconnaissent généralement à leur caractère vague et imprécis : recherche de plusieurs profils identiques dans la même annonce, de compétences en vogue, annonces mal remplies… c’est à dire tout le contraire des annonces hyper-spécialisées où les SSII recherchent des moutons à 5 pattes pour des missions bien précises !
Voir également les autres types d’interdictions : TITRE III : DIFFUSION ET PUBLICITÉ DES OFFRES ET DEMANDES D’EMPLOI
Dans ce cas, l’inspection du travail peut être saisie par le candidat. La DGCCRF peut également être saisie en vertu de l’article L5333-1 du code du travail mais son pouvoir est limité car ses agents sont habilités seulement à constater des infractions et ne peuvent exiger la communication de certains éléments propres à justifier les allégations formulées qu’en s’adressant au directeur de publication de l’annonce qui n’est lui-même que le canal de recrutement…
Offres d’emploi non pourvues et emplois vacants
Il s’agit de bien différencier la mesure des offres d’emplois non pourvues (ou non satisfaites) de celle des emplois vacants.
Les offres d’emploi non pourvues englobent notamment les offres d’emplois… retirées par l’employeur et qui ne débouchent pas sur un recrutement ! Or quand on sait que ces dernières sont particulièrement nombreuses en SSII (cf. rubrique ci-dessus : "SSII : des offres fictives… aux recrutements abandonnés"), on ne doit pas s’étonner du surnombre fictif d’offres d’emploi non pourvues dans l’informatique !
Quant aux "emplois vacants", cela ne signifie absolument pas qu’ils sont difficiles à pourvoir ! Pour ne pas se laisser induire en erreur par les affabulations habituelles de nos dirigeants politiques et économiques sur ce sujet, nous invitons les journalistes à se rapprocher de la direction des études de Pôle-emploi (ex. Jean Louis Zanda : jl.zanda pole-emploi.fr) qui pourra leur expliquer les nuances sur la question…
En ce qui concerne les offres d’emplois non pourvues :
Le fantasme des offres d’emploi non pourvues (Le Figaro)
“ Pôle emploi a collecté 3,23 millions d’offres d’emploi en 2010 (la moyenne tourne autour de 3 millions, bon an mal an) et en a satisfait 2,83 millions. Soit 87,6%, taux relativement stable dans le temps. La différence (400 000) n’a donc pas été pourvue… par Pôle emploi. Marie-Claire Carrère-Gée, la patronne du COE, plaide d’ailleurs pour qu’une analyse fine des raisons pour lesquelles les offres ne sont pas pourvues soit réalisée et publiée. "On pourrait ainsi faire la part des choses entre les offres qui ne trouvent pas preneurs de celles qui ne peuvent pas trouver preneurs du fait de conditions d’embauche farfelues ou de celles qui trouvent preneurs sans que Pôle emploi en soit informé", explique-t-elle. ”
Offres d’emploi non pourvues : une manipulation pour faire culpabiliser les chômeurs (L’Humanité, 8 décembre 2005)
“ « À l’époque de Fillon, la direction générale de l’ANPE avait diligenté une enquête interne et abouti au résultat de 180 000 offres non pourvues par an », tempère Christophe Moreau, secrétaire départemental du SNU ANPE dans les Hauts-de-Seine.
Un article du Monde expliquait à l’époque que le ministère du Travail avait relevé 120 000 offres d’emploi non pourvues à l’ANPE, et l’avait multiplié par 2,5 en tenant compte du fait que l’ANPE ne canalise que 40 % des offres du marché du travail, pour arriver à 300 000. Une extrapolation très contestable.
(…)
Plusieurs combines existent pour gonfler les statistiques : une même demande d’un employeur peut apparaître sous plusieurs formes s’il passe par une ou plusieurs agences d’intérim, la chambre des métiers, l’ANPE elle-même. Une même offre, si elle n’est pas satisfaite à temps, peut être annulée puis reformulée plusieurs fois. Un employeur qui fait tourner des CDD sur un même poste va déposer plusieurs offres dans l’année. Or, 30 % des offres seulement concernent des contrats à durée indéterminée. Les 3 millions d’offres correspondent donc à beaucoup moins de postes de travail réels, et encore moins de créations d’emplois. En 2004, l’INSEE a relevé un solde de 17 200 créations dans l’année !
(…)
« Les offres qui ne sont pas satisfaites sont très rares, et quand cela arrive, c’est que les conditions de travail et les salaires ne sont pas acceptables », témoignent des conseillers ANPE d’Île-de-France. ”
EN RÉSUMÉ :
La plupart des offres non pourvues correspondent en réalité au chômage frictionnel : c’est un phénomène de régulation du marché de l’emploi entre l’offre et la demande (qui considère qu’il faut en moyenne un mois et demi pour qu’une offre d’emploi trouve preneur)
La même offre d’un employeur apparaît parfois plusieurs fois à travers plusieurs intermédiaires de recrutement, de même un employeur qui fait tourner des CDD sur un même poste va déposer plusieurs offres dans l’année
Les offres qui ne trouvent pas preneurs s’expliquent aussi par des conditions d’embauche parfois farfelues, tandis que d’autres ont trouvé preneurs… sans que Pôle emploi en soit informé.
Les offres d’emploi non satisfaites ne sont en fait pas très nombreuses et ne concernent essentiellement que des métiers alliant conditions de travail difficiles et bas salaires, ou bien secondairement des recherches de spécialistes ou de compétences rares
En ce qui concerne les emplois vacants :
La mesure des postes à pourvoir (Min. du Travail)
“ Souvent assimilés aux offres d’emplois non pourvues ou non satisfaites ou bien encore aux emplois vacants, les postes à pourvoir ne sont pas aisés à définir. Actuellement, il existe deux façons de les appréhender.
• La première consiste à interroger directement les entreprises sur leur nombre de postes à pourvoir, à une date donnée, au sens défini par Eurostat. La Dares produit ces statistiques à partir de l’enquête sur l’Activité et Condition de la Main d’Œuvre (Acemo).
Eurostat définit les « job vacancies »(*) comme des « postes libres ou encore occupés pour le pourvoi duquel l’employeur entreprend des démarches actives de recherche d’un candidat en dehors de l’entreprise ». Les recrutements internes ne sont pas comptabilisés.
• La seconde s’appuie sur le recensement des offres d’emplois déposées à Pôle emploi. Chaque mois, Pôle emploi collecte des offres d’emploi auprès des entreprises qui donnent lieu à la production de quatre types d’indicateurs :
. les flux d’offres enregistrées (ou collectées) au cours du mois, i.e. les offres déposées par les employeurs à Pôle emploi ;
.les flux d’offres satisfaites, i.e. les offres sorties au cours du mois en raison d’une embauche (par l’intermédiaire de Pôle emploi ou non) ;
.les flux d’offres annulées, i.e. les offres retirées par l’employeur au cours du mois car le projet de recrutement a été annulé, repoussé ou l’employeur a recruté en interne ;
.le stock d’offres d’emploi en fin de mois (OEFM), i.e. les offres toujours présentes dans la base à la fin du mois.
Pôle emploi et la Dares mettent essentiellement en avant dans leurs publications les indicateurs relatifs aux flux d’offres (offres enregistrées ou collectées, offres satisfaites et, dans une moindre mesure, offres annulées). En effet, l’indicateur de stock d’offres d’emploi en fin de mois (OEFM) est assez fragile car seule une partie des offres d’emploi transitent par Pôle emploi et certaines offres peuvent présenter une date de prise de fonction très ancienne laissant penser qu’elles ne font plus l’objet de recherche active.
Les deux approches des postes à pourvoir sont de nature totalement différentes (nombre d’emploi à pouvoir à une date donnée issue de déclarations d’entreprises / flux d’offres déposés au cours d’un mois à Pôle emploi) et ne sont donc pas directement comparables. ”
C’est quoi, des « emplois vacants » ? (Actuchomage, 05.2011)
“ L’enquête ACEMO ("Activité et conditions d’emploi de la main-d’œuvre" : enquête trimestrielle réalisée par la DARES visant à mesurer l’évolution conjoncturelle de l’emploi salarié en termes de rémunération et de durée hebdomadaire de travail dans le secteur concurrentiel hors agriculture, menée auprès d’environ 34.000 établissements de 10 salariés ou plus en France métropolitaine) est mobilisée pour alimenter l’enquête européenne de mesure des « emplois vacants » ou « jobs vacancy » menée par Eurostat. Or, dans la définition d’Eurostat, un « emploi vacant » est un poste libre ou encore occupé pour lequel l’employeur entreprend des démarches actives de recherche de candidats.
Si la notion d’« emplois vacants » — qu’on assimile à tort aux « offres d’emploi non pourvues » — est présentée comme le pendant du chômeur dont les démarches actives de recherche sont précisément définies et exigées, il n’en est rien pour les employeurs qui auraient des postes à proposer… Puisque la notion d’« emplois vacants » selon Eurostat relève des démarches actives des employeurs dans leur recherche de candidats afin de les pourvoir, en toute logique, elle ne peut être rapprochée d’un refus des chômeurs de travailler.
(…) ”
Chômage et emplois vacants : démagogie, manipulations statistiques et idéologies (Réseau ACDC 06.2011)
“4,3 millions de personnes inscrites à Pôle Emploi et tenues de faire des « actes positifs de recherche », environ 400.000 offres dites « insatisfaites » selon Pôle Emploi et 150.000 « emplois vacants » estimés à partir de l’enquête Acemo du Ministère du travail.
La note publiée aujourd’hui par le collectif ACDC montre d’abord que le taux d’emplois vacants est très faible en France, de 0,4%, bien inférieur à la moyenne européenne (1,5%), selon les données d’enquête régulièrement publiées par l’institut statistique européen Eurostat.
L’analyse montre également que, pour les données d’origine administrative collectées par Pôle Emploi, il peut y avoir un fossé entre offre d’emploi affichée et emploi vacant. Dans ces conditions, les chiffres avancés par le gouvernement sont très certainement surestimés.
Enfin, la notion d’offre d’emploi « non satisfaite » n’a guère de consistance, tant sur le plan conceptuel que statistique. L’existence, à un moment donné, d’emplois vacants ne fait que traduire le fonctionnement normal du marché du travail et, notamment, le délai qui existe entre la publication d’une offre d’emploi et le moment où elle est pourvue. En résumé, la notion d’emplois vacants ne peut être rapprochée d’un refus des chômeurs de travailler.
La réalité vécue par un nombre croissant de chômeurs reste bien plus sombre. Faute d’emplois convenables, de plus en plus de chômeurs sont poussés à accepter faute de mieux de petits boulots, aux conditions de travail précaires et mal rémunérés. Aujourd’hui, parmi la population des demandeurs d’emploi indemnisables, 35% d’entre eux sont dans cette situation. Ce pourcentage était inférieur à 10% au début des années 1990. Le développement de cette catégorie de « chômeur-travailleur » réfute l’idée d’un chômage volontaire et révèle la dégradation de la qualité des emplois proposés par les employeurs. ”
Les emplois « vacants » : étude du CEE (Yannick Fondeur, CEE-Tepp et Jean-Louis Zanda, Pôle Emploi, avril 2009)
“ Souvent confondus avec les « offres d’emploi non pourvues ou non satisfaites », les « emplois vacants » sont régulièrement mis en regard du nombre de chômeurs et assimilés, abusivement, à des recrutements difficiles. Que recouvre réellement cette notion ? Quels en sont les instruments actuels de mesure statistique ? Quelles relations entretient-elle avec les difficultés de recrutement et le chômage ? C’est d’abord à ces questions qu’il s’agit de répondre ici. Sont ensuite esquissées des pistes de réflexion sur la manière dont il conviendrait de construire le concept de vacance d’emploi, en miroir de celui de chômeur au sens du BIT, et sur l’intérêt d’une analyse du « halo » autour dudit concept. ”
PS :






















