Un dossier emploi sur les prévisions de recrutements 2008 a été publié dans le 01informatique du 06.12.2007.
A la page 49 figure une itw du président du Munci, ainsi que de M. Donzeaud, président du département social, emploi et formation du Syntec.
Voici quelques précisions et correctifs à apporter suite à notre itw :
A propos des créations nettes d’emplois :
Le Syntec Informatique parle de 20 000 créations nettes en 2007 et 15000 à 20000 en 2008.
Pour le moment, le MUNCI s’en tient aux chiffres fournis par l’Assedic qui font état d’une évolution sensiblement différente (voir point N°2 dans l’article Secteur « Activités Informatiques » : évolution des effectifs et du nombre d’entreprises).
A propos du caractère cyclique de l’activité de la branche Logiciels & Services informatiques (L&S) :
Voir ce graphique.
A propos de l’impact de la crise du subprime sur les SSII :
Il y a désormais des signes certains du ralentissement du nombre de projets dans les grandes banques.
Voir SSII : début d’inquiétude pour 2008 et ce débat sur nos forums de discussion.
Voir aussi : Possible récession des dépenses informatiques en 2008
A propos du chiffre communiqué de "12000 à 14000 informaticiens étrangers ayant obtenu une carte de séjour entre 2001 et 2004" :
Il s’agit d’une estimation provenant de plusieurs sources (dont l’étude "Immigration, marché du travail, intégration du Commissariat Général du Plan, octobre 2002)" entre 1997 et 2004 (et non pas 2001 à 2004 comme indiqué dans l’article) qui ne prend en compte que la délivrance des titres de séjour permanents.
Il faut y ajouter les cartes de séjour provisoires (autorisations de travail pour des missions pouvant aller jusqu’à 18 mois) des informaticiens étrangers détachés en France depuis des SSII ou filiales étrangères, dont le volume est certainement comparable à celui des cartes de séjour permanentes.
Voir notre article Immigration professionnelle : l’onshore en France...ou le dumping social en informatique (attention
article écrit en janvier 2005).
A elle seule, il est évident que cette immigration ne peut être tenue pour responsable du TRIPLEMENT des informaticiens au chômage entre 2001 et 2004. Néanmoins elle y a contribué et illustre surtout la totale irresponsabilité des pouvoirs publics (gouvernements, préfets et directions du travail) en matière d’emploi et d’immigration, alors que la crise avait commencé mi-2001 dans notre secteur
et qu’il avait fallu attendre début 2004 (soit la fin de la crise !) pour qu’une nouvelle circulaire du ministère du travail vienne opposer à nouveau la situation de l’emploi aux informaticiens étrangers (ce qui du reste n’a pas été respecté par tous les préfets).
A l’heure où le gouvernement a décidé d’ouvrir à nouveau les frontières aux informaticiens étrangers (avec des quotas particulièrement élevés), la question est surtout de savoir si nous sommes pas précisément en train de revivre la même situation que celle des années 2000 à 2004
réponse dans les deux ou trois années à venir.
Concernant le nombre d’emplois offshorisés :
Nous renvoyons les lecteurs à nos COMMENTAIRES en 2eme partie de l’article Etude Syntec : situation actuelle et développement de l’offshore dans les services informatiques en France.
La citation exacte, dans l’article de 01informatique, est :
"Que ces informaticiens adressent les besoins du marché FRANCAIS (et non pas du marché "local" car dans ce cas il ne s’agit pas d’offshore) ou des comptes étrangers, cela ne change rien".
En effet, les entreprises françaises qui délocalisent leur production dans les pays à bas coût vendent cette production dans le monde entier et pas seulement en France, or il s’agit bien d’emplois délocalisés !
Ceci est la principale différence avec la définition de l’offshore selon le Syntec.
Autre différence importante : l’estimation en terme d’emplois impactés par l’offshore résulte le plus souvent d’une conversion en emplois français du CA réalisé en offshore par les SSII. Cette mesure indirecte n’est en aucun cas notre vision étant donné les différentiels de coûts !
Concernant la désaffection des études scientifiques :
Voir La désaffection des études scientifiques et le papy-boom ne concernent pas l’informatique.






















