Commentaires MUNCI :
Cette concentration excessivement lente du secteur est d’abord le signe du conservatisme de ses dirigeants
Le secteur souffre en effet d’un sur-nombre de petites entreprises (non spécialisées) et d’un sous-nombre de grandes et moyennes sociétés : cette situation freine les possibilités de meilleurs politiques RH, rémunérations, évolutions de carrière et avantages sociaux au sein des sociétés, mais aussi la capacité à remporter les grands appels d’offre internationaux (et ce, de plus en plus souvent, au profit des grandes SSII étrangères, notamment indiennes).
Elle est exacerbée par la multiplication des filiales dans les groupes et le blocage des effectifs dans les petites sociétés pour éviter les effets de seuil (et donc les "contraintes sociales" ).
Elle condamne les petits acteurs à de la sous-traitance en cascade (les pressions sur les prix exercées par les clients entrainent une forte érosion des marges, donc des salaires).
Elle encourage mécaniquement le turnover, participe au déficit d’attractivité de notre secteur et de nos métiers.
Dans la plupart des pays européens et anglo-saxons, au contraire, le modèle des services informatiques repose, d’une part, sur l’existence d’un nombre plus important de grandes et moyennes SSII travaillant au forfait et apportant une valeur ajoutée ainsi qu’une GRH plus ambitieuses, d’autre part sur un pourcentage de freelance beaucoup plus élevé travaillant essentiellement en mode régie.






















