Commentaires MUNCI :
Article intéressant de Corinne Zerbib qui décrit de manière assez complète la situation de notre secteur sur le front de l’emploi autour de 4 chiffres :
48 000 informaticiens demandeurs d’emploi fin 2003
2 340 emplois de cadres informaticiens supplémentaires en 2003 d’après l’APEC (chiffre à relativiser fortement avec celui des
8 000 demandeurs d’emplois supplémentaires en informatique au cours de la même période !)
200M d’€ : chiffre du marché de l’offshore en 2003 (uniquement sur le plan commercial donc hors externalisations internes à nos SSII, voir à ce sujet notre article Offshore et emploi : réalités, chiffres et perspectives)
Avec ce commentaire de E.de Maulde, directrice associée du cabinet PAC : "ce chiffre n’est pas encore significatif mais il est indéniable qu’un mouvement structurel dans ce sens est largement amorcé"
Entre 26 000 et 28 000 recrutements de cadres informaticiens prévus pour 2004 d’après l’APEC.
Il est important de s’arrêter sur ce dernier chiffre et de le comparer à d’autres :
Environ 20 000 jeunes diplômés en informatique qui arrivent chaque année sur le marché du travail
Environ 500 départs en retraite d’informaticiens chaque année (prévision de 5 600 seulement, au total, d’ici 2010
)
Et 48 000 informaticiens au chômage
Un calcul simple nous apprend donc que dans le meilleur des cas, il restera toujours au moins 40 000 informaticiens au chômage d’ici la fin 2004 !
Et encore ni l’APEC ni notre petit calcul ne tiennent compte de l’impact de l’offshore sur notre marché du travail ! Le MUNCI estime à 10 000-15 000 "pertes d’emplois" le coût social de l’offshore sur notre marché du travail d’ici fin 2004 (chiffre repris dans l’article de C.Zerbib)
A lire : Vision du Marché IT par J.F. Perret
Logiciels et services informatiques - Mars 2004 Où est la reprise sur le marché du logiciel et des services informatiques ? Telle est la question posée en cette fin de trimestre. Après les signes encourageants du 4ème trimestre 2003, les SSII et éditeurs avaient abordés 2004 avec optimisme. Mais Janvier a été "calme", ce qui n’avait rien de surprenant compte tenu des cycles de nombreuses entreprises et administrations ; Février n’a malheureusement pas confirmé la reprise de la demande constatée précédemment, particulièrement dans le domaine des services : si les portefeuilles de propositions sont pleins, par contre, les signatures de projets se font attendre. En infogérance, l’année 2003 a été quelque peu décevante, en termes de facturation. 2004 s’annonce meilleure, mais les signatures tardent, et les prix sont tirés La situation semble meilleure chez les éditeurs de logiciels et dans les services en informatique scientifique / technique / industrielle. À quelques jours de l’annonce par Syntec Informatique des résultats 2003 et des perspectives 2004, l’atmosphère reste morose






















