MAJ 24.08.2009 : L’été 2009 cruel pour l’emploi des cadres de l’informatique (ZDNet)
Les offres de cadres en informatique de gestion chutent de 115% sur un an, de 63,9% dans l’informatique industrielle, de 71,9% en exploitation et maintenance, et de 76,5% dans les systèmes et réseaux.
01.07.2009 :
Dans une conjoncture déjà bien sombre, les dernières prévisions de l’Apec sur l’emploi des cadres font l’effet d’une douche froide. S’alignant sur les scénarios de prévision de l’Union Européenne, l’association pour l’emploi des cadres estime que le nombre d’embauches devrait chuter cette année de près de 35 000 postes par rapport à 2008. Et, surtout, qu’il n’y aura aucune amélioration en matière de recrutements avant 2013.
Le nombre d’annonces dans l’informatique chute plus vite que la moyenne : alors que l’Apec note une décrue de 31 % du nombre d’annonces d’emploi cadres publiées sur la période janvier-mai 2009 (par rapport à la même époque en 2008), le reflux atteint 37,4 % pour l’informatique. Soit la deuxième catégorie la plus affectée, derrière les services techniques.
Surtout, l’informatique vit un retournement plus que brutal. Sur la période 2004 - 2008, la profession a en effet connu une progression moyenne des offres d’emploi publiées de 31,7 % !
Nous ne sommes pas surpris de ce dégonflement rapide de la BULLE des offres d’emploi en informatique, tant il est vrai que celles-ci connaissent un surnombre totalement FICTIF en périodes fastes (packages d’abonnements (bi)annuels aux jobboards, offres utilisées à des fins commerciales porteuses de bonne image pour la société, stockage de CV, offres diffusées dans la perspective d’un contrat de prestation puis annulées par les prestataires non retenus dans l’appel d’offres
etc).
A lire à ce sujet :
Informatique : beaucoup d’offres mais un faible taux de recrutements (étude Apec)
SSII, le trompe l’oeil de "l’effet pénurie" (étude Apec)
C’est pourtant sur les volumes d’offre d’emploi que s’appuie principalement le gouvernement pour établir les listes de "métiers en tension" ouverts à l’immigration économique
En ce qui concerne le réajustement des prévisions de l’Apec, nous avions annoncé, en février dernier, l’absurdité des prévisions de l’époque pour le secteur informatique, voir notre dossier : Apec Panel entreprises 2009 : des constats « déroutants » pour l’emploi informatique !.
Enfin, les informaticiens apprécieront ces extraits de l’étude ( ) :
“En dépit de cette forte baisse du volume des offres d’emploi diffusées par les entreprises et celle des recrutements effectivement réalisés, les entreprises et les recruteurs continuent à rencontrer des difficultés pour pourvoir certains postes cadres. Ainsi, d’après la dernière enquête Apec de suivi des offres, trois à six mois après la parution de l’offre,
65% des recrutements sont jugés plutôt difficiles, voire très difficiles par les recruteurs.
La raréfaction de candidats est l’élément explicatif le plus récurrent, principalement pour des profils pointus. C’est le cas de l’Informatique, de la Construction et du Tertiaire (principalement Banque et Assurance).
Les professionnels sont aussi en majorité en poste, ce qui conduit souvent à une surenchère sur les salaires, problème que les recruteurs sont nombreux à évoquer.
Le manque de mobilité géographique participe aussi aux difficultés de « sourcing ». Enfin les recruteurs évoquent une adéquation insuffisante des candidatures en raison des spécificités techniques requises dans
les postes à pourvoir.”























