Le rapport de l’ITAA (état par état américain) :
http://www.itaa.org/itserv/docs/rep...
Communiqué de presse :
http://cl02.cyperus.fr/cyperusfr/FR...
Commentaires MUNCI :
"Ainsi, en 2008, la même étude prévoit que 317 000 emplois seront alors créés aux Etats-Unis grâce à la réduction des coûts et aux gains de productivité apportés par la délocalisation offshore (
)
=> Cet argument économique qui consiste à établir un lien mécanique entre la réduction des coûts ou l’augmentation de la productivité et la création d’emplois ne fait pas du tout l’unanimité chez les économistes
En effet, c’est la croissance de l’activité et la création d’entreprises qui créent de l’emploi. L’augmentation des profits due à la réduction des coûts sert plus souvent la croissance externe et celle des dividendes boursiers
que celle de l’emploi.
Dans certains secteurs tels que le luxe par exemple, les marges sont extrêmement élevées et les entreprises génèrent un cash considérable, ce n’est pas pour autant que la création d’emplois y est plus forte qu’ailleurs
Bien évidemment, les emplois créés ne le sont pas forcément dans le secteur informatique. Le problème du devenir professionnel des informaticiens reste donc entier"
=> D’abord il ne doit faire aucun doute qu’il n’y a aucune création d’emplois d’informaticiens avec l’offshore car au mieux seuls certains postes non délocalisables tels que ceux de chefs de projets ou qualiticiens sont simplement maintenus pour être affectés sur des projets en offshore.
Ensuite il est plutôt illogique de penser que des postes d’informaticiens peuvent être créés hors projets offshore alors que ceux-ci visent justement à se dérober au coût du travail des informaticiens, qui comme chacun sait est faramineux
Le problème reste donc entier pour des dizaines de miliers de jeunes informaticiens qualifiés dont l’emploi est menacé par l’offshore, qu’ils soient ou non au chômage.
"D’autre part, il ne faut pas oublier que l’étude a été commandée par une association qui regroupe des fournisseurs informatiques, lesquels ont tout intérêt à promouvoir une pratique qui leur permet d’améliorer leurs marges. Il s’agit en somme d’un plaidoyer pro domo qui incite à prendre les résultats de cette étude avec de longues pincettes."
=> Cette pratique qui consiste à "orienter" des études selon des objectifs bien précis est tout ce qu’il y a de plus classique outre-atlantique (à rapprocher notamment de ces scandales autour de certaines "prévisions" d’analystes financiers)
A lire l’approche critique de Silicon :
http://www.silicon.fr/click.asp?id=4552






















