COMMENTAIRES MUNCI :
Cet accord va évidemment dans le bon sens mais demeure insuffisant pour lutter efficacement contre les discriminations à l’embauche.
D’abord parce qu’il ne concerne qu’une partie des canaux de recrutements.
Pour cette raison, le MUNCI demande à tous les grands sites de recrutements de notre secteur de respecter à leur tour le texte de la Halde.
Le secteur informatique est tout particulièrement concerné par la discrimination à l’embauche sur le critère d’âge. Les recruteurs et offres d’emploi présentant des critères discriminatoires sont fréquemment dénoncés depuis notre forum Spécial : Recruteurs
bidons ?.
Ensuite parce que si la discrimination ne se fait plus sur les offres d’emploi, elle pourra continuer à se faire sur le CV comme pendant l’entretien de recrutement.
A la page 7 de notre Document de position, paragraphe "Lutte contre les discriminations (généralités)", le MUNCI a donc fait les propositions suivantes :
Constats : Des progrès récents grâce à la HALDE mais encore insuffisants (la loi du 16 novembre 2001 relative à la lutte contre les discriminations manque de précisions).
La France devrait s’inspirer des lois anti-discriminatoires en vigueur aux Etats-Unis qui interdisent formellement aux employeurs de recruter les candidats sur des motifs relevant de leur situation personnelle (ex. il est interdit de demander l’âge d’un candidat ou sa date de naissance au cours d’un entretien !).
Prop5 : Interdiction de mentionner tout critère de discrimination (âge, sexe, origine, situation familiale
etc) dans les offres d’emploi et de recueillir ce type d’information lors d’un entretien de recrutement
+ Promouvoir toutes les techniques de lutte contre les discriminations : CV anonyme avec mise en place de registres de candidature et
d’entretien d’embauche
Prop6 : Sanction possible des entreprises refusant trop souvent les candidats proposés par l’Anpe ou l’Apec sans raison valable (notamment les demandeurs d’emplois de longue durée).






















