Demandeurs d’emploi en informatique/télécoms fin-2011 (derniers chiffres Dares/Pôle-emploi, onglet Métier_V3_ABC / colonne "systèmes d’information et de communication") :
Cat. ABC : 32 200 (32 700 fin 2010)
… soit -500 demandeurs d’emploi toutes cat. (ABC) en 2011 (-1.5%)
Cat. A : 25 900 (26 300 fin 2010)
… soit -400 demandeurs d’emploi cat. A en 2011 (-1.2%)
=> Légère baisse du chômage des informaticiens en 2011… à comparer avec la hausse de +5,6% du chômage en France sur l’ensemble du marché du travail.
Les chiffres de l’année 2010 étaient toutefois meilleurs avec -1000 demandeurs d’emploi cat. ABC (-3%) et -1400 demandeurs d’emploi cat. A (-5%) en informatique/télécoms.
Taux de chômage de la profession : entre 4,9% (cat. A) et 6% (cat. ABC)
(sur la base de 533 000 salariés et demandeurs d’emploi en informatique/télécoms, sources Insee 3eme trim. 2011 : voir page 7 de ce pdf)
Selon la Dares (cf. page 7 de ce pdf), le taux de chômage moyen en 2011 chez les informaticiens était même de 7%, avec de fortes disparités entre les ingénieurs informaticiens (taux de chômage de 4%) et les techniciens supérieurs en informatique (taux de chômage de 11%).
Il était supérieur à celui d’autres domaines professionnels tels que les métiers de la Bancassurance, Etudes et recherche, Électricité et électronique, Ingénieurs et cadres de l’industrie (cf. page 5 du même pdf) qui se plaignent pourtant moins souvent des "difficultés de recrutement" que les employeurs du numérique !
=> Si le marché de l’emploi informatique n’est pas en situation de plein emploi, le taux de chômage dans la profession est toutefois nettement plus faible que le taux de chômage moyen en France qui se situe, lui, à 9.3%.
De plus, au 31 décembre 2010, selon les chiffres qui nous ont été communiqués par Pôle-emploi :
2 675 demandeurs d’emploi avaient pour dernier employeur un éditeur de logiciel (sociétés de code APE 5829A. 5829B. 5829C )
17 476 demandeurs d’emploi avaient pour dernier employeur une société de conseil/services informatiques (sociétés de code APE 6201Z. 6202A. 6202B. 6203Z. 6209Z. 6311Z. 6312Z)
Rapporté aux 32 700 demandeurs d’emploi en informatique comptabilisés à cette même date, nous pouvons donc conclure que 62% des demandeurs d’emploi en informatique avaient pour dernier employeur une société du secteur des Activités informatiques (et donc 38% une entreprise utilisatrice).
Prévisions 2012 :
En ce qui concerne l’ensemble du marché du travail :
Pour 2012, l’assurance chômage prévoit que la France passera le cap des 3 millions, avec une hausse de 214.200 demandeurs d’emploi sur l’année.
Le taux de chômage devrait quant à lui dépasser les 10% en cours d’année, probablement au printemps, selon l’OFCE (Observatoire français des conjonctures économiques) qui prévoit un taux de 10,7% fin 2012.
De son côté, l’Insee estime que le taux de chômage pourrait atteindre 9,6 % fin juin 2012 en métropole et dépasser 10% sur la totalité du territoire.
En ce qui concerne le marché du travail en informatique :
Malgré une assez bonne résistance depuis quelques mois, le MUNCI s’attend toujours à une hausse de 10 à 30% du chômage des informaticiens en 2012.
L’emploi informatique demeure fortement cyclique (comme le rappelle cette récente étude de Pôle-emploi) compte-tenu de la part croissante que prennent les services informatiques, lesquels jouent principalement le rôle de variables d’ajustement des grandes entreprises à la conjoncture, et ce malgré la hausse des prestations récurrentes (infogérance…).
Rappelons que pendant la crise de 2002-2003 le chômage des informaticiens avait triplé en France, et qu’il a doublé pendant la crise de 2008-2009.
(voir aussi : Chômage moyen et indicateur moyen des tensions sur le marché du travail en informatique ces 10 dernières années)
Face à cette prévision pessimiste, notre meilleur voeux pour 2012 serait bien sur que nous puissions intégralement nous tromper !
A suivre : Secteur IT : le journal de la crise 2.0
Petite "matrice de SWOT" pour l’emploi IT en 2012 :
Forces :
- hausse des prestations récurrentes (ex. infogérance)
- possible maintien des emplois jusqu’à un haut niveau d’intercontrats dans les SSII qui redouteront d’être confrontées à de nouvelles difficultés de recrutements à la sortie de crise (recours au chômage partiel…)
Faiblesses :
- progression ces dernières années de "l’emploi IT externalisé" dans les SSII (emploi instable type "stop and go"…) au détriment de l’emploi IT "fixe" dans les DSI
Opportunités :
- nouveaux investissements pour améliorer la "compétitivité numérique" des entreprises (e-commerce, dématérialisation, collaboratif…) ainsi que dans la mobilité, le stockage…etc
- essor du cloud computing (impact positif sur l’emploi IT à CT, sans-doute négatif à MT…) et des start-ups du numérique
- investissements publics dans le numérique (derniers investissements d’avenir, fonds national d’amorçage…)
Menaces :
- crise 2.0 (emploi IT fortement corrélé à l’évolution du PIB)
- possible chute des investissements télécoms (effet Free Mobile…)
- développement de l’offshore (notamment chez les éditeurs de logiciel)
PS :
Revue de presse :























