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Le recours à l’immigration redevient plus sélectif dans l’informatique
Publié le 26 juillet 2011, mis à jour le 28 mars 2012
Rubrique : DOSSIERS, POSITIONS > Immigration professionnelle, libéralisation des services
Mots-clés : Immigration professionnelle / Métiers en tension, prioritaires
Nombre de visiteurs uniques : 9465 • Lien pérenne : http://munci.org/article1742.html


Source : MUNCI, 26.07.2011 | MAJ 28.03.2012
Auditionné par les cabinets de Xavier BERTRAND et de Claude GUÉANT ces derniers mois, le MUNCI se félicite du retrait (quasi-total) de l’informatique de la nouvelle liste des "métiers en tension" en raison des défauts et des dérives engendrés par ce dispositif.
Nous donnons également dans cet article nos principales visions sur la question de l’immigration économique.

MAJ 28.03.2012 :
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Le Conseil d’État refuse de suspendre le décret du 11 août 2011 relatif aux « métiers en tension »
Source : Conseil d’État, 20 février 2012, n° 355850, Confédération Générale du Travail

Dans une ordonnance de référé du 20 février 2012, le Conseil d’État refuse de suspendre l’exécution de l’arrêté du 11 août 2011 relatif aux « métiers en tension » accessibles aux travailleurs étrangers non communautaires. Cette suspension lui était demandée par la CGT, dans l’attente d’une décision au fond sur la légalité de l’arrêté (voir MAJ 14.10.2011 en bas de cet article).
La confédération a fait valoir les incidences de l’arrêté pour de nombreux jeunes diplômés étrangers très qualifiés, « notamment dans le secteur de l’informatique, qui se heurteraient à des refus de renouvellement de leur autorisation de travail et de leur titre de séjour, ainsi que ses conséquences pour les entreprises désireuses de les embaucher eu égard aux difficultés qu’elles rencontrent pour pourvoir certains postes ».
La haute juridiction administrative répond que « l’arrêté n’a pas pour effet d’interdire les recrutements envisagés mais seulement, si la situation de l’emploi justifie ces recrutements, d’imposer à l’employeur de faire la preuve de l’échec des recherches accomplies auprès des organismes du service public de l’emploi pour recruter un candidat déjà présent sur le marché du travail » .
Pour les hauts magistrats, « le préjudice qui résulterait de l’application de l’arrêté litigieux pour l’économie française n’est pas établi » . Dès lors, les magistrats rejettent la demande de suspension de l’arrêté présentée par la CGT.

COMMENTAIRES MUNCI :
Le MUNCI se félicite de cette décision pour les raisons expliquées plus bas dans cet article.
Par ailleurs, il est toujours amusant de voir la CGT venir en renfort de nos employeurs sur la question des difficultés de recrutement dans l’informatique… sans se poser préalablement la question du chômage dans nos professions et celle des possibilités de formation avant tout recours à l’immigration professionnelle (voir nos positions ci-dessous).
Il n’y a bien qu’un sujet aussi idéologique que l’immigration pour en arriver à pareille extrémité mdr !
De manière plus générale, nous constatons que les syndicats de salariés se contrefichent éperdument de la question des "vraies/fausses" pénuries de main d’oeuvre sur le marché du travail. Dans ces conditions, ils devraient donc s’abstenir de prendre position sur la question de l’immigration professionnelle dans tel ou tel secteur en particulier…


MAJ 12.01.2012 :
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- Communiqué de presse du MUNCI du 12.01.2011

- Une nouvelle circulaire pour les étudiants|diplômés étrangers (réactions à la "nouvelle circulaire Guéant")

- Le pillage des cerveaux africains, face cachée de l’immigration qualifiée (notamment dans l’informatique)


Les solutions que préconisent le MUNCI (voir infra) :

(…)

Il s’agirait de favoriser prioritairement la FORMATION des demandeurs d’emploi avant toute possibilité de recours à l’immigration :

Le principe de la recherche d’emploi prioritaire sur le marché du travail local, national ou communautaire selon les cas est à la base de tous les systèmes européens de régulation des flux migratoires de travail.
La législation impose en effet à l’entreprise de fournir la preuve de la recherche infructueuse d’un candidat en France (par exemple au moyen d’une attestation établie par Pôle Emploi) dans la procédure de demande d’autorisation de travail d’un ressortissant étranger (alinéa 1 de l’article R.5221-20 du Code du Travail et circulaire DPM/DMI2/2007/323 du 22 août 2007 relative aux autorisations de travail à partir de la page 18).

Cette obligation légale doit être complétée par un VOLET FORMATION : l’entreprise doit pouvoir établir qu’elle n’a pas été en mesure de pouvoir former rapidement un candidat dont le profil est proche du poste recherché, soit parce qu’aucun candidat n’a été proposé par Pôle-emploi, soit parce que l’entreprise ne dispose pas de moyens de formation en interne, soit parce qu’aucune offre de formation adéquate n’est disponible rapidement sur le marché (en intra ou en inter).

La position du MUNCI en matière d’immigration professionnelle se résume finalement en UN principe fondamental et TROIS mesures qui en découlent.
Ce principe est le suivant : il s’agit fondamentalement d’éviter la MISE EN CONCURRENCE des ressources humaines des "pays pauvres" avec celle des "pays riches".
Les trois mesures sont les suivantes :
- 1. Éviter tout DUMPING SOCIAL en fixant des seuils de rémunération minimum pour les travailleurs étrangers hautement qualifiés et en vérifiant systématiquement que le salaire proposé au travailleur étranger corresponde à celui pratiqué dans l’entreprise ou dans le même secteur d’activité pour le même poste (strict respect de l’alinéa 5 de de l’article R.5221-20 du Code du Travail et de la jurisprudence de la cour de cassation). Un relèvement significatif des minima conventionnels pourrait être une solution alternative.
- 2. Responsabiliser les employeurs par une obligation de FORMATION PROFESSIONNELLE des demandeurs d’emploi avant de pouvoir recourir à l’immigration professionnelle
- 3. Éviter les EFFETS D’AUBAINE par la suppression des dispositifs (trop permissifs) de l’immigration choisie, à savoir les listes de métiers en tension et les accords bilatéraux (ces derniers se basent sur la précédente nomenclature ROME qui n’est plus en vigueur…), pour ne conserver qu’une approche qualitative et sélective des critères de délivrance des autorisations de travail.

Le MUNCI conteste, par contre, toute politique (telle que l’instauration de quotas) consistant à réguler artificiellement l’immigration économique en France : l’Etat n’a pas à refuser d’autorisation de travail à un travailler étranger dès lors que toute mise en concurrence avec un demandeur d’emploi en France (qu’il soit français ou étranger) est écartée et que les règles du jeu sont parfaitement respectées sur le plan social.


Nous partons en effet du principe que si un employeur a besoin de rechercher à l’étranger un profil qu’il n’a pas réussi à recruter ou former préalablement en France, et qu’il le rémunère ensuite à un salaire équivalent à celui de ses homologues français, c’est que ce besoin est parfaitement légitime et l’administration ne devrait pas s’y opposer car cette embauche ne se substitue pas à un "emploi français".

Reste le problème du pillage des cerveaux qui pourrait être atténué par l’instauration d’une durée limitée des cartes de séjour pour certaines professions.


MAJ 22.12.2011

- En ce qui concerne la fameuse "circulaire Guéant" du 31 mai 2011 et le sort des diplômés étrangers en France :
La position du MUNCI : Circulaire Guéant du 31 mai 2011 : pour un maintien partiel

- En ce qui concerne l’immigration professionnelle des informaticiens étrangers en France :
Le retournement de notre marché du travail depuis quelques mois et, surtout, les très faibles perspectives de croissance pour l’année 2012 (à lire : lien1, lien2, lien3 et notre article : Secteur IT : le journal de la crise 2.0) invalident malheureusement notre anticipation d’un retour au plein emploi dans le secteur espéré il y a encore peu de temps dans un horizon de 6 à 12 mois.
L’emploi informatique demeure fortement cyclique compte-tenu de la part croissante que prennent les services informatiques, lesquels jouent principalement le rôle de variables d’ajustement des grandes entreprises à la conjoncture, et ce malgré la hausse des prestations récurrentes (infogérance…).
Nous anticipons ainsi une hausse de 10 à 30% du chômage dans nos professions pour l’année 2012.
Rappelons que pendant la crise de 2002-2003 le chômage des informaticiens avait triplé en France, et qu’il a doublé pendant la crise de 2008-2009.
Face à cette prévision pessimiste, notre meilleur voeux pour 2012 serait bien sur que nous puissions intégralement nous tromper !
Dans ces conditions, il convient de "mieux" maitriser l’immigration professionnelle dans les métiers de l’informatique depuis les pays tiers en revenant à une approche plus qualitative et sélective qui semble désormais celle du Gouvernement depuis la révision de la liste des métiers en tension en date du 11 août 2011 et la "circulaire Guéant" du 31 mai 2011.
Toutefois, "maitriser" ne signifie pas "fermer" et il serait dangereux de tendre vers une immigration zéro
Ceci est particulièrement vrai pour le secteur IT : notre secteur étant fortement mondialisé (produits, services et entreprises), il est normal que les migrations internationales soient plus importantes dans nos métiers que dans d’autres secteurs.
C’est d’ailleurs ce qu’attestent les statistiques de l’OCDE selon lesquelles les immigrés représentent, en France et en 2007, 17,4% des actifs (hors chômeurs) exerçant dans l’informatique contre une moyenne de 11,3 % pour l’ensemble de la population active (source : Le Monde.


 Rappels historiques

Les métiers appartenant à la "liste des métiers en tension ainsi que ceux figurant sur les listes de métiers des accords bilatéraux), dispositifs pivots du système "d’immigration choisie", sont ceux pour lesquels la situation de l’emploi et l’absence de recherche préalable de candidats sur le marché du travail local ne peuvent être opposées aux ressortissants étrangers des pays tiers à l’UE.

La précédente liste avait été publiée début 2008 à partir des données du marché du travail de l’année 2007, elle n’avait jamais été réactualisée depuis le début de la crise…
Tous les métiers de l’informatique figuraient sur cette liste, avec une classification aussi simpliste que désuète : lire à ce sujet [Presse] "Immigration choisie" : du discours politique à la réalité du terrain).
A noter que cette liste avait été établie sur la base de certains critères (indicateur DARES des métiers en tension, enquête BMO Pôle-emploi… cf. annexe 1 page 4 de cette circulaire) qui ne semblent aujourd’hui plus prépondérants (…).

Pour le MUNCI, ceci a eu plusieurs effets pervers, tels qu’un impact négatif (quoique secondaire) sur l’emploi au cours des années 2008-2009 : tandis que le chômage doublait dans nos professions en cette période (une progression trois fois supérieure à celle constatée sur l’ensemble du marché du travail !), le recrutement d’informaticiens étrangers (principalement du Maghreb, mais aussi d’Afrique noire, de Madagascar, de l’Ile Maurice, de Roumanie/Bulgarie, d’Inde, de Chine…) continuait à fonctionner à plein régime au moyen de ce dispositif grâce au fort "appel d’air" engendré.
A lire : [Presse] Les SSII françaises puisent dans les ressources stratégiques de la Tunisie (01net).
En témoigne l’étude d’impact réalisée en mars 2010 par l’Assemblée Nationale dans le cadre du projet de loi "relatif à l’immigration, à l’intégration et à la nationalité" selon laquelle 70 % de l’ensemble des autorisations de travail délivrées pour les 150 métiers figurant sur cette liste concernait les métiers de l’informatique sur la période 2008-2009… quand les métiers du BTP n’en représentaient que 15 % !!

Autre effet pervers : l’absence de contrôle des rémunérations ou encore du diplôme des travailleurs étrangers.

De fait, ce dispositif a créé, jusqu’ici, de véritables effets d’aubaine pour de nombreux informaticiens étrangers des pays pauvres désireux de venir travailler en France…

Cette situation n’est pas nouvelle : dans les années 2001 à 2004, le recrutement d’informaticiens étrangers se poursuivait (dans des conditions souvent très douteuses) malgré la crise en raison de l’incapacité des services administratifs à évaluer la situation réelle de notre marché du travail.
A lire : Immigration professionnelle : l’onshore en France...ou le dumping social en informatique.
[Rapport] critique de l’IGAS sur l’externalisation, la sous-traitance et le "onshore" (Inspection Générale des Affaires Sociales)
Extrait :
" La DDTEFP de Paris, s’inquiétant du nombre considérable de demandes d’autorisation de travail déposées pour des ingénieurs informaticiens étrangers, a analysé cette situation dans une remarquable note du 31 mars 2003.
Elle montre comment de nombreuses sociétés informatiques étrangères, se disant filiales de sociétés américaines ou indiennes, mettent systématiquement en avant une note du 3 mars 1993 "relative à la situation des cadres de l’informatique, cas de la société IBM", pour imposer à l’administration chargée de délivrer des autorisations de travail.
Or, la situation qui a prévalu à la rédaction de cette note ministérielle, dite curieusement mais significativement "circulaire" IBM n’existe plus en 2004. Elle correspondait à une crainte de pénurie d’ingénieurs informaticiens dans la perspective du passage à l’an 2000. En 2004, cette pénurie s’est transformée en saturation de la branche…"

Le manque de réactivité des politiques publiques est donc souvent déplorable en matière de politiques migratoires, tant il est vrai que nous avons re-vécu entre 2008 et 2011 exactement la même situation qu’entre 2001 et 2004 : ouverture de notre marché du travail aux informaticiens étrangers en 1998 sous fond de pénurie d’informaticiens (circulaire Aubry, qui avait le mérite de fixer le salaire minimum des ingénieurs informaticiens étrangers au même niveau que celui des ingénieurs français débutants soit 180 000 FF), crise majeure entre 2001 et 2003 (triplement du nombre d’informaticiens au chômage sur cette période), fermeture partielle de notre marché du travail aux informaticiens étrangers en 2004 (circulaire Fillon)… soit 2 ans et demi après le début de la crise et tandis que la reprise avait déjà commencée !
Bis repetita en 2008-2009 : ouverture totale de notre marché du travail aux informaticiens étrangers en janvier 2008 (premières listes des métiers en tension), crise majeure entre mi-2008 et fin 2009 (doublement du nombre d’informaticiens au chômage sur cette période), fermeture (très…) partielle de notre marché du travail aux informaticiens étrangers depuis mi-2011.

Dès lors, faut-il s’offusquer de voir le Gouvernement s’attaquer aux "effets d’aubaine" de l’immigration en période de crise alors que le chômage de masse s’amplifie en France et que l’année 2012 (peut-être aussi l’année 2013) s’annonce très mauvaise sur le front de l’emploi ?

 La situation actuelle et le pillage des cerveaux

A présent, seuls les métiers d’ingénieurs de la famille "Production et exploitation de systèmes d’information" (considérés, parait-il, comme "pénuriques" par la préfecture de région d’Ile de France…) sont retenus dans la nouvelle liste de métiers en tension en ce qui concerne l’informatique.

Au delà du cas de l’informatique, l’existence même de cette liste demeure toujours aussi contestable, c’est la raison pour laquelle le MUNCI demande depuis 2008 sa suppression définitive.

Encore plus contestable : le maintien des accords bilatéraux dans lesquels figurent généralement tous les métiers de l’informatique… identifiés au moyen de L’ANCIENNE NOMENCLATURE ROME qui n’est plus en vigueur depuis 2009 !!! (lire à ce sujet : [Presse] "Immigration choisie" : du discours politique à la réalité du terrain)

C’est par exemple le maintien des accords bilatéraux avec la Tunisie et le Maroc qui permet toujours à certaines officines de recrutement, telle que Sintegra Consulting (Viadeo, Facebook), de piller chaque année plusieurs centaines de cerveaux (ingénieurs informaticiens) marocains et tunisiens pour le compte de SSII françaises…

S’agissant des métiers qui ne figurent pas ou plus sur la nouvelle liste de métiers en tension et dans les accords bilatéraux, les candidats étrangers et leurs employeurs devront suivre la procédure habituelle de délivrance des autorisations de travail, avec un contrôle plus strict de la situation de l’emploi local et surtout des rémunérations suivant la fameuse "circulaire Guéant" du 31 mai 2011 qui se base essentiellement sur l’article R.5221-20 du Code du Travail).

Ce système d’immigration choisie repose par ailleurs sur le PILLAGE DES (JEUNES) CERVEAUX, lire à ce sujet : Le pillage des cerveaux africains, face cachée de l’immigration qualifiée (notamment dans l’informatique).
En 2006-2007, au moment de sa mise en place, une grande partie de "l’intelligentsia" française (responsables politiques, grands médias, intellectuels, etc.) avait d’ailleurs dénoncé, à juste titre, ce pillage organisé des cerveaux des pays en voie de développement. Le MUNCI s’était associé à cette critique (à lire).
Mais aujourd’hui, force est de voir que ce sont les MÊMES médias, les MÊMES partis politiques et les MÊMES intellectuels/experts qui condamnent à nouveau la politique du Gouvernement en matière d’immigration économique alors que celui-ci revient (implicitement…) sur le concept avec la révision de cette liste des métiers en tension et la circulaire Guéant du 31 mai 2011 : quelle étrange schizophrénie ! Il semble que nos "élites" ne sachent vraiment plus sur quel pied danser en matière d’immigration…

Un certain nombre de médias avaient eu le mérite d’ouvrir un débat rationnel et critique, exemples :
[Presse] Le recrutement informatique prend le train de « l’immigration choisie » (01net)
[Presse] Projet de loi sur l’immigration : les informaticiens vont subir les choix gouvernementaux (Le Monde Informatique)
[Presse] Immigration choisie et secteur informatique : bol d’air ou asphyxie ? (Cadremploi.fr)

A l’opposé, le "débat" actuel dans les médias dominants est devenu particulièrement étroit, rarement contradictoire et donc très peu démocratique en ne laissant la parole qu’aux seuls adversaires de la politique gouvernementale.
Aussi, le fossé se creuse probablement à des niveaux records entre les français et leurs "grands médias" sur ce sujet galvaudé…
Voir d’ailleurs ce sondage édifiant.

 Immigration professionnelle dans l’informatique : l’envers du décor

Pour le MUNCI, le recours à l’immigration économique dans nos métiers IT s’explique (trop) souvent par les raisons et les motivations suivantes :

- 1. Le DUMPING SOCIAL et la "CAPTIVITÉ" : grâce à la forte individualisation des salaires en SSII, les informaticiens étrangers provenant des pays à bas coûts ("onshore") sont souvent payés à des salaires inférieurs à ceux du marché (de l’ordre de 15-20% en moyenne, parfois même aux minima conventionnels Syntec) et placés chez les clients sur des missions d’assistance technique en mode régie (ie. de l’intérim déguisé).
L’une des raisons de ce dumping social est que les SSII cherchent à répercuter sur le salaire les coûts induits par le recrutement à l’étranger (frais de procédure, paiement de prestataires locaux…).
L’autre raison tient bien sur aux conditions de marché avec des pressions tarifaires toujours plus fortes de la part des directions des achats, surtout bien évidemment en période de crise, lesquelles doivent êtres compensées inévitablement sur la masse salariale.
Lire à ce sujet :
- [Presse] Immigration : quand les SSII françaises font leur marché au Maghreb (01net)
- [Presse] Témoignage : la galère d’un ingénieur tunisien en France (01net)

Toutefois, d’après nos constatations, ceci concerne principalement le cas des informaticiens étrangers recrutés ou détachés depuis les pays à bas coûts et moins souvent le cas des jeunes diplômés étrangers formés en France.

Beaucoup d’informaticiens étrangers des pays à bas coûts (principalement du Maghreb) sont en effet désireux de venir travailler dans "l’eldorado français" où les salaires sont nettement supérieurs à ceux de leurs pays.
Une petite recherche sur certains forums et groupes Facebook suffit à le montrer… de même que les candidatures reçues régulièrement par le MUNCI : environ la moitié proviennent d’étudiants et de JD des écoles d’ingénieurs tunisiennes et marocaines !
Or, ils se contentent bien souvent des salaires qui leur sont proposés imposés sans chercher à les comparer à ceux de leurs homologues français…
Nous voulons pourtant leur rappeler qu’ils bénéficient des MÊMES DROITS que les salariés français (voir notamment l’alinéa 5 de l’article R.5221-20 du Code du Travail et [Justice] A travail égal, salaire égal : arrêt important de la Cour de Cassation) !

De surcroît, pour conserver leur permis de travail, les travailleurs étrangers évitent de changer d’employeur durant les premières années pour ne pas s’exposer au risque fréquent d’un non-renouvellement de leur permis par les préfectures ("changement d’employeur non justifié").
Cette "captivité" est donc l’assurance pour nos SSII d’avoir des salariés peu chers et fidèles durant 2 à 3 ans… ce qui est très rentable pour faire de la régie et diminuer le taux de turnover !

Nous constatons par ailleurs que l’immigration économique dans l’informatique accompagne fréquemment l’offshore à travers les détachements intra-groupes.
Ces détachements transnationaux sont facilités depuis la mise en place de la carte de séjour "salarié en mission" qui est accordée pour une durée pouvant aller jusqu’à SIX ANS sans que ne soit opposable la situation de l’emploi et avec comme seule condition de rémunération un minimum d’1,5 fois le SMIC (ce qui se situe donc en dessous des minima conventionnels Syntec…).
Sans surprise, cette carte est ainsi utilisée par les SSII françaises implantées dans les pays à bas coûts pour transférer en France des informaticiens étrangers dans des conditions souvent douteuses (…), ce qui constitue un détournement total des objectifs de ce titre de séjour.

Bien entendu, ce phénomène ne se limite pas à la France, il est en recrudescence dans les pays d’Europe depuis l’accélération de la libéralisation des services, voir par exemple :
- Le Royaume-Uni veut limiter les abus des SSII en matière d’emploi de salariés étrangers
- CSC sous-paie ses Indiens… basés au Danemark

Pour approfondir :
- Détachement transnational des salariés étrangers (prestations de services) : les multiples facettes du dumping social et fiscal
- [Enquête] Conditions de travail des informaticiens étrangers en France (recrutement, salaires...)

- 2. L’ÉCONOMIE sur les COÛTS DE FORMATION : certaines SSII préfèrent recruter un profil à l’étranger, quitte à ce que la procédure prenne plusieurs mois, plutôt que de former un demandeur d’emploi pour l’adapter au poste (quand cela est possible bien sur…).

S’agissant des salaires et de la formation, certaines études publiques vont clairement dans le même sens :

- Rapport "Immigration, qualifications et marché du travail" (Gilles Saint-Paul, Conseil d’Analyse Économique, 2009)
Extraits (page 77) :
"Nous avons vu que le recours à l’immigration de travailleurs de haut niveau permet à l’État d’économiser sur le coût de la formation.
(…) Le développement d’un marché mondial des travailleurs très qualifiés réduit donc l’incitation des pouvoirs publics à investir dans l’enseignement supérieur, ce qui risque de conduire à une « race to the bottom » mondiale dans ces investissements.

Extrait (page 127) :
"(…) à caractéristiques observables identiques, un immigré homme gagne approximativement 12,4 % de moins qu’un natif, 13 % de moins pour une femme immigrée. Ces pourcentages s’élèvent respectivement à 20,7% et 16,8% pour les immigrés d’Afrique du nord."

- Des salaires 10 % moins élevés pour les immigrés (Les Echos, oct.2010)
Fait référence à l’enquête Trajectoires et Origines (enquête sur la diversité des populations en France) (Insee/Ined, 2010-2011)

- De même, la toute récente [Etude Pole Emploi] Les métiers de l’informatique pointe la déficience structurelle des SSII en matière de formation et de GPEC pour relativiser fortement la « supposée » pénurie de main-d’œuvre en informatique, argument habituel de nos employeurs et du Syntec Numérique pour mieux justifier le recours à l’immigration économique (revue de presse : lien1 et lien2).

- 3. Le DÉFICIT D’ATTRACTIVITÉ de nos SSII : sans surprise, ce sont bien souvent les SSII les "moins attractives" (…) qui font le plus appel aux informaticiens des "pays low-cost" (lesquels forment jusqu’à 20-30% de leurs effectifs) à défaut de pouvoir recruter suffisamment de candidats en France ! Une situation qui n’est pas sans rappeler celle des métiers "ingrats" ou "pénibles" comme le bâtiment ou le nettoyage, toutes proportions gardées bien sur…
Parmi les SSII qui recrutent + ou - fréquemment dans les pays du Maghreb, nous trouvons notamment : 3WS (GROUPE EVEA), ADDITEAM, ADNEOM, AKKA, ALLIACOM, ALTECH, ALTEN, ATOS, AUSY, AXONES, CGI, DATAVANCE (GROUPE ADECCO), DAVEO, DAVIDSON CONSULTING, D-CUBE, ECOVADIS, ENATA, EXTEAM, F-SYSTEM, FINAXYS, GROUPE FUZYO, HARRINGTON GROUP, IDIGAO, ILYEUM, JSI GROUPE, LOGTEAM, LOGAXONE, METRIC, NEURONES IT, NOVENCIA, OFINEO, ONE POINT, OPEN BRIDGE, PROXIAD, SAB, SERLI, SFEIR, SIKIA, UMANIS, UNIWARE, YGL (liste non exhaustive…)

Autrement, il y a peu de raisons de penser que nos employeurs vont trouver plus facilement dans ces pays confrontés à une RÉELLE PÉNURIE D’INFORMATICIENS …des profils SUR MESURE qui feraient défaut en France !

Rappelons en effet que l’on dénombre actuellement plus de 30 000 informaticiens au chômage (soit environ 6% de chômage dans la profession) et que le mythe de la "pénurie d’informaticiens" s’effondre peu à peu dans notre pays, derniers exemples en date : [Etude Pole Emploi] Les métiers de l’informatique et Prise d’otage Pole-emploi : communiqué du MUNCI (chomage des informaticiens, seniors).
Voir notre dossier complet sur le sujet : Les “difficultés de recrutement” en informatique et la “pénurie d’informaticiens” : entre mythe et réalités.

Bien sur, il ne s’agit pas de généraliser : certains employeurs s’efforcent légitimement de rechercher des ingénieurs informaticiens à l’étranger en raison de réelles difficultés à trouver un profil "adapté" en France et les payent ensuite convenablement. Le problème tient justement à ce profil "adapté" qui, comme chacun sait, est très généralement un profil "sur mesure" pour nos SSII et nos clients, ce qui pose à nouveau le problème de la formation et de la sélectivité de nos employeurs à l’embauche…

 Les solutions que préconisent le MUNCI

Il s’agirait prioritairement de prévenir le DUMPING SOCIAL par l’immigration :

- 1. en fixant un seuil minimum de rémunération pour les travailleurs étrangers hautement qualifiés correspondant non pas aux minima conventionnels (cas actuel) mais aux salaires réels du marché (sans nécessairement fixer la barre aussi haute qu’en Allemagne où le seuil minimum de revenus exigés est de… 65.000 € par an ! En Belgique, ce seuil est de 36.604 € par an, également pour les travailleurs hautement qualifiés. Il existe également au Canada, en Suisse…etc). Un seuil compris entre 30 et 35 Keur pourrait être acceptable pour les ingénieurs étrangers débutants selon que le poste se situe respectivement en province ou en région parisienne.
Rappelons que ce seuil de rémunération minimal existe également avec la carte bleue européenne (visant précisément à attirer les travailleurs étrangers hautement qualifiés des pays tiers…) et qu’il se situe actuellement à 51 444 euros/an ( !)

- 2. en faisant respecter strictement l’alinéa 5 de l’article R.5221-20 du Code du Travail comme le rappelle la fameuse "circulaire Guéant" du 31 mai 2011 ("Les conditions d’emploi et de rémunération offertes à l’étranger doivent être comparables à celles des salariés occupant un emploi de même nature dans l’entreprise ou, à défaut, dans la même branche professionnelle"), en tolérant un écart de 10% maximum.

- 3. en exerçant un contrôle plus strict de ces rémunérations, puis de leur évolution (…)

Il s’agirait également de favoriser prioritairement la FORMATION des demandeurs d’emploi avant toute possibilité de recours à l’immigration.

Le principe de la recherche d’emploi prioritaire sur le marché du travail local, national ou communautaire selon les cas est à la base de tous les systèmes européens de régulation des flux migratoires de travail.
La législation impose en effet à l’entreprise de fournir la preuve de la recherche infructueuse d’un candidat en France (par exemple au moyen d’une attestation établie par Pôle Emploi) dans la procédure de demande d’autorisation de travail d’un ressortissant étranger (alinéa 1 de l’article R.5221-20 du Code du Travail et circulaire DPM/DMI2/2007/323 du 22 août 2007 relative aux autorisations de travail à partir de la page 18).

Cette obligation légale doit être complétée par un VOLET FORMATION : l’entreprise doit pouvoir établir qu’elle n’a pas été en mesure de pouvoir former rapidement un candidat dont le profil est proche du poste recherché, soit parce qu’aucun candidat n’a été proposé par Pôle-emploi, soit parce que l’entreprise ne dispose pas de moyens de formation en interne, soit parce qu’aucune offre de formation adéquate n’est disponible rapidement sur le marché (en intra ou en inter).

OBJECTIFS :

- 1. éviter la MISE EN CONCURRENCE des ressources humaines des "pays pauvres" avec celles des "pays riches" en contrôlant systématiquement les salaires des travailleurs étrangers

- 2. éviter les EFFETS D’AUBAINE par la suppression des dispositifs (trop permissifs) de l’immigration choisie, à savoir les listes de métiers en tension et les accords bilatéraux, pour ne conserver qu’une approche qualitative et sélective des critères de délivrance des autorisations de travail.

- 3. responsabiliser les employeurs en matière de FORMATION PROFESSIONNELLE des demandeurs d’emploi

Le MUNCI conteste, par contre, toute politique (telle que l’instauration de quotas) consistant à encadrer "artificiellement" l’immigration économique en France : l’Etat n’a pas à refuser d’autorisation de travail à un travailler étranger dès lors que toute mise en concurrence avec un demandeur d’emploi en France (qu’il soit français ou étranger) est écartée et que les règles du jeu sont parfaitement respectées sur le plan social

Nous partons en effet du principe que si un employeur a besoin de rechercher à l’étranger un profil qu’il n’a pas réussi à recruter ou former préalablement en France, et qu’il le rémunère ensuite à un salaire équivalent à celui de ses homologues français, c’est que ce besoin est parfaitement légitime et l’administration ne devrait pas s’y opposer car cette embauche ne se substitue pas à un "emploi français".

Reste le problème de la fuite des cerveaux, qui pourrait être atténué par l’instauration d’une durée limitée des cartes de séjour sans renouvellement possible pour certaines professions.

A partir de là, plus besoin de chercher à réguler HASARDEUSEMENT l’immigration économique au gré des sondages ou des changements ministériels (…), nous verrons bien si nos employeurs et plus particulièrement nos SSII continuent à recruter autant dans les pays à bas coûts… comme au Maghreb.


Revue de presse :
http://tempsreel.nouvelobs.com/actu&hellip ; | http://www.lefigaro.fr/emploi/2011/&hellip ; | http://www.google.com/hostednews/af&hellip ; | http://www.lesechos.fr/economie-pol&hellip ; | http://www.liberation.fr/societe/01&hellip ; | http://www.20minutes.fr/article/762&hellip ;

MAJ 21.10.2011 : Immigration professionnelle : les refus de visa se multiplient en SSII (01net, 21.10.2011)
Extraits :
« Avec un chômage des informaticiens à 3 ou 4 %, nous sommes sur un marché de plein emploi, estime Michaël Hayat, délégué aux affaires sociales de la chambre syndicale. Cette restriction met non seulement les SSII en difficulté mais génère des drames individuels. Les entreprises ne peuvent tenir les promesses faites à ces ingénieurs. »
=> A propos de "drames individuels", nous renvoyons le Syntec numérique (toujours aussi approximatif sur les chiffres…) à : Prise d’otage Pole-emploi : communiqué du MUNCI (chomage des informaticiens, seniors)
« Pour le Munci, très au fait du sujet, la circulaire Guéant a surtout pour but de rappeler les dispositions de l’article R.5221-20 du code du travail, qui s’oppose notamment au dumping salarial. « Mais en pratique, les contrôles sont rares et il serait utile d’instaurer un seuil de rémunération minimum pour les travailleurs étrangers hautement qualifiés. » Un seuil qui existe dans d’autres pays : 65 K€ par an en Allemagne, 36,6 K€ en Belgique. « A partir de là, plus besoin de chercher à réguler hasardeusement l’immigration économique. Nous verrions alors si nos SSII continuent à recruter autant dans les pays à bas coûts, comme au Maghreb… », conclut l’association professionnelle ».


MAJ 14.10.2011 : La CGT attaque devant le Conseil d’État la liste des métiers « en tension » autorisant l’emploi d’étrangers hors UE

La CGT a décidé d’« attaquer auprès du Conseil d’État la liste des métiers ouverte aux migrants », contestant le contenu de cette liste qui répertorie les métiers en tension pour lesquels est autorisé l’emploi de travailleurs étrangers non ressortissants d’un État membre de l’Union européenne, d’un autre État de l’espace économique européen ou de la Confédération suisse. « Cette liste hétéroclite, dressée de manière totalement arbitraire, ne correspond même pas aux métiers réellement en situation de pénurie de main d’œuvre dans les différents bassins d’emploi », dénonce la CGT dans un communiqué diffusé vendredi 14 octobre 2011.

« Cette liste a été décidée sans aucune concertation avec les partenaires sociaux », dénonce la CGT, alors que « lors de l’élaboration des précédents textes en octobre 2007, une concertation avait au moins été organisée ». « Conjuguée à la circulaire du 31 mai 2011 [qui limite la possibilité pour les étudiants étrangers d’obtenir une autorisation de travail après leur diplôme], elle conduit dans les faits à empêcher l’accès au marché du travail des étudiants étrangers diplômés qui le souhaitent et la poursuite du travail des salariés migrants en voie de régularisation », estime la confédération.

Le délai moyen d’une procédure au Conseil d’État, entre le dépôt d’une requête et son jugement, est en moyenne d’un an…



PS :

A noter que la France est loin d’être le seul pays au monde qui freine partiellement l’immigration économique face à la crise :
- Immigration : la Suisse réintroduit des contingents pour 8 pays européens
- GB : les jeunes Britanniques prioritaires pour l’emploi devant les immigrés
- La Hollande veut moins d’étudiants étrangers
- Le Canada veut que les immigrants fassent valider leurs compétences
- Australie : Le gouvernement resserre les règles d’immigration des travailleurs qualifiés
- Québec : Nouvelles orientations pour l’immigration et India wants Canada to remove visa hurdles for IT professionals (de plus selon cet article, la durée moyenne d’attente des étrangers pour entrer sur le marché du travail québecois des TIC serait de … 5 ans !)

Par ailleurs, selon un sondage (très peu médiatisé…) réalisé en décembre 2011 par la Commission Européenne :
61% des français (46% des européens) se disent opposés à l’immigration économique.

NOTE MOYENNE DES INTERNAUTES :
Note : 1/5Note : 2/5Note : 3/5Note : 4Note : 5(3.14 - 7 votes)


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Vos commentaires

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10 novembre 2011, par salva17d

C’est pas de notre faute si les 30000 chômeurs français dans l’informatique sont des incompétents qui ne savent que prendre en otage une pauvre femme à Pole Emploi…

Signé : un ingé informaticien tunisien


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5 octobre 2011, par Paul

L’immigration n’est PAS UN DROIT ! Combien de temps encore faudra-t-il le rappeler ?
Lien à consulter : http://pro.01net.com/editorial/5423...

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4 octobre 2011, par Predic

Le gouvernement ne sait apparemment plus non plus sur quel pied danser à ce sujet, "Les Echos" laissant entendre que sous la pression des lobbies (conférence des présidents d’universités, conférence des grandes écoles…) - et l’on peut ajouter de Wauquiez, sans grand risque de se tromper - il pourrait revenir sur une circulaire de mai 2011 imposant le contrôle de l’accès des diplômés extra-européens au marché du travail : http://www.lesechos.fr/opinions/edi….

Voir aussi les commentaires de Colombo1 et ceux liés, relatifs à un autre article paru hier sur le même sujet : http://commentaires.lesechos.fr/com…, http://commentaires.lesechos.fr/com…


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12 octobre 2011, par Predic

Si vous êtes diplômé et que vous êtes au chômage, voilà une nouvelle qui vous réjouira : "Le ministre de l’Enseignement supérieur, Laurent Wauquiez, a assuré hier qu’il « n’y a pas de politique de fermeture » de la France aux diplômés étrangers qui souhaitent y travailler. Il en veut pour preuve que 5.600 autorisations de travail ont été accordées à des diplômés étrangers entre le 1 er janvier et le 1er septembre 2011, contre 4.200 sur la même période de 2010, en refusant toutefois de préciser combien de demandes avaient été déposées. Il a redit son voeu que l’application de la circulaire Guéant, qui a fait polémique, soit assouplie."

http://www.lesechos.fr/economie-pol…


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2 octobre 2011, par Myxomatos

personnellement, cette restriction n’est pas pour me déplaire : ca fera les pieds à mon patron de SSII qui recrutait en masse en Afrique du nord des ingés payés 1800€ (bruts) par mois, pour les revendre à ses clients à un tarif bien français ( 800€ la journée de presta) !

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29 septembre 2011, par DAVID BOOL

Ce dispositif permet le recrutement d’un étranger pour une période de 12 mois ou plus, lorsque l’entreprise ne trouve pas, sur le marché du travail en France, de candidat ayant le profil du poste à pourvoir La situation de l’emploi est opposable. L’entreprise doit fournir la preuve de sa recherche infructueuse de candidat sur le marché du travail en France (attestation établie par le Pôle Emploi par exemple). en plus n’oubliez pas le nombre des informaticiens français qui sont parti à l’étranger pour bosser, vous voulez qu’ils subissent même contraintes de recrutement qu’ici je pense que la procédure existe depuis plusieurs année déjà et la ddte contrôle bien les conditions et les salaires fournis lors de la procédure de changement de statut pourquoi cet affolement ?

espère que mon message soit publié merci


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2 octobre 2011, par Paul

"en plus n’oubliez pas le nombre des informaticiens français qui sont parti à l’étranger pour bosser, vous voulez qu’ils subissent même contraintes de recrutement qu’ici ?"

Pour votre info, sachez que la préférence nationale (oh le vilain mot…) est en vigueur depuis des dizaines d’années au Maroc, en Tunisie, au Sénégal… mais aussi en Australie et au Canada qui sont pourtant des terres de grande immigration ! En France, on est bien plus ouvert que vous ne le pensez. Et même trop à mon avis car c’est classique : plus on donne à certains, plus ils s’habituent et en veulent davantage…

" je pense que la procédure existe depuis plusieurs année déjà et la ddte contrôle bien les conditions et les salaires fournis lors de la procédure de changement de statut pourquoi cet affolement ?"

N’importe quoi ! Le problème est justement que l’administration ne contrôle absolument pas (ou très rarement disons) les salaires et les conditions de travail des étrangers et surtout des plus qualifiés… c’est bien là le problème ! Vous croyez peut-être qu’ils peuvent envoyer un inspecteur du travail à chaque fois ?? (ils sont tellement en sous-effectifs…)


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27 septembre 2011, par Asphodele

Je suis atterrée de constater que le MUNCI "se félicite" d’une mesure qui impacte non seulement les jeunes diplômés des pays hors UE, en recherche d’emploi mais aussi les Ecoles d’Ingénieurs et les Universités dont nombre d’étudiants dans les disciplines informatiques et scientifiques en général sont des étrangers.

Si les employeurs ne peuvent plus embaucher de jeunes étrangers, demain ils ne prendront plus non plus de stagiaires (pré-embauche) ce qui pourrait vider les Ecoles et Masters des étudiants étrangers et à terme faire mourir certaines filières. D’ailleurs l’enseignement supérieur commence à s’en préoccuper sérieusement. Voir : http://www.usinenouvelle.com/articl&hellip ;

Si les sociétés en France ne peuvent plus embaucher d’ étrangers, le résultat immédiat sera un accroissement de l’off-shore et une délocalisation des grands projets informatiques vers les pays émergents, et à terme une Récession en France. L’informatique, encore plus que l’industrie est délocalisable en très peu de temps.

Et ce sont les emplois des SSII qui seront perdus pour les européens cette fois !

Votre attitude est non seulement protectionniste mais dénote une absence totale de réflexion à moyen terme. Certes , il y a eu sans doute des effets d’abus dans le recrutement et la rémunération de jeunes diplômés étrangers, encore vous faudrait-il le démontrer , preuves à l’appui, mais sans doute rien de comparable avec certains autres secteurs d’activité. Il y a des syndicats dans les entreprises , et c’est notamment leur rôle de veiller au respect des obligations de transparence sur les salaires.

NON, les jeunes étrangers ne viennent pas "voler" le travail des informaticiens français. Ils contribuent à le pérenniser en France !

Quelle alternative voyez -vous au besoins de recrutement en 2011 ? S’il s’agit de multiplier les filières par apprentissage ou alternance en livrant une main d’oeuvre européenne, mais sous payée , c’est un DUMPING SOCIAL généralisé cette fois que vous soutenez !

Asphodele Déléguée du personnel dans une SSII


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