Les PME forment un important réservoir de croissance pour les services informatiques.
Les grands éditeurs d’infrastructures logicielles (Ex. IBM avec son serveur d’applications Websphere, SAP pour son offre ERP, les grands acteur du décisionnel tels que SAS ou Business Objects
etc) s’intéressent depuis peu à ce marché porteur et proposent des versions "light" de leurs produits-phares adaptées aux PME.
Les 2 critères principaux recherchés par une PME dans le cadre d’une prestation de service informatique sont :
des prix compétitifs
une flexibilité accrue
Ces exigences, plus fortes que pour les grandes entreprises, et la croissance annoncée des investissements informatiques de ce marché retiennent tout particulièrement l’attention du MUNCI.
Pour toutes les raisons évoquées dans notre article Professionnels autonomes : l’ultime solution ... ? (compétitivité sur les prix, meilleur flexibilité, contrats de services plus adaptés
etc), nous pensons tout d’abord que les indépendants (auxquels on associe plus généralement les petites structures type SCIC-SCOP/TPE) ont une belle carte à jouer sur le marché des PME
et que les PME ont une belle carte à jouer avec eux !
Et cela bien plus que sur le marché des grands comptes
qui les ignorent le plus souvent.
Un recours accru aux indépendants pourrait même de ce fait libérer les investissements informatiques des PME.
Mais nous pensons parallèlement que les SSII, à commencer par les plus petites et notamment les provinciales, peuvent mieux s’adapter au marché des PME afin d’y favoriser davantage les investissements informatiques : les PME ne peuvent pas toujours se permettre de faire appel aux SSII (du moins les "SSII traditionnelles" qui refusent souvent de traiter des dossiers en dessous de 30000�, de même que Cap Gemini par exemple affirme ne signer que très rarement des contrats avec des entreprises qui font -80M� de CA ) et ont notamment bien du mal à trouver des offres d’infogérance adaptées
Mais sur ce marché des PME, nous voyons également deux autres moyens de stimuler indirectement la demande en prestations informatiques : le logiciel libre et le télétravail.
Bien que, par principe et par neutralité, nous ne prenons pas spécialement position d’un point de vue "idéologique" entre logiciels libres et commerciaux, le rôle socio-économique des logiciels libres nous interpelle forcément.
En effet, la communauté du logiciel libre progresse fortement en France et tout particulièrement chez les indépendants qui sont de plus en plus nombreux à proposer des offres spécialisées dans l’open-source.
De nombreux projets de mutualisations de compétences se développent dans ce domaine (Cf. http://www.01net.com/article/206691.html)
Sachant que le marché de l’emploi dans les services découle directement des investissements informatiques, le MUNCI considère que celui-ci peut être davantage stimulé par l’adoption plus massive du logiciel libre dans les PME (mais aussi dans l’administration et les collectivités locales).
Mais cela n’est pas limitatif : les offres commerciales dédiées aux PME doivent être prises tout autant en considération
Quant au télétravail, il repose notamment sur le constat suivant : dans les PME beaucoup plus que dans les grandes entreprises, le travail sur site est plus difficile pour le prestataire et plus coûteux pour le client.
Le télétravail est aussi le meilleur moyen pour dépasser les problèmes de distance géographique.






















