Extraits :
De 1982 à 2006, les contentieux présentés devant les sections "encadrement" des conseils des prud’hommes ont explosé, passant de 14 094 à 25 472, soit une hausse légèrement supérieure à 80 %, alors qu’ils ont diminué, selon FO, au cours de la même période dans les autres sections (agriculture, industrie, commerce, activités diverses).
Les jugements pris en compte portent exclusivement sur des ruptures du contrat de travail (qui représentent 90 % des litiges dans l’encadrement, contre 50 % en moyenne).
Il en ressort que le licenciement pour motif personnel est devenu l’une des principales causes "d’entrée au chômage" pour les cadres. "L’insuffisance professionnelle et l’insuffisance de résultats" ont pris la place de notions "plus "subjectives" telles que la "perte de confiance" de l’employeur à l’égard de son salarié".
Désormais, écrivent les trois chercheurs, "les échecs tout comme les réussites sont examinées sous la seule dimension de la capacité individuelle à atteindre ou à ne pas atteindre les objectifs fixés". Autrement dit, les cadres sont de plus en soumis à un "management de la performance", selon la formule d’Eric Pérès, secrétaire général de FO-cadres, qui a présenté les résultats de l’enquête, lundi.
M. Pérès pense que ces tensions pourraient redoubler avec la mise en application de la loi du 20 août "portant rénovation de la démocratie sociale et réforme du temps de travail". En modifiant le système du forfait-jours, elle permet aux entreprises de demander à leurs cadres de travailler davantage.






















