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Les chiffres publics de l’emploi dans le numérique (comparaison avec l’étude Mc Kinsey de mars 2011)
Publié le 2 avril 2012
Rubrique : DOSSIERS, POSITIONS > Emploi, marché du Travail
Mots-clés : Cabinets d’analystes / Chiffres publics de l’emploi IT (numérique) / Filière numérique / Gouvernement / Insee / Mc Kinsey / Pôle-emploi
Nombre de visiteurs uniques : 3945 • Lien pérenne : http://munci.org/article1834.html


Source(s) : MUNCI, 15.03.2012 | MAJ 02.04.2012
Lien à consulter : TABLEAUX DES STATISTIQUES PUBLIQUES DES EMPLOIS DANS LE NUMERIQUE (STIC)
A partir des statistiques publiques (Pôle emploi et Insee) disponibles en ligne, nous avons calculé le nombre de salariés en 2009 et le nombre de créations d’emplois dans le numérique sur les 15 dernières années (1995-2009).
Il en ressort que le 1er se situe environ à 750 000 et le 2eme à moins de 300 000, loin des 1,15 millions de salariés et 700 000 créations d’emplois de la fameuse étude Mc Kinsey de mars 2011 sur "l’impact d’internet sur l’économie française", constamment reprise (entre autres) par le Gouvernement, le Syntec Numérique ou encore le Conseil National du Numérique…

MAJ 02.04.2012 : Mc Kinsey apporte des précisions

A la suite de notre article ci-dessous et celui du Monde.fr (La bataille des chiffres autour de l’emploi du numérique, par Damien Leloup), nous avons été contactés très cordialement par les auteurs de l’étude Mc Kinsey qui nous ont précisé la méthodologie de leur enquête.

Voici le texte complémentaire de Mc Kinsey résultant de ces échanges :

L’impact économique global d’Internet va au-delà des TIC et du e-business

Le rapport « Impact d’Internet » publié par McKinsey en mars 2011 avait pour ambition de proposer une première évaluation de l’impact global du numérique sur l’économie française. Pour nous, il s’agissait donc d’évaluer tout à la fois l’impact direct d’Internet (ie. la « filière Internet ») et son impact indirect, c’est-à-dire celui sur les secteurs traditionnels de l’économie (comme indiqué page 12 de notre rapport, et dans les annexes méthodo détaillées).

L’impact direct est réalisé par la filière numérique en tant « qu’industrie ».
Nous retenons pour la définir les mêmes activités que le MUNCI : d’une part les TIC liées à Internet (hardware lié à Internet, services informatiques et de télécommunication liés à Internet, software lié à Internet) et d’autre part le « e-business » (e-commerce, médias en ligne, publicité en ligne, services en lignes).
Nos calculs aboutissent, pour cette filière numérique au sens strict, à des chiffres d’emploi cohérents avec ceux du MUNCI (sans surprise, puisque nous partons des mêmes sources publiques).

L’impact indirect est plus difficile à quantifier, et à notre connaissance, notre rapport était le premier à le prendre en compte.
Pour illustrer cet impact indirect par des exemples concrets variés, il s’agit des employés d’une banque s’occupant du canal online de cette banque, des employés d’un groupe de chimie chargés du fonctionnement de l’intranet de l’entreprise, des « community managers » d’une enseigne de luxe… bref, quantité d’activités liées à l’essor d’Internet dans tous les secteurs autres que les TIC et le e-business, mais qui échappent encore aux radars statistiques.
Pour évaluer ces emplois, nous avons additionné les emplois liés à Internet dans les secteurs traditionnels de l’économie, en analysant chaque secteur individuellement. Tous ne sont évidemment pas aussi « web-intensifs » les uns que les autres : ex. l’agriculture moins que le luxe. Pour se faire, nous nous sommes basés sur des bases de données sectorielles propres à McKinsey, constituées depuis de nombreuses années en agrégeant les informations recueillies auprès de nos clients.

C’est en ajoutant emplois directs et emplois indirects que nous aboutissons au chiffre de 700 000 emplois nets créés (je re-précise ici qu’il s’agit bien de créations nettes, soit le solde entre emplois créés et emplois détruits par Internet).

Nous avons ensuite validé, par une étude statistique menée auprès de 400 entreprises, la cohérence de ce résultat. Ces entreprises ont effectivement déclaré un nombre de création d’emplois net qui est en ligne avec nos chiffres pour la France, lorsqu’on les extrapole.

Notre méthodologie a été validée par les statisticiens et économistes à qui nous l’avons présentée (notamment Christian Saint-Etienne en France, Fabien Postel Vinay, professeur en économie du travail à l’Université de Bristol, et Martin Baily, ancien chef économiste de Bill Clinton aux US). Elle a depuis été répliquée par notre cabinet dans de nombreux pays (les économies du eG8 dans nos travaux « Internet Matters » de mai 2011 et une trentaine d’économies émergentes dans nos travaux « Internet’s impact on Aspiring Countries en février 2012).

Nous allons discuter directement avec le MUNCI afin de bien clarifier le fait que nos chiffrages sont établis sur des périmètres différents. Nous partageons leur volonté de fonder sur des données factuelles et objectives les politiques de promotion du numérique, facteur essentiel de croissance et de compétitivité. Nous encourageons le débat sur ce thème et serons heureux de continuer à y contribuer.

COMMENTAIRES MUNCI :

Nous remercions Mc Kinsey pour ces précisions très utiles.

Il apparait donc que l’étude Mc Kinsey a pris en compte de manière très globale :
- les emplois directs : emplois de la filière numérique tous métiers confondus (métiers du numérique mais aussi commerciaux, administratifs…)
- les emplois indirects : emplois hors filière numérique mais dans les métiers du numérique (ex. DSI)
- les emplois induits : emplois générés par le développement de la filière numérique dans d’autres secteurs (ex. logistique, publicité…)
Il s’agit donc d’un double périmètre à la fois sectoriel (toute la filière numérique) et professionnel (tous les métiers du numérique + les métiers induits par le numérique).

Le MUNCI, de son côté, a pris en compte uniquement le périmètre sectoriel, à savoir les emplois directs de la filière numérique, car c’est en effet ce nous entendons par "le numérique" ou "filière numérique".

Ce périmètre est donc distinct du périmètre professionnel de nos métiers, à savoir les métiers du numérique tous secteurs confondus dont le nombre total d’emplois est quant à lui inconnu.
On peut l’estimer toutefois entre 650 000 et 750 000 par l’addition des 534 000 emplois des métiers IT (informatique & télécoms) et des 100 000 à 200 000 emplois des autres métiers du numérique (ex. électronique numérique, communication/marketing web, production/gestion de contenus web, métiers du e-commerce, création numérique…etc).
D’autres métiers sont plus difficilement classables, ex. formateurs dans le numérique, téléopérateurs en centre d’appels…etc
Il s’agirait donc de définir d’abord avec précision le périmètre global des métiers du numérique… (un aperçu seulement partiel est disponible sur le site des métiers de l’internet).

Il est totalement erroné, en revanche, d’additionner les effectifs sectoriels (filière numérique) aux effectifs professionnels (métiers du numérique) s’agissant de deux ensembles distincts dans leur définition mais qui ont en commun une majorité d’emplois. Un tel calcul (union mathématique) génère en effet de très nombreux doublons. A titre d’exemple, sur les 380 000 salariés des services informatiques, environ 80% (300 000) de ces emplois appartiennent aussi… aux métiers du numérique. Ce pourcentage est par contre beaucoup moins élevé dans les télécoms ou le e-commerce (nombreux emplois non techniques, ex. conseillers clientèle, emplois administratifs…).
Nous pensons néanmoins que Mc Kinsey n’a pas fait cette erreur… fréquemment commise en revanche par la presse et nos dirigeants.


 Définition du périmètre

La filière numérique, au sens industriel du terme, comprend :
- les activités économiques productrices de STIC : services informatiques (dont agences web) + édition logicielle + jeux vidéos + télécoms + électronique numérique
- les activités économiques essentiellement basées sur le numérique : e-commerce + services et contenus en ligne (publicité, médias et autres diffusions en ligne…)

Il s’agit des deux 1eres catégories d’acteurs de l’économie numérique selon l’Observatoire du numérique :
"1. Les entreprises des secteurs producteurs des "services et technologies de l’information et de la communication" (STIC) au sens de l’OCDE ou de l’Insee, dont les activités s’exercent dans les domaines de l’informatique, des télécommunications et de l’électronique. Chiffre d’affaires 200 milliards d’euros ;
2. Les entreprises dont l’existence est liée à l’émergence des TIC (services en ligne, jeux vidéo, e-commerce, médias et contenus en ligne…). En 2010, le e-commerce B to C représentait 31 milliards d’euros.

3. Les entreprises qui utilisent les TIC dans leur activité et gagnent en productivité grâce à elles (banques, assurances, automobile, aéronautique, distribution, administration et tourisme…).
4. Les particuliers et les ménages qui utilisent les STIC dans leurs activités quotidiennes, pour les loisirs, la culture, la santé, l’éducation, la banque, les réseaux sociaux."

L’Insee fournit elle-même une définition équivalente des TIC :
"Selon une convention internationale fixée par l’OCDE, on qualifie de secteurs des technologies de l’information et de la communication (TIC) les secteurs suivants :
- secteurs producteurs de TIC (fabrication d’ordinateurs et de matériel informatique, de TV, radios, téléphone,…) ;
- secteurs distributeurs de TIC (commerce de gros de matériel informatique,…) ;
- secteurs des services de TIC (télécommunications, services informatiques, services audiovisuels,…)."

L’étude Mc Kinsey reprend globalement le même périmètre appelé "filière internet" dans l’étude :
- les activités de télécommunications liées à internet ;
- les activités informatiques (matériel et logiciel) liées à internet ;
- les activités économiques ayant le web pour support, telles que l’e-commerce ou la publicité en ligne, indépendamment de l’activité des entreprises.
(source : Internet, puissant moteur de la croissance française)

Le MUNCI a donc totalisé les chiffres officiels correspondant à l’évolution de l’emploi de 1995 à 2009 (chiffres définitifs, les chiffres 2010 sont encore provisoires) dans ces différents secteurs.

 Chiffres réels des créations d’emplois dans le numérique (1995-2009)

1. En ce qui concerne les entreprises productrices de STIC :

Les statistiques publiques que nous avons compilées dans le fichier xls fournissent les résultats suivants :

1.1 DONNÉES PÔLE EMPLOI STIC
226 459 emplois ont été créés entre 1995 et 2009 (soit environ 15 000 par an) dans les entreprises productrices de STIC :
- 213 924 emplois créés dans les services informatiques (dont agences web) et le logiciel
- 55 039 emplois créés dans les télécoms
- 42 504 emplois perdus dans l’électronique (numérique)

1.2 DONNÉES INSEE STIC
158 012 emplois ont été créés entre 1995 et 2009 (soit environ 10 500 par an) dans les entreprises productrices de STIC :
- 216 412 emplois créés dans les services informatiques (dont agences web) et le logiciel
- 21 700 emplois perdus dans les télécoms
- 36 700 emplois perdus dans l’électronique (numérique)

Les effectifs de la filière des producteurs de STIC s’élèvent à 670 000 emplois fin 2009.

Si l’on veut être tout à fait rigoureux, il faudrait également rajouter les 35 000 freelance du secteur informatique (sources Insee), dont on peut estimer qu’ils étaient 2 à 3 moins nombreux en 1995. Mais cela ne change nullement la donne… et l’étude Mc Kinsey ne concerne que les emplois, les entreprises unipersonnelles ne sont pas prises en compte.

Pourquoi une telle différence entre les chiffres Pôle emploi et Insee dans les télécoms et l’électronique ?
Parce que le périmètre des activités n’est pas le même.
Les chiffres les plus fiables sont clairement ceux de l’Insee car ils prennent notamment en compte les opérateurs télécoms, ce qui n’est pas le cas des chiffres Pôle emploi (le groupe FT-Orange totalise à lui seul environ 90 000 emplois en France). De plus, les chiffres de l’Insee sont plus cohérents avec ceux de l’Arcep selon lesquels les opérateurs de télécoms ont détruit 32 000 emplois en France depuis 1998.

2. En ce qui concerne le e-commerce, les services et contenus en ligne :

Concernant le e-commerce :
Selon la Fevad (étude Asterès, qui se base sur les chiffres Insee) :
"Fin 2010, le e-commerce (aux particuliers et interentreprises) représentait 60 000 emplois (équivalents temps plein) en France. Le secteur compte près de 34 000 emplois directs, auxquels s’ajoutent environ 26 000 emplois indirects (activités logistiques, acheminement, services externalisés…). En 2010, les effectifs dédiés au e-commerce ont ainsi augmenté de 9%"
Le secteur de l’e-commerce représentait donc 55 000 salariés directs et indirects fin 2009 (aucun évidemment en 1995).
(il est peu probable que les emplois indirects soient tous rattachés à l’e-commerce… donc encore moins au numérique, mais nous n’allons pas chipoter !)

Concernant les activités de services et contenus en ligne (publicité, médias et autres diffusions en ligne…) :
Nous ne disposons pas de chiffres précis mais nous savons que ce secteur représente un assez faible volume d’emplois : nous fixons une fourchette suffisamment large de 10 000 à 30 000 emplois (aucun évidemment en 1995).
Si l’on regarde d’ailleurs l’évolution de l’emploi dans les secteurs qui comprennent ces activités (classes Insee : 5819Z. Autres activités d’édition, 6399Z. Autres services d’information, 7311Z. Activités des agences de publicité et 7312Z. Régie publicitaire de médias), nous obtenons un chiffre de 13 476 emplois créés entre 1995 et 2009 (voir DONNÉES POLE-EMPLOI (AUTRES) dans le fichier XLS).
Par conséquent, la fourchette ci-dessus est tout à fait plausible.

NOUS ARRIVONS DONC À UNE FOURCHETTE GLOBALE DE 223 000 (158 012 + 55 000 + 10 000) à 311 00 (226 459 + 55 000 + 30 000) EMPLOIS CRÉÉS DANS LA FILIÈRE NUMÉRIQUE EN FRANCE ENTRE 1995 ET 2009 SELON LES STATISTIQUES PUBLIQUES.
LE CHIFFRE MÉDIAN EST DE 267 000 EMPLOIS MAIS, AU VU DE CE QUI PRÉCÈDE, LE CHIFFRE LE PLUS PLAUSIBLE (D’APRÈS LES DONNÉES INSEE) EST D’ENVIRON 230 000 EMPLOIS CRÉÉS.

EN CE QUI CONCERNE LES EFFECTIFS GLOBAUX DE LA FILIÈRE NUMÉRIQUE, ON LES ESTIME ENVIRON A 800 000 ACTIFS : 750 000 SALARIES (670 000 + 55 000 + 30 000) + 35 000 FREELANCE.

 Conclusion et commentaires sur l’étude Mc Kinsey

Il semble donc, au vu des statistiques publiques, que l’étude Mc Kinsey réalisée en 2011 pour le compte de Google, ait très largement sur-estimé l’impact du numérique sur l’emploi au cours des 15 dernières années, puisque le chiffre réel des créations d’emplois est… trois fois plus faible !
De plus, les effectifs réels de la filière sont d’environ 800 000 emplois … et non pas 1,15 millions d’emplois comme l’estime cette étude.

Pourquoi une telle sur-estimation ?
Mc Kinsey a utilisé la méthode habituelle des cabinets d’analystes consistant à transformer en emplois des volumes de CA et des points de PIB. Cette méthode n’est pas toujours fiable car c’est oublier que la croissance peut se faire aussi… sans emplois (ex. industrie du logiciel).
De plus, il semble que l’étude ait pris en compte de très nombreux emplois indirects…

Pourtant, il ne se passe pas une semaine sans que ces chiffres mirobolants des 700 000 emplois créés et 1,15 millions de salariés ne soient repris par un responsable du Gouvernement ou un "VIP du Numérique", le plus souvent sans faire référence à la source, exemples :
- Nicolas Sarkozy
- Eric Besson, Ministre en charge de l’Économie Numérique
- Gilles Babinet, Président du CNNum
- Syntec Numérique
- Quant à Guy Mamou-Mani, Co-Président de Groupe OPEN (à lire) et Président de Syntec Numérique, dont on connait l’approximation habituelle avec les chiffres, les 700 000 emplois de l’étude Mc Kinsey sont même devenus… 750 000 emplois et les 1,15 millions… 1,5 millions !!!

La première remarque qui nous vient à l’esprit est la suivante : il est totalement ANORMAL de la part du Gouvernement de se fier à une étude privée plutôt qu’aux statistiques officielles de nos institutions publiques ! La France n’est-elle pas le pays le plus avancé au monde en matière de statistiques publiques ?

Deuxième remarque : à la différence des grands lobbies, le MUNCI considère qu’il est FONDAMENTAL de partir sur des constats rigoureux pour promouvoir le numérique plutôt que sur des chiffres aléatoires qui finissent tôt ou tard par discréditer l’ensemble de la filière, à commencer par ceux qui prétendent vouloir la défendre en première ligne…
Ces constats doivent être aussi bien quantitatifs (ex. chiffres de l’emploi, salaires moyens, pyramide des âges…) que qualitatifs (ex. conditions de travail, diversité, grh/rse…).

Nous espérons que l’Observatoire national du Numérique saura faire preuve d’une plus grande rigueur en la matière. Lire à ce sujet : Définir des indicateurs de référence sur le secteur du numérique.

Si le numérique a créé beaucoup moins d’emplois qu’on veut bien le penser sur les 15 dernières années, nous pensons néanmoins que son potentiel de créations d’emplois demeure élevé et durable.
Par ailleurs, nos métiers sont passionnants et méritent sans doute une plus grande attractivité, tout particulièrement auprès de la gente féminine.



PS :

Revue de presse :
- La bataille des chiffres autour de l’emploi du numérique (Damien Leloup, LeMonde.fr)
- L’étude de Google sur l’impact du numérique sur l’emploi "surestimée" ? (Nil Sanyas, PcInpact)

A lire aussi sur le sujet :
- Un nuage d’emplois sur la France à l’horizon 2015 (Xavier Biseul, 01net, le 01/04/2011 )
- McKinsey et l’Internet, une étude en trompe-l’œil (Gilbert Kallenborn, 01net, le 11/03/2011)
- L’impact économique de l’Internet en France (Olivier Ezratty)

Et pour aller plus loin :
Emploi dans le numérique : des études (McKinsey, Deloitte, IDC, Microsoft, Google, Facebook, Apple...) aux résultats disproportionnés

Articles sur l’étude Mc Kinsey :
- Internet, accélérateur de la croissance française (Afp)
- Etude McKinsey, Internet en France (Frenchweb)
- Exclusif : Internet a créé 25% des emplois en France depuis 1995 (Owni)

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