Voir aussi :
Carrières en SSII : des parcours… en fin de parcours (LeMagIT, 18.08.2008)
Face à ces constats :
Notre premier message s’adresse aux INFORMATICIENS : dans votre intérêt professionnel, nous vous conseillons vivement d’EVITER les SSII les plus implantées à l’offshore pour ne pas vous retrouver dans des projets "offshorisés" !
En effet, les témoignages que nous recevons depuis plusieurs années vont régulièrement dans le même sens, à savoir que les projets offshore sont très souvent une source de désagréments et d’ingratitudes pour les équipes pilotes en France : surabondance des spécifications et des tests, problèmes de communication, différences culturelles ou liées au management, lourdeurs et lenteurs du travail (généralement asynchrone) à distance, turnover des équipes offshore, etc.
Humiliation suprême : si c’est votre emploi lui-même qui finit par être "offshorisé", on vous demandera très certainement de "transférer vos compétences" à votre "successeur low-cost" !
Enfin, ne croyez surtout pas que les SSII répercutent les gains (par ailleurs limités…) réalisés grâce à l’offshore sur leur politique salariale en France : Cap Gemini, Atos et Steria (pour ne citer qu’elles), avec leurs politiques de grande modération salariale, sont la preuve éclatante du contraire…
Notre second message s’adresse aux POUVOIRS PUBLICS, à qui nous demandons l’application de MESURES pour lutter contre ces pertes d’emplois :
PRISE EN COMPTE des dé|relocalisations de services (tâches informatiques, BPO, centres d’appel…) au même titre que les délocalisations industrielles dans les politiques publiques : ceci est loin d’être le cas à l’heure actuelle en raison de "l’archaïsme" d’une bonne partie de notre classe politique et de la forte influence qu’elle reçoit des lobbies économiques concernés (toujours plus syndicalisés côté moyennes et grandes entreprises de services comme au Syntec… toujours moins hélas côté salariés, freelance et TPE).
Ceci entraine un certain nombre d’excès de la part de nos dirigeants politiques qui doivent être impérativement STOPPÉS : Offshore informatique : chroniques de l’aveuglement et de la complaisance des pouvoirs politiques, publics et économiques
INTERDICTION formelle de tout recours à l’offshore (partiel ou total, direct ou indirect) dans le cadre des marchés publics.
EXCLUSION des marchés publics des sociétés de service ayant recours excessivement à l’offshore (ex. Cap Gemini, Steria, Atos, Sopra, Logica, Accenture, Ibm, Hp-Eds, Csc, Unisys, Valtech, Business & Decision… etc etc etc).
INTERDICTION de toute aide publique (et autres avantages ou distinctions) à toutes les sociétés de service pratiquant l’offshore.
MESURES FISCALES favorisant l’implantation des centres de services en province (politiques d’aménagement du territoire) plutôt que dans les pays à bas coûts, ce qui permettrait par ailleurs de régionaliser davantage l’emploi hi-tech excessivement concentré (à 60%) sur la région parisienne. De telles mesures d’attractivité fiscale existent déjà dans les DOM-TOM et en Corse où existent d’ailleurs des centres de formation en informatique : qu’attendent donc nos SSII pour y implanter des centres "nearshore" ?
SOUTIEN A LA RE-LOCALISATION : création d’une cellule spéciale avec moyens financiers et fiscaux (ex. primes variables en fonction des montants d’investissement et du volume d’emplois recréés…) pour aider à la re-localisation des activités délocalisées
TVA SOCIALE pénalisant les délocalisations par une taxation plus élevée
SUPPRESSION immédiate du sous-groupe "Offshoring" du Groupe d’Impulsion des Relations économiques France Maroc (GIEFM) créé en septembre 2005 à l’initiative des premiers ministres français et marocain. Ce sous-groupe est une véritable provocation à l’égard de la communauté informaticienne de France et représente un soutien SCANDALEUX de notre Gouvernement à l’égard des délocalisations de services au Maghreb.
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Offshore informatique : chroniques de l’aveuglement et de la complaisance des pouvoirs politiques, publics et économiques
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