EXTRAITS :
(…)
Risques psychosociaux :
Les observations cliniques des médecins du travail montrent chez les salariés de la filière : fatigue mentale, symptômes d’épuisement, troubles du sommeil, troubles dépressifs, anxiété…
L’origine des troubles est ainsi identifiée :
l’urgence des travaux à effectuer et l’impossibilité de négocier les délais,
l’obligation de résultats,
le déficit managérial,
l’absence de reconnaissance
les périodes intercontrats ou le salarié n’est pas affecté à une activité précise
la culture du jeunisme
Organisation du travail :
Le schéma d’organisation le plus fréquent est le mode projet. Des équipes transversales sont constituées en mêlant des salariés internes à des salariés extérieurs (consultants) sans liens hiérarchiques et sont dirigées parfois à distance, parfois par un pool de managers. Ce type d’organisation rend très compliqué la gestion des relations de travail et engendre souvent des ordres contradictoires.
La charge mentale :
La charge mentale dans cette activité est très importante. Selon le modèle KARASEK elle est liée à : l’importance de la demande psychologique l’importance de la latitude décisionnelle l’importance du support social.
Dans ce secteur, les contraintes de temps entraînent une demande psychologique forte. La nature des tâches à accomplir offre de l’autonomie pour les réaliser (sans que cela soit forcement assorti d’autonomie de décision), cependant le manque de moyens, les contraintes de temps, le déficit organisationnel et un faible soutien social ( équipe et encadrement ) peuvent conduire à des situations de « job strain » [tension au travail].
Commentaires MUNCI :
Il faudrait rajouter également le "techno-stress" et le volume souvent élevé des horaires de travail qui n’est pas directement mentionné ci-dessus (73 % des ingénieurs informaticiens déclarent travailler plus de 40 heures par semaine selon l’étude Pole-emploi de dec.2011).



















