Décidément, le "gâteau" du logiciel libre, plus précisément de sa représentation, semble fortement convoité…
Côté utilisateurs et développeurs, on connaissait la dynamique APRIL (qui fédère aussi des entreprises), ainsi que l’AFUL et la FSF-France (chapitre français de la Free Software Foundation).
Côté entreprises, la FNILL (Fédération Nationale de l’Industrie du Logiciel Libre), née de la transformation statutaire de l’ASS2L en juin 2007, a déjà pour objet de "fédérer et de représenter l’ensemble de la filière économique du Logiciel Libre dans toute sa diversité et en particulier de défendre les intérêts de ses entreprises membres et de toute la profession."
Le dernier-né est donc le Conseil national du logiciel libre (CNLL), qui se présente comme "l’instance représentative, au niveau national, des associations et groupements d’entreprises du logiciel libre en France" (ndlr : vraiment… ?), a "pour vocation de parler au nom de l’ensemble de la filière économique du logiciel libre" et entend "fédérer l’action des différentes associations régionales, représenter l’écosystème des entreprises du logiciel libre auprès des pouvoirs publics et en assurer une plus grande visibilité sur le plan national comme international."
Pour certains, ce "sur-nombre" d’organisations se voulant représentatives du logiciel libre est en opposition avec la philosophie fondamentale du libre consistant, précisément, à s’affranchir des aspects… propriétaires.
Mais il est parfaitement possible de défendre et promouvoir une cause… sans chercher à se l’approprier.
Pour d’autres, cela témoigne au contraire de la vitalité du "secteur" et de la liberté d’action de ses différents acteurs, quitte à donner parfois l’image d’une division croissante de l’écosystème du libre…
Souhaitons bonne chance, malgré tout, au CNLL !
PS : ceci n’est pas sans rappeler la création fin 2005 de l’Afdel, ce "trublion" venu faire concurrence au Syntec Informatique dans le secteur du logiciel…























