Commentaires MUNCI :
"Seule ombre au tableau, qui perdure : le volet social. Si le Syntec table sur une croissance des effectifs comprise entre 1,5% et 2% sur 2004, soit environ 5.000 emplois créés, le secteur est toujours marqué par un fort taux de chômage."
Ce chiffre de 5000 créations d’emplois nettes (dans les SSII/éditeurs qui adhèrent au Syntec, soit 80% du secteur) est hélas tout à fait crédible
Nous disons "hélas" car il est presque insignifiant face au nombre bien plus important de demandeurs d’emplois en informatique !
De plus, il démontre parfaitement le caractère particulièrement trompeur des prévisionnels de recrutements : en effet, non seulement il correspond grosso-modo aux recrutements prévus à elles seules par 3 SSII sur les 500 que compte le Syntec (en l’occurrence Sogeti-Transiciel, Altran et Atos !!) mais il est surtout à comparer avec l’annonce des 26 000 à 28 000 recrutements de cadres informaticiens prévus par l’APEC pour l’année 2004 (voir cet article)
Quant on sait que les SSII sont les plus gros recruteurs d’informaticiens, l’écart entre les recrutements et les créations d’emplois NETTES devient vraiment flagrant !
"Selon l’association de salariés MUNCI (Mouvement pour une union nationale des consultants en informatique) "
Correctif : le MUNCI n’est pas une association fédérant uniquement les salariés des sociétés IT mais aussi les indépendants et demandeurs d’emploi.
Extrait de notre éditorial (fin de la page) :
Statistiques (approximatives) sur les soutiens et adhésions reçus par le MUNCI depuis début 2004 :
30% de demandeurs d’emplois et étudiants, 35% de salariés de sociétés de prestations informatiques (SSII, éditeurs, autres
), 25% de solos (indépendants/salariés portés, intérimaires) et directeurs TPE, 10% divers (enseignants, associations diverses
etc)
" pour le MUNCI le nombre réel de demandeurs d’emploi dans l’informatique serait supérieur d’un quart au chiffre cité par le ministère, « en prenant en compte l’ensemble des catégories de demandeurs d’emplois et en y incluant certains métiers liés aux secteurs hardware, informatique industrielle et télécoms »".
En effet, des sources ANPE (relayées dans cet article par 01informatique) évoquent carrément le chiffre de 77 616 informaticiens (toutes catégories confondues) inscrits à l’ANPE fin juin 2004 contre 54 459 personnes fin juin 2003 (soit un bond de 42 % ! !) en y incluant certaines fonctions liées aux hardware et, à la bureautique et surtout en prenant en compte l’ensemble des 6 catégories de demandeurs d’emplois.
Voir à ce sujet notre article Chiffres de l’emploi en informatique (chômage des informaticiens, offres d’emplois, recrutements)
"Quant aux salaires, après des baisses drastiques les années précédentes (-20% constatés depuis deux ans selon le Munci), il y aurait désormais une stabilisation « à des niveaux équivalents aux autres ingénieurs depuis 6 mois », selon le Syntec, mais rien de comparable avec les heures de gloire du secteur. « Il y a eu des excès dans les rémunérations entre 1998 et 2000 », conclut le président du Syntec."
Le chiffre de 20% correspond à une estimation globale de la baisse des salaires à l’embauche (jeunes diplômés comme seniors
) constatée dans un grand nombre de SSII mais aussi chez des utilisateurs depuis près de 3 ans.
Dans certaines petites ou moyennes SSII comme chez certains petits utilisateurs, des excès abusifs à la baisse sont parfois constatés avec des salaires alignés sur les minima salariaux du Syntec voire même au niveau du SMIC pour des bac+2/+3.
Concernant les "excès des rémunérations entre 1998 et 2000", ils n’ont pas créé pour autant de surchauffe globale des salaires des informaticiens au cours de ces années-là comme on a bien voulu le dire (à lire à ce sujet : Salaire : les cadres informaticiens globalement dans la moyenne (01 Informatique, le 06/07/2001) et Hausse de salaire tempérée pour les informaticiens européens ( 01 Informatique, le 16/07/2001)






















