Nette progression des informaticiens freelance
Rubrique : > ACTUS, INFOS
> Indépendants, portage salarial, intérim...
Mot(s)-clé(s) : Solos
Publié le 18 décembre 2006
Commentaire Munci :
Le chiffre ci-dessus prend en compte les entreprises d’entretien et de réparation de matériel informatique (Naf 72.5Z) : avec 15,6% d’indépendants, ces professionnels ne sont pas des informaticiens au sans "software" du terme…
Par conséquent, le nombre exact d’indépendants est certainement inférieur au chiffre de 31 100 personnes.
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Une chose est vrai, pour un recrutement de salarié les entreprises font très attention à l’age alors que pour effectuer une mission de x semaines ou mois elles s’en moquent. Bien au contraire l’expérience est valorisée.
Moi j’ai 51 ans, je suis indépendant depuis plus de 10 ans, après 15 ans dans plusieurs SSII, et tout va assez bien.
Grosso modo je facture 150 jours par an à 500 euros, soit un CA brut de 75 000, un net de 50 000 soit un peu plus de 4000 par mois sur 12 mois. Il y a quelques années c’était du 600 euros sur 200 jours par an. Le marché est devenu plus difficile, mais ce n’est pas lié à mon grand âge.
Pour devenir indépendant il faut : de l’expérience, la chance d’être sur des technos porteuses, du sens commercial et être débrouillard. Pas besoin d’être un expert en gestion-comptabilité.
Le principal problème c’est de "passer" en direct" comme on dit, c’est à dire de pas se retrouver en sous traitant d’une SSII qui vous bouffe 20% facile. D’ailleurs le marché est en train d’évoluer avec de nouvelles structures (idirect.fr, codeur.com) qui s’opposent au marché ordinaire de sous-traitance.
En résumé ne pensez pas que le statut d’indépendant n’est qu’un refuge pour vieillards séniles :-)
j’ai lu l’article suivant parue sur les jeudis.com je suppose, puisque c’est signé "les jeudis".
36 ans, l’âge limite pour les informaticiens ?
Les Jeudis
Trentenaires attention, vous entrez dans la zone rouge ! Passé 36 ans, vous atteignez l’« âge moyen » pour les informaticiens et le statut de séniors vous pend au nez. Vous ne voulez pas y croire pourtant les signes ne trompent pas…Votre expérience est trop importante pour la plupart des missions proposées, vos compétences coûtent trop cher aux dires des recruteurs, vous devenez (trop ?) exigeant quant à la qualité des postes proposés…bref, vous avez plus de 36 ans et vous avez envie de trouver un emploi dans lequel vous pourrez vous épanouir.
Pourtant tout le monde ne voit pas cela du même œil que vous. Comme si vous n’étiez plus dans le coup, vous voilà tout bonnement évincé par les entreprises en quêtes de jeunes loups au summum de leur forme. Dynamisme, motivation et docilité, voilà ce que recherchent les recruteurs chez les jeunes informaticiens. Et même si vous ne vous sentez pas tellement « sénior », c’est bien connu, à 36 ans, la capacité de mémorisation commence à être limitée et les connaissances deviennent quelque peu obsolètes… ! Seule solution vous remettre à niveau : bilans de compétences, DIF, formations et certifications vous permettrons de garder un esprit vif et réactif face aux évolutions technologiques !
En clair sachez que dans le petit monde de l’informatique rides et rhumatismes sont à bannir…Et même si certaines entreprises misent tout de même sur ces expérimentés pour des postes à responsabilité ou à forte compétences, informaticiens, gardez à l’esprit qu’à 36 ans, la bataille sur le marché de l’emploi sera malheureusement d’autant plus rude.
mon avis c’est que tous ces prestataires de services (ssii) dites souvent "société à taille humaine"…ils font souvent preuves d’originalité lorsqu’ils emettent une offre d’emplois !!! sont de sacrés connards et d’exploiteurs qui ne recherchent que du personnel docile et a court terme, quand a la valorisation et la valeur ajoutée d’avoir travaillé pour une ssii, c’est l’air du temps de le laisser penser…si vous voulez travaillez bcp, etre pris pour un con, etre remunéré au lance pierre et travaillez avec des trous du cul qui se prennent pour les premiers de la classe, foncez….
Non, pas une alternative : une conséquence.
Quand un gros client demande à ses fournisseurs (SSII) de trouver un profil genre mouton à 5 pattes, bien diplome, bien senior (avec 17 ans d’expérience à l’international), bien costaud pour 450 EUR HT par jour pour un contrat de 6 mois, la SSII a de la peine à fournir des CV répondant à la demande car ces types de profils d’habitude elle ne les embauche pas ; et puis de toutes les façons, leurs salaires ne perment pas à la SSII de faire de la marge.
Alors la SSII recherche dans ses profils glanés à coup d’annonces de recrutement bidons, les chomeurs de longue durée avec un profil adequat. Elle reçoit les chomeurs et leur fait miroiter des perspectives d’emploi : il n’est pas question de CDI, ni même de CDD ; les chomeurs devront créer leurs propres structures et comme ils sont chomeurs ils bénéficieront de l’ACCRE, ce qui leur permettra d’avoir un salaire acceptable pendant 6 mois (un an au maximum). Et c’est ainsi que les séniors sans emploi de l’informatique viennent grossir les chiffres des informaticiens freelance.
C’est du vécu (hélas).
"l’indépendance est de plus en plus l’ultime recours des seniors condamnés à ce choix, lorsqu’ils sont ostracisés et tenus en dehors d’un système qui privilégie davantage la jeunesse à l’expérience"
La clé est là : passé 35 ans (age auquel dans l’informatique on devient "senior"…) aucune SSII ne propose d’embauche , et aucun client non plus.
L’activité freelance reste la seule alternative, mais je gage qu’un grand nombre des freelance récents ont franchi le pas plus par force que par choix.
Cas personnel : * statut salarié : en 2.5 ans de chômage (30 mois) , un CDD de 6 mois * statut freelance (portage) : en 2 ans (24 mois) : 19 mois d’activité/missions Le problème reste la précarité de la situation : contraitement à d’autre métiers (architectes, avocats, …) l’indépendant en informatique est fortement tributaire des SSII (quasi impossible de rentrer directement chez un client à cause des systèmes de référencement) ; le freelance permet à la SSII de répondre aux demandes sans recruter, par contre dés que l’activité va se retrourner (cf 2002-2004) , les freelancers seront les premiers à se retrouver sur le carreau.
Pour que ce système soit pérenne, il faut impérativement que le contexte légal soit respecté :
libre concurrence et accès des indépendants aux clients
fin de la sous-traitance en cascade entre SSII et le freelance en bout de ligne qui gagne des clopinettes , chaque SSII se faisant de la marge, alors qu’il porte seul la prestation
sanctionner les délits de pret illicite de main d’oeuvre et de délit de marchandage dont se rendent coupables la plupart des SSII (et leurs clients).
C’est malheureux à dire mais personnellement je suis aussi convaincu qu’il existe un âge "limite" pour l’activité de prestataire salarié en SSII (au bout de 10 ans on commence à connaître par coeur les pratiques des SSII et l’on sait qu’on n’a rien à attendre en terme de formations valorisantes (c’est bien connu que les SSII ne forment les ressources qu’après le contrat signé avec le client), d’évolutions (car ce sont les commerciaux qui font les choix de positionnement des ressources sur les missions), etc.).
Personnellement après 10 ans de "galères" en SSII, j’ai le sentiment de n’avoir pas du tout évolué et c’est grave à mon avis car je ne pense pas être quelqu’un de limité intellectuellement (je sors d’une grande école d’ingénieurs quand même).
J’ai donc aujourd’hui 33 ans, et après 10 ans de SSII (ma dernière SSII est en train de me virer littéralement comme un malpropre mais je ne suis pas seul dans ce cas) j’envisage maintenant de faire le deuil de mon activité de salarié de SSII pour me mettre à mon compte (en portage salarial).
Maintenant ce qui me fait peur et comme cela a été souligné précédemment :
les grands comptes rendent difficile voire impossible l’accès des indépendants "en direct"
ce qui découle du point précédent est que les SSII "verrouillent" le marché de la prestation pour les grands comptes
la banalisation du délit de prêt de main-d’oeuvre illicite est tant une atteinte au droit du travail qu’une menace dangereuse pour le travail des indépendants
Je ne voudrais pas faire de politique mais je pense qu’il serait peut-être judicieux d’étudier des solutions telles que les "contrats de projet" appelés aussi "contrats de chantier" sans pour autant supprimer les autres contrats de travail.
Les intérêts que je vois dans les contrats de projet sont :
un intérêt économique pour le client : dès le projet finalisé, le contrat est terminé donc plus besoin de licencier ou de pousser à la démission
limiter le recours aux SSII : tout ingénieur pourra proposer ses services directement aux clients finaux ; de fait les SSII "marchandes de viande" n’auront plus aucune valeur ajoutée relativement
permettre aux prestataires de se vendre "au plus offrant" et de pouvoir décliner une mission qui ne serait pas dans leurs compétences (contrairement aux SSII qui "maquillent" les CV pour mieux "passer" auprès des clients)
Bien entendu il y aurait des inconvénients aussi à ce type de contrat, notamment les problèmes pour obtenir des crédits auprès des banques, couverture sociale et mutuelle, etc.
Et il faudrait également que ce type de contrat ne soit pas imposé (les autres types de contrats continuant à exister) mais surtout qu’il ne puisse pas être signé entre un demandeur de travail et une SSII bien entendu !!!
Bonjour,
Vous écrivez "C’est malheureux à dire mais personnellement je suis aussi convaincu qu’il existe un âge "limite" pour l’activité de prestataire salarié en SSII (au bout de 10 ans on commence à connaître par coeur les pratiques des SSII et l’on sait qu’on n’a rien à attendre en terme de formations valorisantes (c’est bien connu que les SSII ne forment les ressources qu’après le contrat signé avec le client),…"
J’ai passé à 50 ans un entretien avec un Directeur de centre de service en Informatque. Il semblait étrangement ne pas comprendre les trous d’activité de mon parcours et des orientation vers l’organisation, la qualité, …etc…
Tout cela pour vous dire qu’il y a un certain "BOULOT" de RABACHAGE à faire pour que des autistes puissent arriver à COMPRENDRE ce qui se passe dans la VIE REELLE. Sinon ……
attention, certaines SSII refusent de travailler avec des independants et annoncent la couleur (et dans les faits le nombre de freelances qui travaillent pour eux est effectivement totalement marginal), et la plupart evitent d’en prendre pour de bonnes raisons (ca bouffe leurs marges). Pourquoi prendre un freelance quand tu peux prendre un interimaire/ stagiaire (eh oui alors que c’etait marginal avant, les stagiaires dans l’informatique se multiplient) aussi jetable mais que tu payes moins ? certains stagiaires sur ce site semblent heureux qu’on leur propose le smic (alors que le smic, c’est le salaire MINIMUM LEGAL) Par ailleurs comme tu le dis, les grands comptes refusent en general de travailler en direct (quelquefois c’est impossible) avec des independants pour differentes raisons (legales etc). Un contrat en direct pourrais plus facilement etre requalifie en CDI par exemple
J’ai déjà eu l’occasion de travailler avec des stagiaires qui bossaient pour des SSII pour moins de 800€ par mois sans que le client ne le sache. Pourtant leur prestations étaient facturées au client le prix fort plus de 500€ la journée (année 2000 et 2001).
Actuellement il y a aussi toutes ces entreprises qui utilisent les personnes en contrat de professionnalisation (niveau BAC+3) qui sont rémunérées 80% du SMIC pendant deux ans (très rarement plus et dont les prestations sont facturées au tarif du marché…
J’ai une SSII depuis six ans en Belgique et grâce à mes projets informatiques sur mesure, j’ai passé la crise 2001-2004 sans problème. Initialement contre le « BodyShopping », je me rends contre aujourd’hui que pour grandir, il faut faire du « BodyShopping », ce n’est pas la faute des SSII s’il y a une cascade des marges, s’ils se prêtent des ressources etc mais c’est le client qui ne prend plus la peine de réfléchir à ses besoins afin de rédiger un cahier des charges et utilise des SSII (si possible des grandes) en espérant avoir le mouton à 5 pattes en un temps record…
D’un autre côté, il faut distinguer les vrais entrepreneurs des faux indépendants. Les faux indépendants le sont soit parce qu’ils deviennent trop vieux, soit pour des raisons fiscales (c’est le cas pour la majorité des indépendants que je connais ; ils ont un Net bien plus important). Par contre, pour les vrais entrepreneurs, contrairement à ce qui se passe aujourd’hui, il est illusoire de croire qu’ils pourraient accéder en direct à une grande banque, l’OTAN, la CEE etc. D’ailleurs, il faut comparer l’informatique à d’autres métiers matures comme les architectes ; les architectes indépendants n’obtiennent aucun grand marché en direct, une petite maison par-ci, une petite villa par là, les grands projets sont gérés par de gros bureaux d’étude qui sous-traitent à des PME ou indépendants. Grâce aux SSII, les freelances travaillent sur des projets sur lesquels ils n’auraient même pas pu imaginer seul…
A mon avis, le problème à résoudre est l’effet « BodyShopping » et les inconvénients pour les faux indépendants… ma solution est la bonne gouvernance informatique. Quand les CEO et CTO des sociétés se rendront compte que via le BodyShopping, ils n’ont aucune garantie de résultat et que le travail du directeur informatique est d’allier la stratégie de son département à la stratégie de la société et que son travail opérationnel d’aujourd’hui qui consiste à gérer des ressources externes n’apporte aucune valeur ajoutée, on pourra espérer une diminution du BodyShopping et par conséquent, limiter les inconvénients pour les faux indépendants.
Il y aurait beaucoup à redire sur cet avis, je me contenterais de réagir à ceci : "Grâce aux SSII, les freelances travaillent sur des projets sur lesquels ils n’auraient même pas pu imaginer seul…" pour rétorquer :
Grace aux freelances, les SSII gagnent des projets sur lesquels elles n’auraient même pas pu imaginer postuler seules. Quand un grand compte (Total, DHL, La Poste, ..) s’adresse à une "grosse SSII" pour diriger un GROS projet , il croit faire appel à la compétence de la SSII , et il récupère la compétence du freelance (à qui on interdit de dire qu’il est freelance bien sûr), tout simplement parce que la SSII ne veut pas payer pour avoir ces compétences en interne : combien de CP (expérimentés off course) de grands projets internationaux en interne en SSII ?
Et à 55 ans, on fait comment ?
Je passe des CV d’informaticien et je reçois des offres de "hotliner" débutant, de commercial … voire d’électricien !
Par contre des demandes "d’aide gratuite" m’affluent de partout, même une fois pour la mise en place d’un réseau d’entreprise pour l’ami d’un ami d’une connaissance.
Je suis freelance depuis décembre 99, je le suis devenu de ma propre initiative et sans le moindre regret, j’ai 34 ans. J’ai travaillé pour de très grands comptes avec de nombreuses SSII, des petites et des très grosses (TRANSICIEL, CAP GEMINI …) J’ai passé la grise en 2003 grâce à mon statut (pouquoi embaucher une personne pour une mission de 4 mois pour qu’il nous reste sur les bras ?) les années fastes mon aussi été bénéfiques (on ne trouve personne alors on te fait travailler). En fait ma "précarité" ma souvent protégée. Aujourd’hui je connais de nombreux jeunes qui après deux ou trois ans d’activité se lance dans le freelancia et de nombreuses SSII me contactent pour savoir si je peux les mettre en relation avec des confrères. Je fais partie d’un groupement d’intérêt de freelance, nous nous soutenons, échangeons des conseils sur le marché, la défiscalisation, je n’ai jamais autant connu de solidarité depuis que je suis à mon compte. Des confrères de + de 50 ans, y compris expert c++ sont en poste, notamment dans la finance et continuent de bien gagner leurs vie. Ma rénumération à 34 ans dépasse les 7000 euros net, je déduis de mes charges ma voiture, mon équipement, ma formation. Au sujet de ma formation, en cinq ans j’ai investis plus de 15000 euros dedans, plus que ne fera jamais une SSII pour un de ses salarié. Mon CV a une ligne directrice claire, puiqu’on ne m’a jamais envoyé où je ne voulais pas allé. Mon banquier, mon concessionnaire automobile, les assurances, me font confiance. Je n’ai plus de commerciaux, de manager, juste des clients, avec qui j’entretiens de bon rapport. Je ne connais personne du même statut que le mien, qui soit devenu Freelance contre sa volonté (groupement de 34 freelances), au contraire je connais beaucoup de salarié qui aimeraient le devenir et qui sont découragés par leur SSII. […] ++ Tout le monde et bonne chance à tous. Guillaume
Bonjour, tu parles d’un groupement d’intérêt de freelance. Peux-tu m’en dire plus ? Je vais basculer freelance sur MVS en début d’année 2008, et je recherche des contacts, des gens expérimentés qui pourraitent m’en dire plus sur les tarifs, les contrats, etc… Merci
Ton temoignage m’interesse. Dans quelle region et sur quelles technologies tu bosses ? Quel est ton tarif moyen journalier ? Merci.
Je bosse en région parisienne, pour différents comptes "industrie, banque, finance, assurance …" sur les technos Java, .net, essentiellement dans le Web Là je suis à 700 ht jour, j’ai 10 ans d’exp à peu près Mais ces éléments ne vous apporterons pas grand chose, c’est une question de période, en cas de crise je me brade, quant ça cartonne je fais monter les enchères. globalement tout va bien, je n’ai toujour pas connu le chomage (tant mieux, je n’y ai pas droit), tout va bien
Hello et bravo pour ta franchise enfin quelqu’un qui reussit et assume bien sa reussite en tant que freelance. Merci et bonne continuation.














