1. SOCIÉTÉS FRANÇAISES :
CAP GEMINI :
Capgemini a passé le cap des 19.000 salariés dans ses implantations offshore (Inde, Chine, Pologne et Maroc) après le rachat de l’indien Kanbay fin 2006, soit près d’un quart de l’effectif mondial désormais fixé à 82 000 personnes. Objectif : 40.000 employés d’ici fin 2010 !
MAJ 12.02.2009 : Pour faire face à la crise, Capgemini voit son salut dans l’offshore
Débat sur nos forums : http://forums.munci.org/-offshore-m...
STERIA :
Avec la reprise de la firme britannique Xansa en 2007, le français Steria compte désormais 27 % de son personnel en Inde, sur un total de 20.000 salariés, et veut passer à 40 % d’effectifs offshore en 2010.
« L’Inde est une fabuleuse opportunité pour nous aider à gagner en productivité, alors qu’on est en Europe sur un marché sous pression au niveau des prix. Un ingénieur indien gagne 6.000 à 7.000 euros par an, contre 35.000 euros pour un ingénieur débutant en France », explique François Enaud, son PDG, persuadé que l’inflation salariale va ralentir.
Rappelons que 16 % du capital de Steria est détenu par 4 000 salariés qui devraient avoir leur mot à dire en matière de croissance externe et d’offshore…
MAJ 18.03.2009 : Offshore, emploi... et cynisme : Steria et son PDG (F. Enaud) dépassent les bornes !!
Débat sur nos forums : http://forums.munci.org/steria-et-l...
ATOS :
« Nous sommes bien placés pour tirer parti de la croissance rapide de la demande en Europe continentale », estime Hubert Tardieu, vice-président d’Atos Origin chargé du conseil en intégration de systèmes. En accompagnant ses grands clients (Renault, KPN, Dresdner…), Atos veut porter ses effectifs dans le pays de 2.300 à 6.500 employés en 2009 et cherche à y effectuer une acquisition.
Débat sur nos forums : http://forums.munci.org/offshore-de...
SOPRA :
La SSII compte 10 % de ses effectifs offshore pour l’heure (1200 salariés), elle prévoit de faire passer ce taux à 15 % fin 2009, avec 1 900 personnes dans les pays low cost.
Débat sur nos forums : http://forums.munci.org/sopra-nie-u...
MAIS AUSSI :
Business & Decision :
Cette SSII d’environ 3000 salariés dispose déjà de nombreux centres offshore (Roumanie, Tunisie, Ile Maurice, Inde…etc) : un calcul étonnamment risqué quand on est spécialisé dans la Business Intelligence…
Valtech :
Environ 500 salariés en Inde… pour seulement 150 en France et 1200 dans le monde !
2. SOCIÉTÉS ÉTRANGÈRES (basées en FRANCE) FORTEMENT IMPLANTÉES A L’OFFSHORE :
LOGICA :
"Le recours à l’offshore est de mieux en mieux accepté par nos clients. En conséquence, nous avons décidé de ralentir nos recrutements à l’onshore, c’est à dire en France. Nous souhaitons augmenter notre support à l’offshore pour nos clients français, en Inde, pays où nous avons doublé notre présence, et également au Maroc. Notre capacité à proposer des services à moindre coût nous permet d’être plutôt confiants pour l’avenir." (Patrick Guimbal
PDG de Logica France)
(lien article LMI)
Ainsi que :
IBM, ACCENTURE, HP-EDS, CSC, UNISYS…
Voir :
10 SSII occidentales reines de l’offshore
Toutes ces sociétés, qui font preuve d’une grave IRRESPONSABILITÉ SOCIALE et PROFESSIONNELLE par leur recours excessif à l’offshore, seront tout particulièrement dans le collimateur du MUNCI à l’avenir…
A LIRE : Pourquoi, quand et comment l’offshore doit être combattu
Ainsi que : Les grandes SSII privilégient les recrutements dans les pays à bas coûts.
Il semble, au demeurant, que la stratégie offshore ne semble pas payer pour ces SSII puisque leurs résultats sous-performent régulièrement ceux du secteur depuis plusieurs années !!! Cherchez l’erreur…
Peu importe : les analystes, avec leurs visions simplistes et court-termistes, continuent à plébisciter l’offshore au nom de la "réduction des coûts" bien sur…
Face à ces constats :
Notre premier message s’adresse aux INFORMATICIENS : dans votre intérêt professionnel, nous vous conseillons vivement d’EVITER les SSII les plus implantées à l’offshore pour ne pas vous retrouver dans des projets "offshorisés" !
En effet, les témoignages que nous recevons depuis plusieurs années vont régulièrement dans le même sens, à savoir que les projets offshore sont très souvent une source de désagréments et d’ingratitudes pour les équipes pilotes en France : surabondance des spécifications et des tests, problèmes de communication, différences culturelles ou liées au management, lourdeurs et lenteurs du travail (généralement asynchrone) à distance, turnover des équipes offshore, etc.
Humiliation suprême : si c’est votre emploi lui-même qui finit par être "offshorisé", on vous demandera très certainement de "transférer vos compétences" à votre "successeur low-cost" !
Enfin, ne croyez surtout pas que les SSII répercutent les gains (par ailleurs limités…) réalisés grâce à l’offshore sur leur politique salariale en France : Cap Gemini, Atos et Steria (pour ne citer qu’elles), avec leurs politiques de grande modération salariale, sont la preuve éclatante du contraire…
Notre second message s’adresse aux POUVOIRS PUBLICS, à qui nous demandons l’application de MESURES pour lutter contre ces pertes d’emplois :
PRISE EN COMPTE des dé|relocalisations de services (tâches informatiques, BPO, centres d’appel…) au même titre que les délocalisations industrielles dans les politiques publiques : ceci est loin d’être le cas à l’heure actuelle en raison de "l’archaïsme" d’une bonne partie de notre classe politique et de la forte influence qu’elle reçoit des lobbies économiques concernés (toujours plus syndicalisés côté moyennes et grandes entreprises de services comme au Syntec… toujours moins hélas côté salariés, freelance et TPE).
Ceci entraine un certain nombre d’excès de la part de nos dirigeants politiques qui doivent être impérativement STOPPÉS : Offshore informatique : chroniques de l’aveuglement et de la complaisance des pouvoirs politiques, publics et économiques
INTERDICTION formelle de tout recours à l’offshore (partiel ou total, direct ou indirect) dans le cadre des marchés publics.
EXCLUSION des marchés publics des sociétés de service ayant recours excessivement à l’offshore (ex. Cap Gemini, Steria, Atos, Sopra, Logica, Accenture, Ibm, Hp-Eds, Csc, Unisys, Valtech, Business & Decision… etc etc etc).
INTERDICTION de toute aide publique (et autres avantages ou distinctions) à toutes les sociétés de service pratiquant l’offshore.
MESURES FISCALES favorisant l’implantation des centres de services en province (politiques d’aménagement du territoire) plutôt que dans les pays à bas coûts, ce qui permettrait par ailleurs de régionaliser davantage l’emploi hi-tech excessivement concentré (à 60%) sur la région parisienne. De telles mesures d’attractivité fiscale existent déjà dans les DOM-TOM et en Corse où existent d’ailleurs des centres de formation en informatique : qu’attendent donc nos SSII pour y implanter des centres "nearshore" ?
SOUTIEN A LA RE-LOCALISATION : création d’une cellule spéciale avec moyens financiers et fiscaux (ex. primes variables en fonction des montants d’investissement et du volume d’emplois recréés…) pour aider à la re-localisation des activités délocalisées
TVA SOCIALE pénalisant les délocalisations par une taxation plus élevée
SUPPRESSION immédiate du sous-groupe "Offshoring" du Groupe d’Impulsion des Relations économiques France Maroc (GIEFM) créé en septembre 2005 à l’initiative des premiers ministres français et marocain. Ce sous-groupe est une véritable provocation à l’égard de la communauté informaticienne de France et représente un soutien SCANDALEUX de notre Gouvernement à l’égard des délocalisations de services au Maghreb.
A lire aussi :
France : les emplois en offshore... plus nombreux que les demandeurs d’emploi en informatique !
L’informatique française recrute... en Inde de préférence
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