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MOTS-CLES

Offshore : le danger vient (aussi) du Maroc...
Rubrique : ACTUS, INFOS > Délocalisations, Offshore informatique > Offshore au Maghreb
Mots-clés : Offshore au Maghreb
Publié le 23 mai 2006, mis à jour le 2 juin 2006
Nombre de visiteurs uniques : 6159


Aujourd’hui le Maroc, le 23.05.2006
« 90.000 emplois d’ici 2012 »
Voir aussi : http://www.aujourdhui.ma/emploi-ent...

Extraits :

ALM : où en est l’offre offshoring au Maroc actuellement ?
Jamal Benhamou : En fait, il y a actuellement tout un programme en préparation, entièrement dédié à l’offshoring, et qui est en phase de finalisation. Probablement en fin juin 2006, le Maroc va, en effet, annoncer son offre en matière d’offshoring.

ALM : Quels sont les objectifs attendus de l’offshoring, notamment en matière d’emploi ?
Grâce aux politiques publiques volontaristes qui sont mises en œuvre actuellement pour encourager l’offshoring, on prévoit la création de quelque 90.000 emplois d’ici 2012.
(…) L’enjeu est de faire du Maroc une plate-forme de délocalisations ou relocalisations de services de développement de logiciels, de centres d’appels, de saisie et de traitement de données. Et c’est à juste titre puisque le Maroc a été classé 3ème destination de délocalisations parmi les pays francophones.


+
02 juin 2006 : La Mecque du centre d’appels (Challenges)

Extrait :

Mais fin 2005, à la suite d’une étude du cabinet McKinsey, le royaume chérifien a lancé le programme gouvernemental Emergence, dont les centres d’appels et l’offshore informatique sont le premier étage d’une fusée économique. D’ici dix ans, elle devrait apporter 1,5 milliard d’euros de recettes supplémentaires et près de 100 000 emplois. « Pour la première fois, une politique industrielle montre les métiers à vocation mondiale dans lesquels le Maroc peut se développer », explique Mohamed Kabbaj, wali (préfet. NDLR) de Casablanca, qui s’ap­prête à ouvrir, fin 2007, CasaShore, le premier technopôle d’une série de parcs d’activités high-tech répartis sur une dizaine de villes.


Commentaires :

Il faut appeler les choses par leur nom : les "politiques publiques volontaristes" en question sont des pratiques de DUMPING qui se pratiquent au nez et à la barbe tant de l’UE que de l’OMC qui se sont pourtant données pour mission de les combattre (cf. commission européenne)
La réalité est tout simplement que le commerce international des services échappe TOTALEMENT aux règlementations anti-dumping…
Voir : Zone franche pour l’offshoring au Maroc

Après l’Inde, l’offshore s’industrialise à grande échelle dans des pays comme le Maroc… pendant ce temps, nos pouvoirs publics n’ont toujours pas prévu la moindre parade.
Comme toujours, il faudra probablement attendre une nouvelle crise dans le secteur IT et le recours à l’offshore à grande échelle dans nos sociétés pour que l’on commence enfin à s’attaquer à ces dé/relocalisations d’emplois qualifiés, ou comment rattraper (trop) tardivement les causes perdues…


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24 octobre 2007

L’offshore n’a plus de raison d’être étant donnée la nouvelle loi qui vient de passer au parlement et dont personne ne parle : les entreprises d’intérim pourront faire venir des travailleurs étrangers : http://www.lesechos.fr/info/france/… Il sera donc possible de faire venir en toute légalité des informaticiens étrangers avec un contrat d’interim donc à un prix décidé en amont

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21 octobre 2007, par gilles CARRE

Bonjour,

l’off-shore est un mot un peu galvaudé et à connotation péjorative. La "délocalisation" ayant pour unique but de la part d’un dirigeant d’une entreprise (europénne de l’Ouest) de diminuer les coûts doit être combattue (dumping).

Mais le co-développement qui verrait le Maroc (ou un autre pays "pauvre économiquement") développer son secteur informatique en même temps qu’il apporterait une offre de service supplémentaire et complémentaire de celles venant de SSII française doit être encouragée.

Un ingénieur marocain devrait avoir autant le droit de vivre décemment qu’un ingénieur français (et pas uniquementles ingénieurs d’ailleurs …) même si c’est différemment.

J’espère de la part de Munci ou d’autres associations et syndicats de salariés de définir ce que vivre décemment signifie et d’établir une échelle de salaires en fonction des compétences, de l’expérience de chaque individu.

Une 1ère approche pourrait être de définir le salaire en fonction du prix du logement. Un ingénieur parisien ne peut louer un appartement de 30 M2 que s’il gagne environ 700 x 3 /0.77 = env. 33 k€ brut par an. Qu’en est il pour un ingénieur de Casablanca ?

Une SSII qui proposerait des salaires ingénieur ne leur permettant pas de louer un 30 m2 au centre-ville ferait donc du dumping social…

Il faudra peut-être à terme aussi accepter de limiter la hausse des salaires des européens pour créer des emplois dans les pays en voie de développement, histoire de solidarité entre salariés.

A creuser …

Gilles CARRE, ingénieur en électronique et informatique embarquée, 18 ans d’expérience, salarié d’une SSII

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4 juillet 2007, par Progonline

Votre document

http://ec.europa.eu/trade/issues/re…

concerne principamelent l’importation de biens, me semble-t-il (et non pas l’offshore - importation de services).

D’autre part, le Syntec a publié une annonce où il soutient que l’offshore est globalement positif, et dans l’intérêt du secteur informatique, donc cela ne rentre de toute façon pas dans la politique de l’UE (telle que spécifié dans le document auquel vous faites référence).

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