MAJ 30.05.2011 : SSII indiennes : la polémique des visas rebondit (Channel News)
Les tensions protectionnistes menaçant l’activité des SSII indiennes pouvaient paraître dépassées. Du moins Barack Obama avait-il pu le laisser imaginer à l’automne dernier. Mais il n’en est rien.
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MAJ : 15.09.2010 : L’Inde s’inquiète des poussées protectionnistes américaines (Les Echos)
“Le secteur informatique et le gouvernement de New Delhi jugent dangereuses les initiatives prises aux Etats-Unis contre la sous-traitance. Ces tensions tombent mal alors que Barack Obama va faire en novembre une visite en Inde. Nous avons exprimé notre sérieuse préoccupation aux Etats-Unis » : le ministre indien du Commerce et de l’Industrie Anand Sharma a vivement dénoncé samedi dernier les dernières initiatives protectionnistes américaines, les qualifiant de « régressions » du point de vue du commerce international.
Coup sur coup, trois événements ont déclenché l’alarme à Delhi et Bangalore. Il y a d’abord eu en août la très forte augmentation du coût des visas professionnels utilisés par les ingénieurs informaticiens indiens envoyés en mission aux Etats-Unis. Une mesure prise dans le cadre de la loi sur la protection des frontières américaines, qui aura un impact important sur les SSII indiennes, très actives là-bas : Infosys, par exemple, réalise plus de 60 % de son chiffre d’affaires aux Etats-Unis. Selon l’organisation professionnelle de la high-tech, le Nasscom, « l’impact sur les entreprises indiennes pourrait s’éleverjusqu’à 200 ou 250 millions de dollars par an ».
Deuxième alerte : l’interdiction décrétée par l’Etat de l’Ohio de tout contrat public avec une entreprise qui sous-traite une partie de sa production à l’étranger. Enfin, les déclarations de Barack Obama en fin de semaine dernière tendant à réserver les réductions d’impôts aux entreprises qui créent des emplois sur le territoire américain et non pas à l’étranger, ont fait monter encore un peu plus la tension.
Bien sûr, les Indiens savent qu’il s’agit là d’abord d’un jeu électoral. En outre, font remarquer les professionnels, l’impact concret immédiat d’une initiative comme celle de l’Ohio ne peut être très important puisque les SSII indiennes travaillent peu avec le secteur public américain. Mais le Nasscom souligne que ce secteur constitue « une priorité pour l’avenir ». L’industrie high-tech indienne estime d’ailleurs une telle initiative contre-productive pour les Etats-Unis, puisqu’elle va entraver « l’objectif du gouvernement américain de réduire les déficits publics », en empêchant les administrations de bénéficier des gains de productivité apportés par les technologies de l’information. Ces tensions tombent mal alors que Barack Obama va faire en novembre une visite très attendue en Inde. La question sera évidemment abordée à New Delhi : Anand Sharma s’est déjà offert le luxe de donner au président américain une leçon de libéralisme, en soulignant que les mesures protectionnistes « finissent toujours par aggraver les récessions… »
Patrick de jacquelot, Les Echos”






















