Commentaires MUNCI :
Le MUNCI soutient cette action et invite tous ses membres salariés de la Branche Syntec-Cicf à signer la pétition (le lien vers la pétition en ligne n’est visiblement affiché que depuis… hier seulement).
(Il est dommage cependant que la durée de cette pétition soit limitée à un petit mois…)
Le MUNCI partage le même constat que la CFDT sur la stagnation des salaires dans nos professions : "la situation salariale est tendue depuis plusieurs années et devient franchement intolérable avec la reprise annoncée de l’inflation".
Bon nombre des conflits sociaux ayant secoué la Branche ces dernières années étaient liés, entre autres, à des revendications salariales.
Nous constatons cependant que cette action ne s’attaque pas suffisamment aux vraies causes de la stagnation des rémunérations dans nos métiers.
Il s’agit, tout d’abord, de faire les bons constats (et ne pas se laisser illusionner par des études souvent trompeuses sur l’évolution salariale des informaticiens…). Lire à ce sujet : 2. RÉMUNÉRATIONS.
Les solutions que nous préconisons :
la revalorisation des métiers techniques, souhaitée par tous, passe nécessairement par une revalorisation de leurs salaires parallèlement à une "rationalisation" de ceux des commerciaux/managers…
s’attaquer aux problèmes de sous-traitance en cascade et de politiques de référencement des grands comptes qui ont pour effet de tirer les marges vers le bas (et donc mécaniquement les salaires…), sans parler de certaines "dérives commerciales" (à lire)
valoriser davantage l’expertise des salariés (promouvoir le poste de "développeur senior", favoriser l’accès aux certifications de haut niveau…etc)
faire respecter la loi ! A l’heure où les inégalités de rémunération sont particulièrement fréquentes dans nos SSII et sociétés de conseil (notamment du fait de l’individualisation des rémunérations), un arrêt important de la Cour de Cassation (Cass.soc., N°08-40.059, 27 février 2009) remet certaines pendules à l’heure.
Sur le principe du « à travail égal, salaire égal », seuls des critères objectifs, pertinents et vérifiables autorisent l’employeur à des différences de rémunération…
développer de nouveaux modèles de sociétés de services informatiques basés sur les principes de transparence du "commerce équitable" (ex. systèmes de coopérative Scic/Scop) où la partie commerciale est réduite à sa plus simple expression et où les salaires sont généralement plus élevés… (à lire : Le commerce équitable gagne les services informatiques)
L’augmentation des minima salariaux conventionnels Syntec est également indispensable mais surtout dans le but de lutter contre les problèmes persistants de dumping social dans certaines sociétés (notamment par l’immigration économique…).
Son effet sur la hausse des salaires serait plus incertain sachant que le problème des rémunérations se pose essentiellement pour les salariés confirmés/seniors (la plupart des SSII faisant, comme chacun sait, leurs marges sur les débutants… d’où les problèmes d’employabilité des seniors).
De même, le respect de la classification conventionnelle Syntec est tout aussi importante (la CFDT rappelle à juste titre que "trop de salariés de la branche sont mal positionnés dans la grille de classification permettant aux employeurs de ne pas les rémunérer à leur juste valeur") mais nous y voyons là moins une cause qu’une conséquence…
MAJ 21.05.2010 : négociations paritaires sur la revalorisation des minima salariaux
Selon nos informations, le Syntec a proposé récemment aux syndicats une augmentation de 0,9% du point Syntec, correspondant à la hausse de l’inflation sur l’année 2009.
La CFDT a refusé de signer parce qu’elle demande… +1.2% !
La CGT a refusé de signer car elle demande quant à elle… +4% !!
… est-ce bien raisonnable ?






















