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« Le MUNCI est la 1ère communauté professionnelle en France dans les métiers du numérique.
L'association réunit les membres salariés, indépendants et demandeurs d'emploi des professions informatique, web et télécoms pour mieux défendre leurs intérêts collectifs et leur apporter des services adaptés »

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Présidentielle 2012 : actions et positions du MUNCI vis à vis des candidats
Publié le 20 avril 2012, mis à jour le 4 mai 2012
Rubrique : ACTIONS, VIE DU MUNCI > Actions du Munci
Mots-clés : Economie numérique / Politiques soc. & éco.
Nombre de visiteurs uniques : 1146 • Lien pérenne : http://munci.org/article1875.html


Malgré notre discrétion, le MUNCI n’est pas resté inactif pendant la campagne présidentielle…
Nous avons rencontré en effet plusieurs membres des équipes des candidats et nous avons diffusé un nouveau document de position.

MAJ 04.05.2012 :

Au terme de cette campagne présidentielle, le MUNCI ne cache pas sa déception face au constat que bon nombre de sujets majeurs ont été esquivés ou minimisés par les candidats, en particulier les 2 finalistes, parmi lesquels : les questions liées à la démocratie (fossé croissant entre le peuple et ses représentants, modernisation du fonctionnement de notre démocratie et des processus de décision, recul de la liberté d’expression…), les problèmes croissants du monde du travail (sous-traitance, salaires, conditions de travail, inégalités, recul du syndicalisme…), la politique numérique, l’indépendance technologique…etc

Aucune mesure d’envergure n’a été proposée pour combattre le chômage de masse dans notre pays, duquel découle une grande partie des déficits et des problèmes de société.
Le contrat de génération de François Hollande pourra sans doute permettre de favoriser l’emploi des jeunes et de maintenir des emplois de seniors, mais en aucun cas de favoriser l’embauche de seniors.
Le grand plan proposé par Nicolas Sarkozy en faveur de la formation professionnelle est une idée séduisante mais qui est restée trop théorique avec de nombreuses incertitudes (conditions de mise en oeuvre, financement…).

Nous ne prenons pas position pour l’un ou l’autre des deux finalistes, car trop peu de choses les séparent sur les sujets qui concernent l’économie et le travail.
(nous rappelons par ailleurs que le vote blanc n’est jamais pris en considération au moment des résultats…)

Le nouveau document de position du MUNCI que nous avons envoyé aux candidats n’a eu pour réponses que des courriers de politesse (ce qui était toutefois prévisible étant donné sa longueur et la variété des thèmes abordés, néanmoins tous en rapport bien évidemment avec les thématiques liées à notre association : vie démocratique, monde du travail, économie numérique…).
Un aperçu seulement partiel de nos propositions a été donné au JDNet : Présidentielle : 20 propositions du Munci pour le secteur IT.
Nous rendrons public ce document, avec quelques améliorations et communiqué à la presse, après l’élection du nouveau président à qui nous écrirons rapidement car c’est là que le "lobbying" commence réellement et non pas avant la présidentielle où les promesses n’engagent que ceux qui les croient et où les programmes ne tiennent de toute façon jamais compte des "cahiers de doléances" des "corps intermédiaires"…


20.04.2012 :

 UNE CAMPAGNE DÉCALÉE

A l’instar d’une majorité de citoyens et d’organisations, le MUNCI est assez consterné par le décalage entre les aspirations majoritaires des français telles qu’elles ressortent à travers de nombreux sondages (chômage, travail, démocratie, souverainisme…) et les réponses apportées par les candidats.

- Sondage OpinionWay Fiducial (mars 2012) : 65% des français se disent déçus par la campagne présidentielle.
- Sondage LH2/Yahoo (fév. 2012) : 59% des français jugent que la campagne pour l’élection présidentielle est de mauvaise qualité, contre 36% seulement qui pensent le contraire. Ce sentiment est le plus marqué "parmi les cibles se montrant traditionnellement les plus intéressées par le débat politique", note l’institut de sondages, c’est-à-dire les hommes, les cadres et les personnes les plus diplômées, aussi bien de droite que de gauche.
- Sondage Opinionway (janv. 2012) pour La Croix : 71% des Français estiment que la campagne pour la présidentielle n’apporte pas les réponses escomptées aux priorités actuelles
- Sondage OpinionWay (nov. 2011) réalisé pour l’Institut de la démocratie et révélé par Ouest-France : 60% des Français jugent que la démocratie va mal (+12% en 2 ans)
- Baromètre de la confiance politique du Cevipof (oct. 2011) : 83% des Français considèrent que les responsables politiques se préoccupent peu ou pas du tout de ce que pensent les gens comme eux (+2% en 2 ans)

En ce qui concerne la participation au 1er tour (22 avril 2012), elle fut peut-être élevée mais elle demeure inférieure de 4.5% à celle de 2007….

 ACTIONS DU MUNCI

- Nous avons demandé à être reçu par les REPRÉSENTANTS À L’ÉCONOMIE NUMÉRIQUE des ÉQUIPES de N.SARKOZY, F.HOLLANDE, M.LE PEN, F.BAYROU et JL.MELENCHON (pas de discrimination particulière à l’égard des autres mais simplement un choix de se limiter aux 5 candidats les mieux placés dans les sondages pour des questions d’emploi du temps…) pour leur présenter nos principales analyses et propositions.
Résultats :
Nous avons rencontré Benjamin LANCAR (ex. Secrétaire national de l’UMP en charge du Numérique) et Nicolas PRINCEN (Conseiller Technique au Numérique du Président de la République) pour le candidat N.SARKOZY.
Nous avons rencontré Fleur PELLERIN, Daniel KAPLAN et Maurice RONAI pour le candidat F.HOLLANDE.
Nous avons reçu un courrier de politesse de l’équipe de M.LE PEN nous proposant de lui envoyer par écrit nos propositions.
Nous n’avons PAS eu de réponse de la part des équipes de JL.MELENCHON et F.BAYROU !
=> La 1ere conclusion que l’on en tire est donc que les candidats "les plus proches du peuple"… ne sont pas forcément ceux qui le clament haut et fort !!!

- Nous avons transmis par courrier (sans doute un peu tardivement…) un nouveau DOCUMENT DE POSITION de plusieurs dizaines de pages à l’ensemble des candidats (cf. l’ancien de 2007) reprenant nos principales analyses et propositions sur les thèmes ci-dessous (ce document ne contenait pas de questions et n’appelait donc pas de réponses particulières).

 POSITIONS DES CANDIDATS

Voici les principales positions des candidats sur les thèmes citoyens, socioprofessionnels, règlementaires et économiques abordés dans notre document de position (en ce qui concerne N.SARKOZY, il ne s’agit absolument pas de juger son bilan mais seulement ses propositions).

- DÉMOCRATIE ET LIBERTÉS (rôle des associations, démocratie participative, e-démocratie, liberté d’expression, class actions…)

Première source de consternation !

A l’exception de JL.MELENCHON, qui est de très loin le candidat le mieux placé sur tous ces sujets, les candidats sont malheureusement très discrets sur ces questions.

Nous avons trouvé particulièrement choquants les propos de N.SARKOZY sur "l’immobilisme" et "la confiscation de la parole des français" par les corps intermédiaires, qui sont pourtant essentiels dans une démocratie représentative de 60M d’habitants même s’il est vrai que le fonctionnement de certains gagnerait à être plus démocratique et moins politique…

Nous avons également été très déçus par l’absence de positions de F.HOLLANDE sur ces sujets.

Pour rappel : 60% des Français jugent que la démocratie va mal en France soit +12% en 2 ans (sondage OpinionWay nov. 2011 réalisé pour l’Institut de la démocratie et révélé par Ouest-France)

- SYNDICALISME ET DIALOGUE SOCIAL (syndicalisme de masse, IRP, …) :

Tous les candidats ont fait des propositions globalement intéressantes sur ces questions, à l’exception notable de N.SARKOZY et M. LE PEN, mais AUCUN malheureusement n’a fait de proposition pour relancer le syndicalisme de masse en France.

Exemples (non exhaustifs) :
JL.MELENCHON : création de pouvoirs nouveaux pour les salariés et leurs représentants dans la gestion de leurs entreprises, avis favorable des IRP obligatoire pour les décisions stratégiques de l’entreprise avec obligation d’examiner les contre-propositions présentées par les syndicats…
E.JOLY : réserver la moitié des sièges dans les CAs des entreprises aux salariés comme en Allemagne, mettre en place un statut du "lanceur d’alerte", plan d’action contre la souffrance au travail renforçant la démocratie du travail et le pouvoir des IRP…
F.HOLLANDE : entrée des salariés au CA des grandes entreprises, représentants des salariés dans les comités de rémunération, concertation obligatoire des partenaires sociaux avant tout texte de loi les concernant…
F.BAYROU : entrée des salariés au CA des grandes entreprises, ouverture d’une grande négociation sur la rénovation du climat social dans l’entreprise, les comités d’entreprise deviendront le lieu de la négociation salariale et des conditions de travail…
DUPONT-AIGNAN : les syndicats de salariés ne doivent plus être en position de faiblesse par rapport aux représentants du patronat, rendre obligatoire le vote des salariés aux élections professionnelles afin d’accroître la représentativité des syndicats de salariés

- SOUS-TRAITANCE ET EXTERNALISATION (relation clients-fournisseurs, prestation de services, clauses sociales, prêt de main d’oeuvre…)

Deuxième source de consternation : les candidats sont totalement muets sur les problèmes liés à la sous-traitance en France !

Ce qui démontre, hélas à nouveau, le fort décalage entre le vécu des salariés et la vision des candidats sur les problèmes de l’économie et du monde du travail…

Or, la sous-traitance représente 1/4 des emplois en France et 60% concerne les services.

Nos responsables politiques oublient ou ignorent qu’après celle qui oppose déjà les TPE/PME et les grandes entreprises, le salariat souffre d’une DIVISION, toujours plus forte, entre les donneurs d’ordres et les sous-traitants.
Des millions de salariés en sont les premières victimes (secteurs cycliques => emploi instable, flexibilité accrue, conditions de travail plus difficiles, salaires inférieurs, RSE/GRH souvent au rabais, absence de syndicats…etc), tout comme les petites entreprises (référencements commerciaux et accès aux marchés, sous-traitance en cascade…etc).

L’externalisation continue de l’emploi vers les prestataires de service obéit moins à une recherche d’expertise et de recentrage sur les cœurs de métiers… qu’à une volonté de réduction des coûts et de reports de flexibilité chez les sous-traitants.

Deux toutes petites exceptions :
JOLY : les entreprises donneuses d’ordre et les maisons mères seront tenues responsables des dommages économiques, sociaux et environnementaux de leurs sous-traitants et de leurs filiales, en France comme à l’étranger (les droits civil, pénal et commercial seront modifiés en ce sens)
JL.MELENCHON : alignement vers le haut des salaires des employés sous-traitants.

Quant à N.SARKOZY, sa seule idée en matière de prêt de main d’oeuvre est de "développer le prêt de main d’oeuvre entre PME et grands groupes" !

- TRAVAIL, EMPLOI ET FORMATION (données publiques, GPEC, seniors, formation continue…)

Là encore, c’est la consternation sur certains sujets majeurs tels que la GPEC et l’emploi des seniors (rappelons que le numérique est le secteur où la discrimination sur l’âge est la plus forte) !
Au vu du manque flagrant de propositions des candidats, les seniors ont vraiment de quoi s’inquiéter dans notre pays…

N.SARKOZY nous parait clairement le plus offensif sur ce point : "Pour inciter les entreprises à embaucher de nouveaux seniors, nous instaurerons une exonération totale et permanente de charges pour les plus de 55 ans qui sont demandeurs d’emploi embauchés en CDI ou en CDD de plus de 6 mois".
F.HOLLANDE propose un contrat de génération qui doit "permettre l’embauche de jeunes en CDI accompagnés par un salarié plus expérimenté qui sera maintenu dans l’emploi jusqu’à son départ à la retraite, moyennant réductions de cotisations pendant cinq ans" : si un tel contrat peut maintenir partiellement l’emploi des seniors en entreprise, il encourage par contre nullement leur embauche (au contraire même…).

Sur les questions de FORMATION, la plupart des candidats ont fait des propositions globalement intéressantes. F.HOLLANDE nous parait hélas l’un des moins portés sur la formation des chômeurs.

En ce qui concerne le DROIT DU TRAVAIL, nous notons surtout la proposition particulièrement dangereuse et désuète de F.BAYROU sur le "contrat de travail unique à droits progressifs" (une idée défendue notamment par les think-thank Institut Montaigne, Croissance Plus ou encore Ethic…) : "fondé sur une consolidation progressive des droits, ce CDI peut être rompu à tout moment par l’employeur sans justifier de motifs économiques ou disciplinaires en s’acquittant d’indemnités de licenciement en fonction de l’ancienneté du salarié".
Cette proposition est :
. dangereuse car c’est oublier ( ?) que le travail dans les entreprises s’effectue de plus en plus en mode projet et que l’emploi est de plus en plus externalisé chez les sous-traitants sous forme de missions (cf. point ci-dessus), il est donc évident qu’un tel dispositif permettrait de caler le contrat de travail sur la durée des projets et des missions commerciales (ce qui n’est pas sans rappeler le fameux "contrat de mission" ou CDD-OD…) et donc d’accentuer considérablement la précarité des salariés sur le marché du travail. De plus, cette idée va totalement à l’encontre des orientations en faveur de la GPEC et de la sécurité sociale professionnelle. L’intercontrat étant la principale valeur ajoutée des SSII (et même souvent la seule…), s’il devait disparaitre alors autant tous se mettre en freelance !
. désuète car la rupture conventionnelle apporte désormais toute la flexibilité voulue par les employeurs qui en sont à l’origine dans l’immense majorité des cas…

- DÉLOCALISATIONS ET IMMIGRATION ÉCONOMIQUE (prise en compte de l’offshore, formation préalable des chômeurs, lutte contre le dumping social et le pillage des cerveaux…)

DÉLOCALISATIONS : les candidats ne prennent visiblement en compte que les délocalisations de productions industrielles et ignorent les délocalisations croissantes de services et de R&D.
Les propositions des candidats dans ce domaine sont soit irréalistes, soit axées uniquement sur les aides publiques (ex. F.HOLLANDE).
La fiscalité anti-délocalisations ("taxer les bénéfices des entreprises quel que soit le lieu où ils sont réalisés") proposée par N.SARKOZY est une idée qui peut être intéressante mais elle manque encore d’ambition, tout comme celle de F.HOLLANDE consistant à ("renégocier au niveau européen des conventions internationales pour que les géants du Web paient leurs impôts en France").

IMMIGRATION PROFESSIONNELLE : nous fustigeons les propositions de l’ensemble des candidats qui consistent soit à poursuivre l’immigration choisie et chiffrée d’une façon ou d’une autre (ex. quotas fixés tous les 3 ans par le Parlement pour F.HOLLANDE, réduction de moitié de l’immigration légale pour N.SARKOZY, 10 000 entrées par an pour M. LE PEN…), soit à ouvrir totalement le marché du travail sans restrictions et favoriser ainsi le pillage des cerveaux (ex. titre de séjour unique de 10 ans pour JL.MELENCHON…)
Les positions qui nous paraissent les plus raisonnables sont encore celles de F.HOLLANDE (annulation des accords de gestion concertée des flux migratoires et volonté de mieux cadrer la mobilité des étudiants étrangers : "il y a nécessité de dire que les étudiants étrangers doivent venir un an, deux ans puis ensuite repartir dans leur propre pays"), même si l’abrogation de la 1er circulaire Guéant nous parait inutile compte-tenu de la 2eme.

- TPE/PME :

Le financement et la fiscalité sont abordés par l’ensemble des candidats, mais ce ne sont pas les seules questions qui comptent pour les TPE/PME…

En ce qui concerne le « Small business Act », il est évoqué seulement par N.SARKOZY ("25% des commandes publiques réservées aux PME"), F.BAYROU ("établir des règles propres aux petites entreprises pour favoriser leur accès au crédit, aux marchés publics et à la sous-traitance"), E.JOLY ("accès prioritaire des PME aux marchés publics inférieurs à environ 70 000 euros") et N.DUPONT-AIGNAN ("je veux instaurer un SBA à la française qui obligera les administrations et entités publiques à réserver une partie de leurs commandes aux entreprises françaises").

En ce qui concerne le CIR (qui profite dans 70% des cas aux grands groupes), les positions les plus judicieuses nous paraissent celles d’E.JOLY qui veut "le réformer pour qu’il bénéficie davantage aux petites entreprises" et de F.HOLLANDE qui veut "recentrer le dispositif du crédit impôt-recherche en direction des petites entreprises qui en sont souvent privées".

- ÉCONOMIE NUMÉRIQUE (industrie du logiciel, indépendance technologique européenne, patriotisme économique, cloud computing, représentation de la filière numérique, autres points : sécurité, spam, vente liée…)

Certains candidats ont transmis leurs positions au "Collectif du numérique".

Voir également :
- F.HOLLANDE : http://francoishollande.fr/dossiers&hellip ;
- N.SARKOZY : http://www.lafranceforte.fr/actuali&hellip ;

Hélas, nous n’y avons trouvé aucune proposition pour favoriser l’industrie française ou européenne du logiciel, de l’internet et d’un Cloud souverain.

Avec les candidats souverainistes N.DUPONT-AIGNANT et M.LE PEN, F.BAYROU est le candidat le plus porté sur la relance de la production (numérique) en France.

En ce qui concerne la représentation du numérique, la proposition de F.HOLLANDE de revoir la composition du CNNum ("Il y a un problème de représentativité du Conseil, qui accueille uniquement des industriels, et où ne siègent ni les ayant droits ni les consommateurs") retient toute notre attention même si elle est encore insuffisante pour établir une vraie représentativité de la filière…
N. SARKOZY est également favorable à une évolution : "je souhaite que le CNN approfondisse le dialogue et la concertation avec les associations représentatives de la société civile et des usagers. Là encore, une méthode de concertation est à inventer et des interlocuteurs à identifier pour que l’internet citoyen soit pleinement associé à la réflexion".

S’agissant de l’emploi dans le numérique, nous avons fustigé (et continuerons à fustiger aussi longtemps que nécessaire…) certains propos irrationnels de Fleur PELLERIN, F. HOLLANDE et N. SARKOZY : Fleur PELLERIN, HOLLANDE, SARKOZY... et la "pénurie de main d’oeuvre dans le numérique".

S’agissant de la formation, les propos de Fleur PELLERIN, à l’image de F. HOLLANDE, sont totalement axés sur le jeunisme. Or, s’il est vrai que le chômage des jeunes est tout aussi préoccupant en France que celui des seniors, ce n’est pas du tout le cas dans les métiers du numérique comme chacun sait !
En effet, l’offre de formation initiale (enseignement supérieur) est suffisante en terme de capacité pour répondre aux besoins du marché bien qu’elle ne soit pas assez professionnalisante. Ce qui n’empêche pas les jeunes diplômés de rencontrer beaucoup moins de difficultés d’insertion professionnelle que les seniors dans nos métiers et ce en raison du modèle économique du secteur basé, comme chacun sait, sur le jeunisme

Au final, les propositions de N.SARKOZY nous paraissent à ce stade les plus avancées :

"Développer l’offre de formation au numérique
L’éducation à la maîtrise de ces outils ne doit pas s’arrêter aux portes de l’école ou de l’université mais accompagner chacun de nos concitoyens dans toutes les étapes de sa vie. (…) Aussi je souhaite mobiliser les écoles d’excellence de formation aux métiers du numérique existantes pour qu’elles proposent des formations complémentaires en dehors du calendrier universitaire. L’objectif est d’augmenter le nombre d’heures d’enseignement du numérique en France, et de permettre à n’importe qui – quel que soit son âge ou sa formation – de participer à des séminaires courts de formation aux outils du numérique, à des tarifs compétitifs. Je propose de mettre en place des cursus qualifiants sur le modèle de cours du soir, de cours d’été et de formations continues accessibles à l’ensemble de la population française. La demande existe pour de telles formations, de tous niveaux, mais nous souffrons d’un manque de formateurs qualifiés, car ces compétences clés sont souvent accaparées par les entreprises. Aussi, aux entreprises du secteur qui proposent de créer une empreinte sociale des entreprises du numérique, je propose d’inclure votre participation à la formation des Français au numérique comme un élément positif de cette empreinte. Ainsi, la libération de temps pour les cadres ou les ingénieurs souhaitant transmettre leur savoir dans le cadre de formations reconnues pourra être valorisée comme élément positif pour l’empreinte sociale de l’entreprise qui les emploie".



PS : COMPARATIFS DES PROGRAMMES DES CANDIDATS :
- http://voxe.org/election-presidenti…
- http://www.juritravail.com/election…
- http://www.rue89.com/rue89-presiden…
- http://www.pourquivoteren2012.com/c…
NOTE MOYENNE DES INTERNAUTES :
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5 mai 2012, par vivelepopulisme

Le 13 mars dernier, François BAYROU est passé sur BFM Business (avec MAMOU-MANI du Syntec numérique) et il a montré son vrai visage : qqun de bcp + plus proche des lobbies patronaux… que du peuple en effet !

Voir ce topic : http://forums.munci.org/bayrou-et-g&hellip ;

"
- il parle d’abord de réaménager le droit du travail en laissant entendre que dans le numérique on ne travaille pas assez et qu’il faut pouvoir moduler les horaires de travail (travailler plus tard le soir notamment)
- il raconte qu’il y a "très très peu de formations au e-commerce en France" : il ne sait même pas de quoi il parle…
- il répète à son tour qu’il y a "450 000 emplois non pourvus" en France, un discours dénoncé par de nombreux spécialistes, y compris par le Munci : http://munci.org/De-l-illusion-des-offr … nts-bidons
- il se montre favorable à l’immigration économique (je ne suis pas contre non plus) sans pour autant chercher à mieux comprendre ce qui se cache souvent derrière (dumping social, économie sur la formation des chômeurs…)
"


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