En matière de capital humain, 4 critères prévalent dans l’étude de l’EIU et du BSA : le nombre total d’étudiants en % de la population en âge d’étudier, le nombre d’étudiants en sciences, le nombre d’employés dans le secteur TIC et la qualité de l’enseignement technologique. De façon générale, la France était jusqu’alors bien positionnée pour les 1er et 2ème critères (cf. OCDE), mais plus précisément le CNISF (ingénieurs et scientifiques de France) notaient que 23 % d’entre eux étaient spécialisés en STIC, soit 163 570 ingénieurs de moins de 65 ans sur un total de 722 400 fin 2010.
En ce qui concerne le 3ème critère, l’article des "Echos" relève : "Le nombre de postes dans l’informatique est relativement stable depuis 2009. Mais pour une population comparable, la France propose nettement moins de postes que sur des marchés similaires comme le Royaume-Uni.". .
Le 1.10.11, le SYNTEC Numérique et le Conseil national du numérique ont réagi dans "Le Figaro" en rejetant la responsabilité du faible niveau d’embauches sur la médiocrité des candidats. Les SSII mettent notamment en cause les formations universitaires, sans reconnaître qu’elles appliquent des critères drastiques. Les organismes de recrutement en sont d’ailleurs conduits à modifier l’organisation des salons, d’autant que pour leur part, les candidats se plaignent d’être "découragés par les files d’attente interminables".
Une des raisons à ce faible niveau d’embauches réside aussi dans les délocalisations que les entreprises françaises découvrent avec bonheur depuis quelques années (cf. http://lecercle.lesechos.fr/economi…).
Il n’est donc pas étonnant que le taux de chômage soit reparti à la hausse, bien que la principale raison soit la crainte d’une récession : 31 400 en août (http://www.journaldunet.com/solutio…, voir aussi http://www.lemagit.fr/article/emplo…).
Dans "Emplois et salaires - édition 2011", l’INSEE notait que 7 % de ceux ayant étudié l’informatique étaient au chômage, en proportion plus importante que la moyenne des actifs.
Malgré une supposée pénurie de "bons" candidats, les SSII appellent les pouvoirs publics à lancer un plan susceptible d’accroître leur charge de travail. Il semblerait que cela soit plutôt la condition pour que les effectifs s’accroissent. L’amélioration de l’accès aux capitaux et l’ouverture des marchés publics aux PME n’en sont que plus urgents.
Sauf en ce qui concerne la formation des chômeurs, je ne partage donc pas exactement le point de vue du MUNCI exprimé dans l’en-tête de cet article à propos de l’immigration de travail, http://munci.org/Nouvelle-liste-des….
Commenter ce message