Le rapport en question est celui de l’IGAS : voir l’article [Rapport] critique de l’IGAS sur l’externalisation, la sous-traitance et le "onshore"
Citation du MUNCI :
"Pour le MUNCI, cette mécanique (ie. de l’onshore) se met en oeuvre plus rapidement dans l’informatique que dans d’autres secteurs employant majoritairement des cadres.
Il y aurait aujourd’hui plus d’informaticiens "détachés" en France que d’informaticiens étrangers titulaires d’une carte de séjour (entre 2000 et 3000 personnes en 2004 pour ce dernier cas de figure)"
Quelques précisions supplémentaires concernant la difficile évaluation quantitative de "l’onshore" :
Précisons tout d’abord que la fourchette de 2000 à 3000 personnes concerne le nombre de NOUVELLES cartes de séjour délivrées en 2004 pour des informaticiens étrangers (soit à peu près pareil qu’en 2003).
Il s’agit pour la plupart d’informaticiens bénéficiant d’un contrat de travail en France.
Le nombre TOTAL d’informaticiens étrangers en France bénéficiant d’une carte de séjour n’est pas connu avec précision mais on estime qu’il est compris entre 5000 et 10 000 informaticiens.
Le sens exact de notre citation dans l’article est en réalité :
"Il y aurait désormais chaque année plus de détachements d’informaticiens étrangers en France (quelquesoit leur pays d’origine) que de nouvelles délivrances de cartes de séjour pour informaticiens étrangers ayant un contrat de travail dans une société française"
Or, tous les prestataires étrangers de services IT détachés en France ne sont pas systématiquement à ranger dans la catégorie "onshore" qui, pour nous en tout cas, relève exclusivement du dumping social avec des salaires (et éventuellement des facturations) nettement inférieurs au nôtres.
En effet, les informaticiens détachés ne sont donc pas seulement les informaticiens des pays "low-cost" !
Il peut s’agir aussi bien d’allemands, d’espagnols, de britanniques…que de roumains ou tunisiens sur des missions qui peuvent être courtes (-3 mois : généralement un visa touristique suffit alors…) ou plus longues (visa professionnel long)
Pas forcément que des missions d’ailleurs : il peut s’agir aussi bien de formation ou de projets internes à des SSII…
Ce qui nous inquiète ce n’est pas tant le volume actuel de l’onshore mais la prévision d’une forte croissance dans les années à venir du fait de la libéralisation des services (désormais il y a sans-doute plus à craindre du côté de l’AGCS que de la directive "Bolkestein-Gebhardt"…)
Par ailleurs, si la directive 96/71 de l’UE sur le détachement de prestataires prévoit que les conditions sociales (dont la rémunération) soient celles du pays d’accueil, la réalité est généralement toute autre dans le secteur informatique !
En effet, le salaire reste généralement celui du pays d’origine tout simplement parceque…il est toujours versé par la société (SSII) ou la filiale du pays d’origine !!!
Et celui-ci est bien entendu inférieur aux minima de la Convention Syntec-Cicf.
(on voir mal, d’ailleurs, comment il pourrait en être autrement quand on sait que la facturation des prestations est 2 fois moins élevée…)
La société ou la SSII du pays d’accueil se charge alors généralement de l’hébergement (et éventuellement de la restauration du midi) et la "générosité" s’arrête là !






















