Extraits pertinents :
AG : En France, le marché de l’emploi est tel que la filière technique n’est pas mise en valeur. On demande systématiquement aux développeurs de passer chefs de projet. Certains se sentent contraints et forcés de gérer des projets et des équipes, alors qu’en fait ils sont geek. Les JUG veulent faire comprendre que l’on peut continuer à coder après 40 ou 50 ans. Contrairement à des pays comme l’Angleterre, la France se prive de l’expérience de codeurs experts. Et les projets sont gérés par des gens qui n’aiment pas ça. Je pense que c’est l’une des raisons de dérapage des projets.
Vous pensez que c’est une spécificité française ?
AG : Le marché français tourne essentiellement autour des SSII. Or, dans les sociétés de services, il est difficile de faire évoluer sa carrière vers une expertise technique. Les clients acceptent trop difficilement de payer plus cher pour un développeur avec de l’expérience, alors qu’ils le font pour un manager qui gère des projets de plus en plus grands. Pour être sûr de rester technique, il faut très souvent se mettre à son compte ou travailler pour des cabinets de conseil très pointus.Vous voyez une solution à ce problème ?
AG : Les salaires des différentes branches devraient évoluer de manière identique. Un développeur qui a de l’expérience ne produit pas nécessairement plus de ligne de code qu’avant, mais elles sont de meilleure qualité. Développeur est un métier de juniors, or on ne peut pas monter des projets complexes sans faire appel à des experts en plus des développeurs plus novices.
Commentaires MUNCI :
Un grand bravo à Antonio Goncalves pour ces analyses que nous partageons totalement… nous n’aurions pas pu mieux dire.






















