Commentaires du MUNCI :
Les observations faites dans cet article s’appliquent parfaitement au cas de l’informatique.
En effet, les listes de "métiers en tension" (dits également : métiers prioritaires), ainsi que les listes de métiers figurant sur les "accords bilatéraux", ont été élaborées en 2007 à partir de la classification ROME de l’ANPE alors en vigueur.
Pour l’informatique, cela concerne les métiers suivants :
32311 Informaticien d’exploitation
32321 Informaticien d’étude
32331 Informaticien expert
32341 Organisateur informaticien
(à lire)
Ces 4 codes ROME sont en fait des "familles génériques" de métiers s’efforçant de rassembler tous les métiers de informatique… mais de façon pour le moins approximative ! (à lire : les 4 familles de métiers en détail)
En effet, non seulement on retrouve certains métiers identiques dans plusieurs codes ROME à la fois ( !), mais surtout nous avons bien du mal à comprendre en quoi consistent les codes ROME 32331 "Informaticien expert" ( ?) et 32341 "Organisateur informaticien" ( ??)… et surtout le lien unissant les métiers au sein de ces familles.
Voilà qui laisse la porte largement ouverte à toutes les interprétations possibles sur les termes d’ « organisation » ou d’ « expertise » que chaque recruteur peut traduire comme il l’entend pour combler ses manques en matière d’effectifs…
Bref, autant dire que ces codes ROME n’ont aucun sens !
OR une nouvelle classification ROME, plus proche de la réalité, est entrée en vigueur en décembre 2009 (à lire : De nouveaux codes Rome pour les métiers du numérique (informatique-télécoms, web-multimédia)).
MAIS… PROBLÈME : les listes actuelles de métiers en tension et de métiers figurant sur les accords bilatéraux sont, elles, toujours basées sur les anciens codes ROME !!!
Ces listes, en effet, n’ont pas été revues depuis le début de la crise…
Autant dire que c’est le "flou artistique", à partir de là on comprend peut-être mieux pourquoi 70 % de l’ensemble des autorisations de travail (délivrées pour les 150 métiers figurant sur ces listes) concernent l’informatique… quand les métiers du BTP n’en représentent que 15 % ! (source : étude d’impact réalisée en mars 2010 par l’Assemblée Nationale dans le cadre du projet de loi "relatif à l’immigration, à l’intégration et à la nationalité")
PS : Voir aussi :



















