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MOTS-CLES

[Presse] La sous-traitance en cascade en SSII : quels sont les risques ?
Rubrique : ACTUS, INFOS > Externalisation, Sous-traitance, Prêt de main d’oeuvre > Sous-traitance
Mots-clés : Professionnels autonomes / Sous-traitance en cascade
Publié le 21 décembre 2011


Virgile Juhan, Journal du Net, 28.11.2011
http://www.journaldunet.com/solutio...
Quels sont les risques de la sous-traitance ? Ses abus ? Qui est concerné ? Pourquoi les SSII restent muettes sur le sujet ? Le point avec les acteurs en présence :
- Chiffres de la sous-traitance en cascade
- Les marges "abusives" des SSII
- Freelance : les dangers de la sous-traitance

Extraits :

Steria "sceptique" devant de telles accusations

Emmanuelle Pays, directeur Recrutement, Diversité & Développement Ressources Humaines chez Steria France, a accepté de répondre à nos questions, en voulant cependant bien préciser au préalable qu’elle ne n’exprimait pas au nom de tout le secteur et que "son service n’était pas en charge de ces questions de sous-traitance, qui incombent plus au staffing ".

Ces supposées "marges abusives" laissent Emmanuelle Pays très sceptique. Soulignant que les SSII et leur marché "ont beaucoup mûri" dernièrement, elle rappelle également que "leurs prix se doivent de suivre la loi de l’offre et la demande".
Ainsi, "pratiquer des tarifs au-dessus du marché n’est tout simplement pas concevable, notamment compte tenu de la tension qui s’est exercée dernièrement sur les tarifs. Or depuis 5 ou 6 ans, cette tension croissante a fait fondre les marges, moins importantes que par le passé. Enfin, les acheteurs connaissent les prix, et savent d’ailleurs très bien en jouer lors des négociations", rétorque-t-elle.

Emmanuelle Pays souhaite également faire remarquer que "des acteurs généralistes qui répondent tous azimuts à tous les appels d’offres, cela n’existe plus : les acteurs se sont spécialisés, comme Steria l’est par exemple dans la monétique". Ainsi, la nécessité de recourir à des prestataires indépendants serait moins fréquente, à en croire cette responsable recrutement.

Enfin, quant au manque de valeur ajoutée apportée par la SSII dans le cas de sous-traitance, Emmanuelle Pays explique que "ce service de mise en relation ne fait partie des services de sa SSII et en déduit que sa société, ne peut être concernée par de telles pratiques. Enfin souhaite-t-elle aussi faire valoir, Steria réalisant principalement des missions de longue durée et sachant "anticiper les besoins", elle serait moins exposée que d’autres SSII à la tentation de la sous-traitance en cascade.

Commentaires MUNCI : réponse à Madame Emmanuelle Pays

1. En ce qui concerne le 2eme paragraphe sur les marges :
Il y a évidemment confusion entre les marges réalisées par les SSII sur les prix de vente aux clients et celles réalisées sur la sous-traitance de ces contrats aux freelance (à savoir les taux de commission) !
Ce sont évidemment ces dernières qui nous intéressent ici !
Or, comme le montre l’étude iDirect, et avec elles beaucoup d’autres témoignages (y compris de commerciaux de SSII…), ces marges se situent en moyenne autour de 30% (de 15% avec un seul intermédiaire jusqu’à… 100% avec plusieurs intermédiaires : nous connaissons en effet plusieurs freelance dont le prix de facturation au client par la SSII référencée était le DOUBLE de celui facturé par le freelance à la SSII sous-traitante !).
Ces taux de commission sont tout bonnement abusifs dès lors qu’il n’y a aucune valeur ajoutée entre le(s) intermédiaire(s) et le freelance. Les apports d’affaires sont évidemment facturés, mais dans ce cas il ne s’agit plus de véritable sous-traitance (contrat d’entreprise)… et les commissions dépassent rarement les 10%.

2. En ce qui concerne le 3eme paragraphe sur les "acteurs généralistes" :
Madame Pays est loin de la réalité : la "spécialisation" des SSII est encore loin, très loin d’être une généralité…
Les grandes et moyennes SSII "généralistes" pratiquent en effet, selon les cas, aussi bien la "sous-traitance de capacité" que la "sous-traitance de spécialité : dans les deux cas de figure, elles décrochent la plupart des marchés grâce à leurs référencements mais ne disposent évidemment pas toujours des ressources en interne : soit elles embauchent, soient elles sous-traitent à d’autres SSII et surtout aux freelance…
Nous renvoyons Madame Pays à cette étude du cabinet XERFI : " (…) Pour en tirer vraiment profit, les SSII vont devoir clarifier leur approche en évitant de se présenter comme des spécialistes sur types les types de sujets. Aujourd’hui, dès qu’une nouvelle technologie fait son apparition, tout les acteurs de la profession veulent se positionner et disent en être de fins connaisseurs. Ils ont tendance à accepter les projets quels qu’ils soient et à ne se préoccuper qu’ensuite de leurs capacités à le mener à bien. Mais les entreprises ont évolué. Elles ont appris que personne ne peut prétendre savoir tout faire. En ce sens, une société de services informatiques qui limite le nombre des prestations qu’elles proposent pour se spécialiser sur quelques unes d’entre elles me semble mener une démarche intéressante".

3. En ce qui concerne le 4eme paragraphe concernant l’absence de recours aux freelance par STERIA :
Possible… mais peu probable !
Nous allons donc enquêter pour savoir s’il est exact que STERIA ne pratique pas la "sous-traitance en cascade sans valeur ajoutée" (qualifiée tout à fait pertinemment de simple "mise en relation" par Madame Pays) avec des freelance.


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