Nous remercions vivement M.Santini, co-président du groupe d’études sur les NTIC à l’Assemblée Nationale, pour cette question écrite.
Les questions écrites au gouvernement sont nécessairement raccourcies mais vous pouvez trouver par ce lien la proposition de question complète que nous avons rédigé.
A noter que notre question au gouvernement va dans le sens d’une recommandation formulée en mars 2002 par le CSTI (conseil stratégique des technologies de l’information) qui évoque notamment pour les professions informatiques "un périmètre indéterminable, qui englobe de l’ordre de 700 000 spécialistes des technologies de l’information en incluant les métiers de réalisation de produits et de services et les métiers d’assistance à leur usage, alors que l’INSEE ne recense que quelque 360 000 informaticiens au sens strict "
Même son de cloche du côté du Syntec Informatique :
Interview Pierre Dellis, Secrétaire Général Syntec-informatique - 19 septembre 2003
Extrait :
Quels sont vos autres moyens de communication auprès des professionnels de l’informatique ?
Nous organisons en 2004 un colloque sur la formation des informaticiens (
) Durant ce colloque, le Syntec évoquera également un projet de création d’un observatoire. Ce cabinet de veille aurait pour but d’analyser les perspectives, à moyen et long termes, du métier d’ingénieur. L’industrie informatique française manque cruellement d’un tel organisme de veille, qui nous permettrait de mieux présager de l’évolution des cursus informatiques.
Voir aussi :
http://www.01net.com/article/263766.html
"Les travaux de l’Observatoire paritaire des métiers de l’informatique, de l’ingénierie, des études et du conseil (Opiiec), qui devraient voir le jour au 1 er semestre 2005, serviront de base à cette refonte. Objectif : établir un référentiel des métiers.
Quels sont les métiers émergents et ceux en déclin ? Et, derrière, quelles actions de formation ou de reconversion mettre en oeuvre ?
Il était temps. Pour mémoire, la création de cet observatoire a été décidée en fin 1998."
La réponse du Ministre délégué à l’Industrie s’est donc fait connaître plus de 5 mois après la question.
(telle ne fut pas le cas de la question écrite posée en septembre 2003 par la Députée Martine Billard, question N°24723, portant sur la « plate-forme Syntec concernant l’emploi dans les sociétés informatiques » pour laquelle nous ne sommes pas à l’origine
et qui est restée sans réponses)
Nous sommes un peu surpris de la première partie qui voudrait nous apprendre (ou nous rappeler ?) en quoi consiste le rôle d’un observatoire et nous fournissant toute une liste d’observatoires des TIC, la plupart peu ou pas actifs et surtout hors contexte par rapport au thème précis de la question
La deuxième moitié de la réponse évoque le CSTI et ses nouvelles missions qui, en effet, rencontrent en partie nos préoccupations.
Nous espérons donc que le « nouveau » CSTI saura informer plus convenablement et plus objectivement le gouvernement tout particulièrement sur l’évaluation de notre marché du travail et sur celle de l’offshore informatique abordés dans leur globalité.
Mais, à vrai dire, sa composition (26 grands directeurs et PDG sur 32 membres, cf. ci-dessous) aurait tendance à nous inquiéter
Pour le moment, nous avons hélas des raisons de penser que la question de l’emploi informatique est toujours aussi mal prise en compte par notre gouvernement, sans doute du fait de certains lobbies
Texte de la question posée au ministre de l’Industrie :
M. André Santini appelle l’attention de M. le ministre délégué à l’industrie sur l’absence d’observatoire social et économique indépendant pour le secteur professionnel des NTIC permettant de dresser des évaluations objectives de ses données socioéconomiques ainsi que de ses perspectives. En effet, ni le CSTI ni la DIGITIP ne remplissent actuellement des missions d’évaluations professionnelles pour ce secteur. Quant à l’observatoire paritaire de la Branche Syntec-Cicf, à savoir l’OPIIEC (Observatoire rofessionnel de l’ingénierie, de l’informatique, des études et du conseil), il n’est toujours pas réellement actif malgré ses quatre années d’existence. Ses minces ressources sont constituées presque exclusivement par des fonds d’origine privée, à savoir les contributions des partenaires sociaux de la branche. Or, en l’espace de deux ans, la « pénurie d’informaticiens » a fait place de manière rapide à un important sureffectif d’informaticiens, de nombreux licenciements ont été et continuent à être pratiqués dans les SSII (sociétés de services en ingénierie informatique), souvent en l’absence de plans sociaux. Ainsi, l’impact de la forte croissance des délocalisations offshore de services informatiques n’est toujours pas sérieusement analysé dans sa globalité et les réponses sociales et économiques apportées s’en ressentent. Il lui demande donc s’il envisage de mettre en place un tel observatoire pour ce secteur représentant environ six cent mille emplois et plus généralement quelles mesures d’accompagnement et de soutien il compte prendre en faveur de cette filière.
Texte de la réponse du Ministre de l’Industrie :
Un observatoire est un organisme qui collecte et diffuse l’information économique et sociale. Depuis une dizaine d’années, en France, on assiste à une multiplication d’observatoires nationaux et locaux. Plus d’une centaine ont été créés au seul niveau national. Cette tendance répond à un besoin évident d’analyse et de prospective, dans un univers économique et social en mutation accélérée. Il existe même aujourd’hui en France un observatoire des observatoires. Ces mutations concernent tout particulièrement les technologies de l’information, qui imprègnent aujourd’hui non seulement notre économie mais aussi l’ensemble de la société. De nombreux observatoires analysent d’ores et déjà les évolutions du secteur des TIC, comme l’observatoire des stratégies et technologies de l’information et de la communication (OSTIC), l’observatoire de l’administration électronique, l’observatoire des marchés des télécommunications, l’observatoire des autoroutes de l’information, l’observatoire français des technologies avancées, l’observatoire des technologies stratégiques, l’observatoire des sciences et techniques, l’observatoire des technologies clés, ou encore, au niveau européen, l’observatoire européen des technologies de l’information, l’observatoire européen des technologies de communication. De nombreux organismes publics et privés concourent par ailleurs à l’analyse du secteur des TIC. Le forum des droits de l’internet fournit en particulier une enceinte de concertation entre les acteurs de la société de l’information. Le ministère délégué à l’industrie soutient par ailleurs la mise en place d’un observatoire économique des TIC. Le conseil stratégique des technologies de l’information (CSTI), qui a été installé le 28 octobre 2004, permettra de dégager de ces différents travaux une véritable stratégie nationale dans le domaine des TIC. Le Premier ministre a fixé au conseil cinq thèmes de travail prioritaires, dont plusieurs rencontrent précisément les préoccupations de l’honorable parlementaire. Le CSTI a ainsi été invité à se pencher sur la question de la compétitivité internationale des entreprises du secteur des TIC et sur le développement des cursus de formation relatifs aux TIC. Les pouvoirs publics bénéficient donc non seulement d’une analyse particulièrement dense de l’évolution des technologies de l’information et de la communication, mais aussi d’une stratégie pour faire de la France une grande puissance de l’économie numérique.
Débat sur notre forum :
http://forums.munci.org/viewtopic.php?t=1830
ANNEXE : COMPOSITION DU CSTI (32 membres au 15/10/2004) :
ABRAMATIC Jean-François Vice-président pour la R & D de ILOG SA
BRETON Thierry Président directeur général de FRANCE TÉLÉCOM
COCQUET Patrick Président directeur général de 6 WIND
CORNIOU Jean-Pierre Directeur des systèmes d’information du Groupe RENAULT
DAHAN Michel Président du directoire de BANEXI-VENTURES PARTNERS
DIDIER Michel Directeur général de REXECODE
GUILLEMOT Yves Président directeur général d’UBISOFT
HALBERSTADT HARARI Simone Présidente directrice générale de TÉLÉ IMAGES INTERNATIONAL
HOURCADE Jean-Charles Président de recherche et innovation en audiovisuel et multimédia (RIAM),Directeur THOMSON
LAGARDÈRE Arnaud Président directeur général d’EUROPE 1 Communication, gérant de LAGARDÈRE SCA
LE LAY Patrick Président de TF1
LEMOINE Philippe Président de eLASER
LÉVY Jean-Bernard Directeur général de VIVENDI
LEWINER Colette Senior vice-président de CAP GEMINI - ERNST & YOUNG
MONNIER Joël Vice-président directeur général R&D de STMicroelectronics
MOUNET Jean Directeur général de SOPRA GROUP
OLIVIER Grégoire Président du directoire de SAGEM
PARIZE Isabelle Présidente directrice générale de CANALSATELLITE
PÉLISSON Gilles Président directeur général de BOUYGUES TÉLÉCOM
PINAULT François-Henri Président d’ARTÉMIS
RANQUE Denis Président directeur général de THALÈS
SATINET Claude Directeur général des Automobiles CITROËN
TCHURUK Serge Président d’ALCATEL
ROUCAIROL Gérard Président du réseau national des technologies logiciel (RNTL), Directeur R&D de BULL
Soit 24 grands directeurs
BRAVO Alain Président du Réseau national de recherche en télécommunications (RNRT)
GUÉGUEN Claude Directeur scientifique du GROUPE DES ÉCOLES DE TÉLÉCOMMUNICATIONS
STERN Jacques Directeur du département d’informatique de l’ÉCOLE NORMALE SUPÉRIEURE
LÉVY-LANG André Professeur associé émérite à l’université Paris-Dauphine
KAHN Gilles Président directeur général de l’INRIA
Soit (seulement) 6 membres de l’enseignement et de la recherche
KAPLAN Daniel Consultant, cabinet PROPOSITION ; Délégué général de la FONDATION INTERNET NOUVELLE GÉNÉRATION
Soit (marginalement) 1 seul membre, consultant, du monde associatif !!
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HUBERT Jean-Michel Président délégué du Conseil stratégique des technologies de l’information (CSTI)
BÉLORGEY François Secrétaire général du Conseil stratégique des technologies de l’information (CSTI)






















