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MOTS-CLES

SSII, comment travaillent ces professionnels du recrutement ?
Rubrique : ACTUS, INFOS > Social, GRH > Recrutement
Mots-clés : Processus de recrutement
Publié le 15 août 2007
Nombre de visiteurs uniques : 2448


Rompues à la recherche du consultant en parfaite adéquation avec des missions qui seront effectuées chez le client, les SSII sont par nature des professionnels du recrutement. Incursion dans des méthodes de travail bien spécifiques, mais qui peuvent inspirer les recruteurs d’autres secteurs…

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29 mai 2009, par finael

Parce qu’is travaillent ?

Chômeur de 57 ans depuis plus d’un an (après 4CDD d’1 an d’affilée au même poste), je suis appelé le mercredi 8 avril vers 19h pour un rendez-vous le 16 … on me prévient que je dois être "impeccable" et que je risque d’être embauché "dans la foulée". J’ai conservé l’e-mail de confirmation où il est écrit que la société : 3S-informatique prendra, "bien évidemment" les frais de déplacement à sa charge (j’habite près de Perpignan et le poste est à Ermont, dans le nord de Paris) et même qu’elle s’est engagée à organiser avec moi mon installation près du site client.

Comme il est hors de question de trimballer par train le minimum de rechanges et autres fournitures nécessaires à un pré-déménagement, je monte en voiture jusqu’à Tours où habite mon père et y dépose 3 valises avant de repartir le lendemain pour mon rendez-vous avec le commercial de la boite, à 10h30 gare Montparnasse. Je suis censé déjeuner avec d’autres consultants de la société pour être présenté avant mon rendez-vous avec le client … personne ! Je passe sur les avatars de cette journée qui me voit poireauter 3 fois plus d’une heure avant d’être finalement présenté au client (sans avoir vu les fameux collègues) qui "donnera sa réponse demain matin". Je passe la nuit chez un ami parisien avant d’attendre, d’attendre sans pouvoir joindre le commercial. Je retourne à Tours dans l’après-midi d’où je finis par apprendre, à 18h30 et en téléphonant moi-même que ma candidature est refusée (« pas assez motivé » !).

J’envoie mes premiers justificatifs de frais, puis je rentre à Perpignan et envoie la suite de mes notes de frais.

Aucun remboursement ne vient m’aider à passer une fin de mois difficile. Suite à un échange téléphonique "assez vif" je reçois par mail une "note de débours", en fait une feuille excel que je renvoie par retour et qui m’attribue 1075 Euros.

Puis … plus rien

Le 11 mai je fait téléphoner par ma conseillère du Pôle-Emploi à qui le commercial répond que c’était l’absence du directeur financier ( ???) qui avait occasionné ce retard qui serait réparé le jour même.

Le 20 je me décide à envoyer une lettre recommandée de mise en demeure de payer sous 8 jours et je reçois le 27 : 335 Euros, ainsi, le lendemain qu’une lettre recommandée m’expliquant que seuls les frais de train (évalués - et même sous-évalués) sont remboursés ainsi "qu’il aurait été convenu" ce qui est pure invention et contradictoire avec les pièces en ma possession.

Je ne peux qu’en conclure que les "professionnels du recrutement" cherchent essentiellement à tromper leur monde et à se servir du chômage pour "faire payer les chômeurs" qu’ils prennent pour des imbéciles aux abois prets à tout pour décrocher une place illusoire (se faire traiter de "pas assez motivé" quand on traverse les 3/4 du pays pour un rendez-vous relève quasiment de l’insulte).

Pour moi les SSII ne sont PAS des professionnels du recrutement mais des "pompes à phynances" qui se sont placées là pour capter un maximum de fric au passage et qu’elles devraient être interdites ce qui, à mon avis (30 ans d’expérience), contibuerait beaucoup à assainir un marché devenu, par leur faute, un marché de dupes !!!

Les SSII ne sont PAS des professionnels du recrutement mais des intermédiaires nuisibles

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22 août 2007, par jpeg

amusant ! le professionalisme des SSII dans le recrutement ne m’avait pas donné cette impression là (*) : on est quand même plus proche du marché aux bestiaux voire de celui aux esclaves d’autrefois…

L’Apec ne semble pas vraiment avoir rattrapé son retard quant à la réelle connaissance du marché et du monde des SSII….

(*) sauf à appeler professionalisme le fait de ne pas répondre à des candidatures, de ne pas donner signe de vie après un entretien, de polluer les boites mail avec des "propositions" sans rapport avec le profil…

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31 août 2007, par informaticien

Vous oubliez aussi les SSIIs qui vous proposent un entretien bidon pour vous sous-tirer des informations sur le ou les clients chez lesquels vous etes ou avez ete. Concernant les email bidons j’en recoit facilement une centaine par semaine de la meme boite… Son nom -> Computer Futures, de loin la plus agressive sur ce plan la.SSII, comment travaillent ces professionnels du recrutement ?

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3 septembre 2007, par jeanpaul

Une petite anectode sur le recrutement.

Février 2002 : je desire quitter mon job pour voir si l’herbe est plus verte ailleurs…

Je suis en mission chez un client à Clamart et bien sur comme consultant je bosse sans regarder les horaires mais bon là… je décroche un entretien dans une boite de service à Colombes …

Problème : Comment me rendre à l’entretien fixé à 19heures sans arriver en retard (c’est pas mon genre le retard…)

Solution : Depuis 20 ans que je fais de la moto cela devrait etre "finger in the nose" en speedant un peu histoire d’essorer la poignée (les spécialistes apprécieront joe’bar) …

Bref, me voilà libéré à 18h15…le temps d’enfourcher mon fidèle destrier et ma combinaison…me voici galopant sur les chemins goudronnés de la capitale …

la nuit, la pluie, les embouteillages…faut etre motard pour comprendre…tagada-tagada-clop-clop

Bon je speed je speed ….j’arrive à Colombes vers 18h55 (je suis précis moi…) …le temps d’oter mon camouflage urbain..et me voilà tout encostardé déboulant dans l’entrée de la dite boite….

je demande à voir Mme Untel…qui bien sur ne se presse pas…elle arrive à 19h15..bref …c’est moi le demandeur ..alors …quand on parle du respect des horaires il faudrait que cela soit des 2 cotés…la déontologie toujours la déontologie..

enfin elle arrive …une quinca sur le retour ..manisfestement acariatre … elle m’accorde séchement un "bonsoir" sans poignée de main … je me dis "elle veut garder une distance" …je ne me formalise pas dans ces moments là …

je pénétre par différents couloirs ou j’ai la joie d’apercevoir des personnes dans un minuscule bureau alignées en rang d’oignons sur des tables en train de developper des logiciels …je me dis intérieurement que le taylorisme n’est pas loin …je souris et je passe sans rien dire …

Mme Untel me fait entrer dans une grande salle (style LA CLASSE) où 2 personnes sont en train manisfestement de plancher …noter la contracdiction avec le bureau ou se trouvaient les developpeurs…

Mme untel : Eh bien Monsieur … je vais vous demander de bien vouloir passer un test pour mesurer votre coefficient emotionnel…

La je me dis qu’elle aurait pu me prévenir, j’aurai pris mes dispositions…

Je répond : "Ola …"

Elle rétorque : Oui .nous voulons savoir comment vous reagisseez en periode de stress…

le "nous voulons" étant mal placé …j’aurai dis "désirons" mais les finesses de la langue française ont échappé à cette dame…

Je lui repond : "vous savez…, apres 20 ans de travail dans l’informatique, je crois et j’ose pretendre que je suis blindé…"

Réflexion : Mais comment elle peut savoir que j’ai fait n mise en prod , reagi sur milles problemes urgents etc etc les pros me comprendront …qu’est-ce qui fô prouver encore …

Non elle…elle veut mesurer mon coeff emotionnel…

Je me dis en moi-meme : elle me gonfle…j’ai traversé tout Paris à fond les manettes pour tomber sur ça…le coeff emotionnel…

Je lui explique enfin : ecoutez, j’ai 20 ans d’experiences alors pour un jeune je veux bien ..mais mon experience fait foi, j’ai les diplomes qui fô (ben oui madame)…mais je viens de traverser tout paris en becane alors mon coeff emotionel il est tres tres elevé et puis je ne partage pas la vision et la culture d’entreprise que vous avez …alors BONSOIR MADAME, MERCI DE M’AVOIR RECU…

et là je pars, devant les 2 pauvres mecs médusés (qui n’en n’ont pas raté une miette ;-) ) qui ne pouvaient pas faire autrement à cause du cancer "chomage". J’ai cru apercevoir quand meme dans leur regard une certaine connivence qui disait "merci te t’etre tapée la vieille"

et ben finalement je suis ressorti content de l’entretien.

Dehors j’ai pris une bonne bouffée d’oxygène de Paris sous la pluie…mais je me suis dis : Pouvoir dire NON à notre époque c’est un luxe qu’il est bon de savourer.

Une petite anecdote pour rigoler un peu...

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