INTRODUCTION A L’ETUDE :
Vous avez dit prestataire de services ? Les sociétés de services et d’ingénierie en informatique -SSII - constituent un secteur à part dans l’univers de l’emploi cadre. Non parce qu’elles emploient un nombre important de cadres et que ceux-ci constituent les trois quarts de leurs effectifs. Non plus parce qu’elles assurent plus du quart de l’ensemble des recrutements du secteur privé.
Non, la caractéristique du monde des SSII est ailleurs ; elle tient au fait que la majorité des offres est en réalité utilisée à d’autres fins que de pourvoir dans un délai relativement proche un poste clairement défini, les offres d’emploi proposés sur le marché étant toujours très supérieures au nombre d’embauches finalement réalisées.
Explication : prestataires de services évoluant dans un environnement ultra concurrentiel, les SSII sont souvent dans l’obligation d’anticiper des montées en charge de recrutement avant même d’être certaines de décrocher un contrat
Un effet de rareté sur les compétences. En effet, un client d’une SSII choisit généralement de mettre en concurrence ses prestataires afin de garantir les meilleurs coûts et services. Ce faisant, il déclenche une série de campagnes de communication de recrutement menée tambour battant par l’ensemble des sociétés interrogées. Les entretiens et les procédures de sélection qui s’ensuivent sont donc particulièrement nombreux alors qu’in fine, le nombre de postes "réels" est plus modeste. Une situation assez courante qui a pour conséquence de créer une impression de rareté sur les compétences recherchées. Sentiment de pénurie accentué par l’activation simultanée de tous les moyens à disposition des recruteurs, notamment les Cvthèques et les offres d’emploi.
Une urgence à l’embauche. En plus de ces anticipations de contrats, les SSII sont à la recherche permanente de certains profils pour anticiper les besoins de leurs clients. . Elles vont parfois jusqu’à embaucher des informaticiens sans avoir de missions à leur proposer immédiatement. "Si on trouve une personne qui a un joli parcours
, cela mérite que l’on prenne le risque de la recruter sans forcément avoir un poste à ce moment là", explique un recruteur. "Si on reçoit une candidature qui ne correspond pas exactement à une annonce, mais correspond aux profils que l’on recherche en permanence, on ne la laisse pas filer", renchérit un autre. Pas étonnant que le secteur se distingue par une pratique courante des offres multipostes
COMMENTAIRES MUNCI :
Les chiffres parlent d’eux-mêmes : dans notre secteur, le rapport moyen est d’environ 1 création d’emploi nette pour 4 recrutements bruts pour 8 offres d’emplois
Il y a donc un ratio moyen de 8 offres pour une seule création d’emploi !!
A ce sujet, il est important de noter que les conclusions faites en page 9 de l’étude (rapport entre nombre d’offres d’emploi et de recrutements) ne concernent QUE les offres APEC et donc les seuls recrutements de cadres (les non-cadres représentent entre 20 et 25% des recrutements ).






















