Commentaires MUNCI :
Les (mauvais) chiffres de 2009 sont malheureusement en phase avec ce qui était anticipé, voir : Emploi IT : 2009 "annus horribilis" pour les informaticiens.
Contrairement à certaines idées reçues (
), notre secteur a fait pire que l’économie française en 2009 et la crise a été aussi forte sur le plan social que celle des années 2002 et 2003.
En effet :
. -4% de récession pour le secteur, c’est quasiment le double de la récession du PIB français en 2009 (-2.2%), et c’est du même niveau que la récession des années 2002 et 2003 (-3% en 2002 et -5% en 2003).
. 8000 emplois perdus, c’est également du même niveau que les pertes d’emplois enregistrées lors des années 2002 et 2003
En ce qui concerne les prévisions 2010, le MUNCI partage la même vision que le Syntec Informatique en terme de croissance et d’emplois.
Nos membres et visiteurs sont invités à leur tour à sortir leur boule de cristal et répondre à ces sondages (placés en annonces) dans notre forum : http://forums.munci.org/emploi-econ....
Comme à l’accoutumé (
), on retrouve quelques chiffres fantaisistes dans la présentation du Syntec Informatique :
. Page 36 : "3 000 à 5 000 créations nettes attendues en 2010 (vs. 25 000 en 2008)"
Ce chiffre de 25 000 emplois net créés en 2008 est très clairement sur-évalué.
Il s’élève en effet à un peu plus de +18 000 selon Pôle-emploi (Unistatis)
et seulement à +700 selon l’Apec !! (Ce dernier chiffre étant, pour le coup, encore moins crédible
)
Il est probable qu’il y ait eu confusion entre les créations d’emploi nettes
et les recrutements bruts.
Le secteur crée en moyenne 15 000 emplois nets par an (hors périodes de crise), un bon chiffre mais qui n’a cependant rien d’exceptionnel par rapport à d’autres secteurs d’activité (toutes proportions gardées)
. Page 4 : "21 400 entreprises employant 365 000 collaborateurs"
Le secteur des services informatiques a vu son périmètre recomposé par l’Insee dans la nouvelle nomenclature d’activités française (NAF) 2008.
Conséquence de cette réduction du périmètre : une diminution comptable des effectifs du secteur.
D’après l’Insee, les effectifs s’élèvent désormais à 307 200 fin décembre 2009, contre 368 000 auparavant selon les derniers chiffres connus.
Néanmoins, si l’on rajoute les effectifs de la sous-classe 63.11Z Traitement de données, hébergement et activités connexes (soit environ 44180 salariés fin 2008), qui ne sont pas pris en compte dans le nouveau périmètre Insee des services informatiques et qui sont très peu représentés parmi les adhérents de Syntec Informatique, on retombe bien sur un chiffre d’environ 351 000 salariés.
On note avec satisfaction que, pour la première fois, le Syntec Informatique n’a pas publié de taux de chômage fantaisiste dans les services informatiques.
On notera également qu’une fois de plus, aucun des syndicats historiques de la Branche Syntec-Cicf n’a réagi à cette présentation du Syntec Informatique et plus particulièrement à son volet social






















