Commentaires MUNCI :
"La fédération patronale Syntec Informatique, elle, minimise l’ampleur du phénomène. "Nous avons enregistré 10.000 départs en 2002 mais la plupart sont dus à des débauchages par les sociétés utilisatrices ou les concurrents. Seulement quelques milliers sont imputables aux licenciements individuels""
=> Que faut-il entendre par "débauchages par les sociétés utilisatrices ou les concurrents" ??
Notons qu’il y a un mois, le Syntec-Informatique évoquait POUR 2002 un chiffre compris entre 6000 et 10000, c’est à présent la fourchette haute qui est annoncée
Ces chiffres (qui sont peut-être sous-estimés, rappelons-nous l’annonce du Syntec du 23/10/2002
) masquent surtout d’autres réalités : démissions forcées, recrutements gelés, délocalisations offshore
etc
D’après des sources ANPE, il y aurait actuellement 3 fois plus d’informaticiens au chômage qu’il y a 2 ans !
"Il faut voir s’il s’agit d’une tendance réelle ou d’un épiphénomène. Nous ne sommes pas encore en mesure de le savoir" (à propos de l’offshore)
=> Aux USA ou en Grande-Bretagne, chacun sait que c’est une tendance réelle depuis longtemps mais le marché de l’emploi informatique a pu se réguler chez eux avec l’offshore, en France au contraire cela intervient à un TRES mauvais moment
et nous avons de toute façon d’autres solutions à proposer !
Selon Jean-François Perret, directeur général de Pierre Audoin Consultants, la reprise pourrait à nouveau engendrer une pénurie d’informaticiens dans deux ou trois ans, les nombreux départs à la retraite et la désaffection par les étudiants des filières scientifiques aidant.
=> Nous aimerions y croire mais cela ressemble plutôt à une nouvelle prédiction assez fantaisiste
Le papy-boom ne profitera que très marginalement à notre secteur étant donné sa moyenne d’âge bien plus jeune que dans les autres secteurs de l’économie (cf. étude DARES : entre 1990 et 2000, la part des 50 ans et plus dans l’informatique a certes progressé, mais reste la plus basse de tous les secteurs d’activité étudiés, soit 11,2 %. La moyenne d’âge est aussi la plus faible : 36,6ans
Certaines sources évoquement même un chiffre de 5600 départs en retraite d’informaticiens entre 2001 et 2010 (un chiffre très faible en soi en comparaison des autres secteurs d’activités
mais qui nous semble déjà bien élevé compte-tenu du jeunisme de notre secteur !)
Du reste, des études avancent que près d’une entreprise sur trois n’envisage pas de recruter pour remplacer leurs cadres qui partiront à la retraite en 2005, mais comptent recourir aux promotions internes plutôt qu’au recrutements externes)
"Même si le Syntec assure consacrer 6 % de sa masse salariale à la formation, ce n’est pas suffisant. La plupart des formations sont dispensées en début de contrat alors qu’elles devraient se faire tout au long de la carrière"
=> Sans compter que ces formations sont parfois purement fictives et remettent souvent en cause ces trop fameux pourcentages de la masse salariale consacrés à la formation






















