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par MUNCI, le 24 mai
Bonjour, Nous avons rajouté des réponses supplémentaires dans le texte. Cdlt.


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MOTS-CLES

Syntec, Cigref... mais où sont passés les ingénieurs ?
Rubrique : DOSSIERS, POSITIONS > SSII, SICT, Branche Syntec-Cicf
Mots-clés : Cigref / Syntec (Numérique)
Publié le 24 octobre 2011


MUNCI, 24.10.2011
Dans la plupart des secteurs d’activité, les représentants des grandes organisations professionnelles sont généralement des "gens du métier".
Le secteur des prestations intellectuelles, plus particulièrement des services informatiques, fait bande à part… tout au moins chez les représentants des grandes SSII/SICT/DSI : rares sont les ingénieurs à la tête du SYNTEC (Numérique) et du CIGREF où les plus hauts mandats sont occupés très majoritairement par des profils de commerciaux, financiers, spécialistes du marketing et autres fonctions RH…

Depuis que "les métiers" (*), d’une part, la fonction commerciale, d’autre part, ont pris le pas sur la fonction informatique elle-même (**) respectivement dans nos DSI et nos SSII, c’est un vaste chamboulement qui s’est mis en place dans le management de nos sociétés et l’exercice de nos professions.

Côté SSII : réduction des coûts, rentabilité à court-terme et industrialisation des services oblige, les commerciaux sont devenus les "tout-puissants" dans le management, la GRH et la relation clientèle. A notre connaissance, aucune autre activité d’expertise (car rappelons que les SSII sont théoriquement des sociétés d’expertise spécialisées dans les systèmes d’information…) n’a subi une telle "dérive commerciale" dans l’économie française depuis les années 80-90.

Côté DSI, la fameuse création de valeur passe moins par l’innovation et l’excellence technologique que par l’optimisation organisationnelle (on parle de plus en plus de "Direction de l’Organisation et des Systèmes d’Information") et par l’optimisation opérationnelle moyennant une meilleure communication avec les directions des métiers. Rappelons, de surcroît, que les DSI sont désormais largement tributaires des acheteurs.

Cette tendance croissante du "non-informaticien", plus généralement du "non-ingénieur", dans les postes et processus de décision se retrouve ensuite logiquement dans les comités de direction des entreprises et donc au sein des fédérations patronales.

Mais que dirait-on si un non-médecin était à la tête de l’Ordre des médecins ou si un non-juriste était à la tête de l’Union des Magistrats ? Certes, ce sont là deux exemples excessifs s’agissant de professions réglementées, mais l’idée est là…

Tandis que le Syntec et le cigref voudraient revaloriser les métiers techniques qui subissent, il est vrai, une certaine désaffection chez les étudiants (et pour cause…), c’est là un mauvais signal qui leur est envoyé ! Car, pour le MUNCI, il ne fait aucun doute que la représentation "faussée" de nos professions a aussi une certaine responsabilité dans la lente dévalorisation des métiers de l’informatique…

Il est donc grand temps que les ingénieurs et les technologues reprennent du poil de la bête dans les directions de nos sociétés puis au sein des fédérations patronales !

Cependant, tout n’est pas perdu car nos constats ne portent pas sur toutes les organisations professionnelles…

En effet, chez les représentants des freelance, TPE et PME comme au CICF Informatique, l’autre syndical du numérique dans la Branche Syntec-Cicf, ce sont bien des "gens du métier" qui, tout en se représentant eux-mêmes, représentent efficacement nos professions ! C’est en effet toute la différence avec un syndicat patronal d’ETI et de grandes entreprises où les mandats de représentants sont confiés à des responsables de l’entreprise généralement dans les fonctions DG, DAF, RH et commerciales…

Pour une meilleure représentation de nos professions, il est donc crucial de donner une meilleure représentativité au CICF, l’organisation historique de la Branche Syntec-Cicf des prestations intellectuelles !

(*) comprendre : les (directions) métiers de l’entreprise… dont sont exclus, comme chacun sait, les métiers de l’informatique considérés le plus souvent comme un centre de coûts opérationnels.

(**) Qu’est-ce-que la "fonction informatique" (identifiée par le terme générique "d’informaticien") de nos jours, nous demanderont certains ?
Il s’agit toujours des mêmes spécialistes en analyse, conception, maintenance, exploitation, optimisation (…etc) des systèmes informatiques et des systèmes d’information, que ca soit en consulting, en MOA, en MOE, en production (…etc).
N’en déplaise aux "fossoyeurs" de la profession, il n’y a aucune raison de la confondre avec la fonction utilisateur ni de la transformer en une fonction hybride où les compétences métiers (du client) deviennent prépondérantes sur les compétences techniques ou fonctionnelles. Bien sur, il ne s’agit pas de nier pour autant la réalité d’une certaine évolution des connaissances voire des compétences vers le "métier"… évolution parfois critiquable d’ailleurs, nous y reviendrons dans un prochain article.



Les représentants du SYNTEC (numérique) et du CIGREF :


FÉDÉRATION SYNTEC :

- Jean-Luc PLACET : président de la Fédération Syntec depuis juillet 2011.
Diplômé de l’Essec, il commence sa carrière à la direction marketing de Saint-Gobain, puis intègre le journal « L’Expansion ». Il rejoint ensuite la société de conseil IDRH en 1981 dont il est le P-DG depuis 1992. Au cours de son expérience à IDRH, il a accompagné de nombreux ministères dans la conduite de projets d’organisation, de management et de ressources humaines. Il travaille pour un grand nombre de groupes français internationaux sur des problèmes d’analyse stratégique, d’organisation et de management.
Président de Syntec Conseil en Management de 2004 à 2010, Jean-Luc Placet préside ensuite le Groupement des syndicats Syntec des études et du conseil (GSSEC) de 2010 jusqu’à son élection à la présidence de la Fédération Syntec.

Commentaire MUNCI : profil marketing/conseil/RH… toutefois intéressant pour la Branche ! Au cours de cette interview, JL Placet a établi 3 priorités pour la Fédération Syntec parmi lesquelles : "la Branche Syntec doit devenir un modèle dans les relations sociales et inventer un nouveau modèle de management dans ses sociétés". Il est vrai que le management, les relations sociales et la fonction RH (largement galvaudée en SSII) doivent être sérieusement modernisés dans notre Branche… a suivre donc.

- Pierre NANTERME : président de la Fédération Syntec de 2006 à 2011.
Diplômé de l’Essec, il collabore avec Accenture depuis 1983. Directeur Général d’Accenture France de 2005 à 2007, il occupé ensuite la fonction de Directeur de la section Services financiers du Groupe Accenture (niveau monde) avant de devenir Président-Directeur-Général (CEO) du Groupe depuis le 1er janvier 2011.

Commentaire MUNCI : profil de manager 100% financier/commercial.

- Max BALENSI : délégué général de la Fédération Syntec depuis février 2008.
Titulaire d’un DEA en droit des affaires du CELSA, Max Balensi, a occupé au cours de son expérience professionnelle des fonctions de DRH et Directeur des Affaires Sociales dans des groupes leaders de l’industrie du pétrole et du conseil (ex. DRH d’Accenture).

Commentaire MUNCI : profil 100% RH.

SYNTEC NUMERIQUE :

- Guy MAMOU-MANI : Président de Syntec Numérique depuis 2010.
Diplômé d’une licence de Mathématiques et ancien professeur, il a débuté sa carrière chez CSC-GO INTERNATIONAL où sa dernière fonction était Président-Directeur Général et Directeur du pôle solutions de CSC France. En 1995, il crée la filiale française de MANUGISTICS, leader dans le domaine du Supply Chain Management et numéro un en Europe. Il y assure la Direction Générale et y exerce par ailleurs la fonction de Directeur Européen des Services et du Marketing jusqu’en 1998.
Guy Mamou-Mani a également été président de MiddleNext, association de valeurs moyennes cotées, de 2006 à 2009.
Il est co-Président du Groupe Open depuis 2008.

Commentaire MUNCI : profil de mathématicien converti au marketing et au management.

- Jean MOUNET : Président de Syntec Informatique de 2003 à 2010.
Ingénieur de l’École Supérieure de Chimie de Lyon, docteur-ès-sciences physiques, diplômé de l’Université de Stanford (USA) en marketing stratégique, Jean MOUNET a occupé plusieurs fonctions au sein du groupe Bull pour finir directeur marketing groupe.
Depuis 1988, il est directeur général de Sopra Group.

Commentaire MUNCI : profil de scientifique converti au marketing.

- Laurent BAUDART : Délégué Général de Syntec Numérique depuis fin 2008.
Diplômé de l’ESCP-EAP et ingénieur diplômé de l’Eudil (Lille), Laurent BAUDART a été directeur des ventes en Europe du sud pour Corvis (de août 2000 à octobre 2003), responsable commercial puis directeur des ventes de MCI Worldcom (mai 1997 - juillet 2000), responsable commercial chez l’intégrateur Datastaff (avril 1996 - mai 1997), Cabletron (avril 1995 - avril 1996), France Télécom (janvier 1992 - avril 1995), TRT Philips (décembre 1988 - janvier 1992).
Laurent Baudart était directeur des services clients internationaux chez ECS depuis 2003 avant d’occuper son poste au Syntec Numérique.

Commentaire MUNCI : profil de manager 100% commercial.

- Francis JUBERT : Délégué Général de Syntec Informatique de 2006 à 2008.
Docteur en Philosophie, titulaire d’un Mastère d’Économie Politique, Francis Jubert est Directeur de la revue Liberté Politique et Président de la Fondation de service Politique. Il a passé 25 ans au sein du groupe EDS (SSII américaine) où il a successivement occupé les postes de directeur du développement en charge du marketing, de la communication et des alliances, de Global Client Executive d’un grand Compte puis de Secrétaire Général d’EDS Europe du Sud puis France, dont il a supervisé l’activité « Secteur Public », notamment dans les activités liées à la Santé et à la Défense.

Commentaire MUNCI : profil d’intellectuel converti au marketing et au management.


CIGREF :

- Pascal BUFFARD, président du CIGREF depuis oct. 2011
Diplômé de l’ENSAE (l’Ecole Nationale de la Statistique et de l’Administration Economique), Pascal Buffard a effectué la première partie de sa carrière dans l’informatique bancaire, avant de rejoindre le Groupe Axa en 1989 pour occuper différentes fonctions autour des Systèmes d’Information, de l’organisation, de la finance et de la logistique.
Il est depuis février 2010 directeur général d’AXA Group Solutions, la filiale informatique de l’assureur français, et en charge de la supervision de AXA Technology Services.

Commentaire MUNCI : profil de statisticien converti au management, peut-être malgré tout le plus "informaticien" de la liste.

- Bruno MÉNARD, président du CIGREF de 2008 à 2011.
Diplômé de l’École Supérieure de Commerce de Lille et titulaire d’une maîtrise de finance, il a débuté en 1987 chez sanofi-aventis pour intégrer en 1998 la direction de l’organisation commerciale du groupe en tant que responsable des relations avec les grossistes, de la logistique et des systèmes d’information.
Depuis 2001, il est vice-président systèmes d’information pour le groupe sanofi-aventis.

Commentaire MUNCI : profil de manager 100% commercial.


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17 avril 2012, par FontaineDeJouvence

La gérontocratie n’existe pas que dans la politique, elle existe aussi chez bon nombre de patrons de SSII !

Quel contraste avec le jeunisme de nos professions n’est ce pas…

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