Là aussi, dans le domaine de la recherche d’emploi, les choses restent immuables : en butte à ses difficultés, le candidat au retour à l’emploi se réfugie trop vite derrière une vision manichéenne du marché du travail et des recruteurs : « à plus de 45 ans, je suis désormais trop vieux pour retrouver du travail », assène le senior en guise de vérité absolue.
A cette vérité s’oppose celle du junior, non moins absolue : « Je suis décidemment trop jeune et trop inexpérimenté ».
Et ils affirment tous les deux : : « Je n’ai (pas) plus les compétences requises ». On est ainsi toujours « trop quelque chose » ou « pas assez autre chose », comme si le marché de l’emploi était strictement caractérisé par une ligne médiane tracée entre ces deux extrêmes à la frange de laquelle il n’y aurait plus d’espoir d’activité
« trop plein de trop »
Les enjeux du retour à l’emploi sont là : dans la prise de conscience que le senior est bien assez jeune pour certains et que le junior est bien assez opérationnel pour d’autres. Et ils ont tous deux suffisamment de compétences pour la plus grande part des recruteurs.
La compétence technique ou l’expertise peuvent en effet se construire à travers une formation. Mais elles ne pourront jamais assurer à leur titulaire un recrutement de qualité. Ce dernier passe par la mise en « résonnance » (et non pas mise en conformité) du profil aux attentes du recruteur. La dimension communicationnelle de la recherche d’emploi, dans la compréhension des enjeux des recruteurs sur un type de poste donné, de leurs contraintes (et aussi de leurs filtres) est alors essentielle pour que le projet du chercheur d’emploi aboutisse.
Notre responsabilité est effectivement d’apporter à nos auditeurs le meilleur cadre en termes d’élargissement de leurs compétences techniques.
Elle est aussi de les accompagner dans ce travail de remise en question et de reformulation qui leur permettra de revaloriser au mieux leurs capacités et potentiels.
P.Rakotomalala, Directeur de l’Afcepf























