Cette circulaire complémentaire va très largement dans le sens des positions défendues par le MUNCI, lire à ce sujet : Circulaire Guéant du 31 mai 2011 : pour un maintien partiel.
Voici les principales réactions suite à l’annonce de la nouvelle circulaire :
Extrait dépêche AEF n°160485
Sarah Piovezan, mercredi 4 janvier 2012
ÉTUDIANTS ÉTRANGERS : LES RÉACTIONS DE LA CGE, DE LA CDEFI, DE LA CPU, DU COLLECTIF DU 31 MAI (…)
La CGE (Conférence des grandes écoles), première association à s’être inquiétée des effets de la « circulaire du 31 mai » sur le sort des étudiants étrangers dès la rentrée 2011 (AEF n°154722), se dit « globalement satisfaite » du texte de circulaire complémentaire soumis mercredi 4 janvier 2012 à la CGE, la Cdefi (Conférence des directeurs d’écoles françaises d’ingénieurs) et la CPU (Conférence des présidents d’université) (AEF n°160477) par les trois ministres concernés (1). « Nous devons peaufiner ce texte sous 48 heures, mais l’esprit de la version présentée est positif, notamment parce que le gouvernement a décidé de traiter le cas des étudiants étrangers talentueux de manière spécifique », explique Pierre Tapie, président de la CGE, joint par AEF. « Cette circulaire met en valeur les droits spécifiques des étudiants étrangers [édictés par l’article L 311-11 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile], et elle donne des éléments d’interprétation positive dans des circonstances où les étudiants étrangers nous sont précieux. Enfin, elle contient une demande expresse faite aux préfets de réexaminer tous les cas au regard de cette nouvelle circulaire, même ceux qui avaient fait l’objet d’un refus de titre de séjour précédemment. »
Interrogé sur l’impact potentiel que pourrait avoir ce nouveau texte à l’étranger, Pierre Tapie répond : « C’est un message très positif. Maintenant, il appartient aux universitaires et au gouvernement d’aller le promouvoir à l’étranger. Il faudra aussi que l’application de la circulaire soit en cohérence avec son contenu. Mais ce qui est important, c’est que le gouvernement ait choisi, en interministériel, de faire un texte spécifique pour cette cible [de population]. Il s’agit d’un regard positif porté sur les étudiants étrangers, qui les reconnaît comme une chance pour la France, et cela devrait permettre de surmonter les malentendus. A priori, cela referme le débat, au moins dans sa partie théorique. »
CDEFI. Lui aussi « satisfait » par cette nouvelle circulaire, Christian Lerminiaux, président de la Cdefi, précise que les trois conférences présentes à la réunion du 4 janvier ont obtenu de pouvoir amender le texte « d’ici vendredi soir », avant qu’il ne soit envoyé aux préfets. « Il reste des choses à préciser, quelques mots à changer », indique-t-il. « Au total, ce texte va dans le bon sens, en traitant le cas spécifique des étudiants étrangers à part, et en explicitant les modes de fonctionnement des différents textes qui doivent s’appliquer, que ce soit pour les autorisations provisoires de séjour ou pour les changements de statut. » Pour Christian Lerminiaux, avec cette nouvelle circulaire, « environ 95 % des étudiants qui ont eu des problèmes de titres de séjour devraient voir leur situation régularisée. »
CPU. Joint par AEF, Louis Vogel, président de la CPU, souhaite avant tout « consulter les différentes parties prenantes – universités, employeurs, étudiants, organisations syndicales – sur ce nouveau texte pour voir s’il est susceptible de régler les problèmes pratiques auxquels elles sont confrontées ». « Nous donnerons nos observations aux trois ministères d’ici vendredi soir, une fois que nous aurons pris leur avis », insiste-t-il, tout en reconnaissant que le texte « va dans le bon sens ». « Mais l’important, c’est de voir s’il règle les problèmes concrètement. »
COLLECTIF DU 31 MAI. Ce nouveau texte « ne convient pas » car il est « trop restrictif », déclare à AEF Fatima Chouaieb, porte-parole du Collectif du 31 mai, constitué de diplômés étrangers concernés par la circulaire du 31 mai (AEF n°156104). Si elle se félicite de « la démarche plus concertée et plus constructive » des différents ministères, ainsi que de la reprise par le nouveau texte de « valeurs comme celles de l’attractivité de l’enseignement supérieur et la compétitivité des entreprises », Fatima Chouaieb y voit plusieurs limites : « Certains diplômés de nationalité étrangère ont passé toute leur vie en France. Leur pays, c’est la France », dit-elle d’abord, en référence au passage sur la « connaissance approfondie d’un pays ou d’une culture étrangère » repris dans le communiqué du MESR sur la future circulaire (AEF n°160477).
Par ailleurs, « tous les emplois auxquels [les diplômés étrangers] accèdent ne sont pas liés à leur pays d’origine », ajoute-t-elle. « Quels critères d’appréciation les services des préfectures utiliseront-ils pour juger de la recevabilité de nos dossiers et de la compétence du diplômé pour favoriser l’implantation d’une entreprise en Chine ? », s’interroge-t-elle. « C’est l’arbitraire qui est dangereux. » Pour la porte-parole du collectif, seul un « symbole fort comme le retrait de la circulaire Guéant » serait de nature à « rassurer tout le monde. »
Extrait dépêche AEF n°160477
Sarah Piovezan, mercredi 4 janvier 2012
ÉTUDIANTS ÉTRANGERS : UNE « CIRCULAIRE COMPLÉMENTAIRE » SERA ADRESSÉE AUX PRÉFETS LA SEMAINE PROCHAINE (MESR)
(…)
NE PAS COUVRIR DES PRATIQUES DE « DUMPING SOCIAL »
Le MESR souligne également que « le recours à l’immigration professionnelle ne doit pas couvrir des pratiques de ’dumping social’. Le recrutement d’un ressortissant étranger ne peut pas être un procédé visant à servir des salaires inférieurs au niveau du marché. » Ainsi, la circulaire complémentaire réaffirmera « les principes de la politique d’accueil des étudiants étrangers » en France, qui « vise à privilégier les niveaux master et doctorat et à favoriser les ’mobilités encadrées’, c’est-à-dire les échanges entre établissements fondés sur une convention de partenariat ». « Au total, la nouvelle circulaire qui sera envoyée aux préfets maintiendra un équilibre entre protection de l’emploi en France, d’une part, et attractivité et compétitivité, d’autre part », conclut le communiqué du ministère.
"Bienvenue aux étudiants étrangers" (Les Echos, 05.01.2012)
Extrait :
" Le mal, cependant, n’a pas été si grand qu’on a voulu le dire. Car, même si les préfets ont rejeté, en fin d’année, quelques centaines de demandes d’embauche, la réalité est que la France n’a jamais accordé autant d’autorisations de travail à des diplômés étrangers qu’en 2011. Elles ont même été 20 % plus nombreuses qu’en 2010, a rappelé hier Laurent Wauquiez. Et l’enseignement supérieur français accueille désormais 58.000 étudiants non communautaires, contre 50.000 il y a deux ans… "
Conclusion : si l’image de la France ressort écornée après la "circulaire Guéant", la faute en revient largement à nos (GRANDS) MÉDIAS qui ont fait preuve et continuent à faire preuve d’une fantastique DÉSINFORMATION DE MASSE en évoquant fréquemment "l’interdiction ou la fermeture totale de notre marché du travail aux jeunes diplômés étrangers"…
Presse professionnelle :
Pour Syntec Numérique, la révision de la circulaire Guéant va dans le bon sens (Le Monde Informatique)
Circulaire Guéant : les informaticiens étrangers au bon vouloir des préfets (Le Mag IT)






















