L’informatique fait (toujours) partie des 10 secteurs où les difficultés de recrutement sont les plus basses !
Rappelons qu’en 2003-2004, l’informatique était déjà l’un des secteurs où l’on recrutait le plus facilement : voir cet article de l’Express de juin 2004 (enquête BMO 2004)
On pouvait s’en douter compte tenu du nombre toujours important de chômeurs en informatique
Voir à ce sujet notre article Chiffres de l’emploi en informatique (chômage des informaticiens, offres d’emplois, recrutements)
C’est pourquoi le MUNCI dénonce avec la plus grande vigueur le discours IRRATIONNEL, TROMPEUR voire MENSONGER concernant ce mythe récurrent de la "pénurie d’informaticiens" où comment faire croire que nous sommes à l’aube d’une nouvelle pénurie de main d’oeuvre qualifiée dans notre secteur avec 8 à 9% d’informaticiens au chômage et des prévisions de croissance modérée pour les prochaines années
A lire à ce sujet notre article : Perspectives incertaines pour l’emploi dans le secteur à moyen terme
Si le rythme actuel de décrue du chômage se poursuivait au cours des années à venir (ce qui est loin d’être assuré), il faudra attendre au moins 6 ans pour revenir à la situation d’un marché du travail équilibré (= définition du plein emploi) comme en l’an 2000 où le taux de chômage sectoriel était d’environ 3% (chômage essentiellement "flottant").
Faut-il rappeler que nous sommes passés ensuite, en peu de temps, de la prétendue « pénurie » d’informaticiens
au sureffectif d’informaticiens !?
Les informaticiens ne se laisseront pas BERNER une seconde fois ! Si pénurie il y a, c’est avant tout pénurie de BON SENS et d’HONNETETE de la part de nos dirigeants !!
Notre marché du travail étant un marché de compétences, il s’agirait pour commencer de faire la différence entre "pénurie d’informaticiens" et "pénurie de (certaines) compétences"
ce que tout le monde, manifestement, ne semble pas encore avoir compris !
Dans tous les cas, les véritables "tensions" sur notre marché du travail sont à reconsidérer plus objectivement à travers ces problèmes CRIANTS dans notre secteur que sont l’insuffisance de FORMATION (adaptation des compétences au marché) et les différents type de DISCRIMINATION voire d’exclusion sur notre marché du travail (seniors, demandeurs d’emplois de longue durée, bac+2
et parfois même informaticiens "surqualifiés" !)
Les SENIORS, tout particulièrement, sont victimes d’une CRUELLE DISCRIMINATION sur notre marché du travail passé l’âge de 40 ans et représentent une part importante des informaticiens au chômage (5 fois moins de recrutements de cadres seniors dans le secteur informatique que dans les autres secteurs).
Les comportements des recruteurs, ssii comme clients, sont aussi à blâmer quand ils recherchent exclusivement des profils expérimentés sur certaines technologies pour des missions qui pourraient tout aussi bien convenir à des informaticiens nouvellement formés sur ces technologies
Si l’on se situe sur un plan rationnel, il n’y a donc aucun risque d’une quelconque "pénurie d’informaticiens" qui viendrait justifier les délocalisations offshore et ouvrir potentiellement la voie au dumping social dans le secteur par l’appel à une main d’oeuvre étrangère bon marché (onshore) que cela soit sous la forme de "l’immigration sélective" ou, plus insidieusement, du détachement de prestataires de services des pays "low-cost" (directive Bolkestein)
L’enquête BMO 2005 insiste par ailleurs sur l’importance des recrutements d’informaticiens prévus en 2005 : 28 155 projets de recrutements d’informaticiens en 2005 d’après l’Unedic, soit un peu moins que les prévisions du Syntec et de l’APEC (entre 30 600 à 34 500 informaticiens)
Mais nous savons que cet élément n’est pas le plus significatif du fait des nombreux départs et suppressions de postes dans nos SSII (70% des recrutements) qui font que la création d’emploi « nette » est bien moins importante que les recrutements « bruts » (avec un rapport moyen d’1 création de poste nette pour 5 recrutements bruts !)
Voir à ce sujet notre article Une approche critique des données de l’emploi informatique (et ses nombreuses disparités...)
Les statistiques les plus pertinentes concernant l’emploi informatique dans l’étude BMO ont été regroupées dans cette page
Le tableau (dynamique) en question est accessible ici :
Deux constats critiques sur les résultats obtenus :
Etonnant : à quelques kilomètres près, les « difficultés de recrutement » vont quasiment du simple au double dans certains bassins à fort taux de recrutement d’informaticiens (ex. Hauts de Seyne) !!?
Par ailleurs, il est tout aussi surprenant de constater autant d’emplois saisonniers dans l’informatique
Ainsi 13% des recrutements d’informaticiens prévus dans le centre des Hauts de Seine (là où les projets de recrutements sont les plus élevés de France) sont des emplois saisonniers ??!
Tous les liens concernant l’enquête UNEDIC BMO 2005 :
La présentation générale
La synthèse
L’étude complète
Enquête Ile de France
Revue de presse :
http://www.reuters.fr/locales/c_newsArticle.jsp?type=businessNews&localeKey=fr_FR&storyID=8213198
http://www.liberation.fr/page.php?Article=290224
http://www.lexpress.fr/reussir/dossier/metier/dossier.asp?ida=432648






















