Extrait citant le MUNCI :
http://munci.org/ressources/extrait...
=> Commentaires du MUNCI :
M. Paul Hermelin reconnaît que CGEY a pratiqué 11 000 licenciements en 2 ans dans le monde, soit environ 20% des effectifs du groupe (NDLR => nettement plus qu’annoncé initialement, à lire : http://www.zdnet.fr/actualites/business/0,39020715,2118086,00.htm).
A la question de Anne Sinclair qui demande à M. Paul Hermelin si CGEY n’aurait pas licencié par "paquets de 9" pour éviter les plans sociaux, M. Paul Hermelin répond simplement que CGEY a "évité les licenciements collectifs" surtout par des transactions individuelles
Paul Hermelin explique que les prix ont du baissé de 10 % en un an sous la pression des clients mais que les salaires représentent toujours 2/3 des coûts d’une SSII. C’est ainsi que l’offshore en Inde est justifié ! M. Paul Hermelin affirme que CGEY recrute 250 personnes par trimestre à bombay.
A ce jour, aucun plan social n’a été mis en oeuvre chez CGEY. En France, ce sont plusieurs centaines de collaborateurs qui ont été licenciés pour motifs personnels (
) ou par des transactions individuelles (peut-être irrégulières comme c’est bien souvent le cas dans les SSII). A lire à ce sujet cet excellent article du Nouvel Obs de décembre 2001.
Par ailleurs, si les prix ont baissé de l’ordre de 10 %, les économies de l’ordre de 30 à 50 % réalisées par l’offshore sont excessives face à la menace que fait peser l’offshore sur l’emploi ! Les requins de la finance ont les dents longues chez CGEY
.
Mais M. Paul Hermelin trouve une autre justification toute faite à l’offshore : la solidarité planétaire avec les pays en voie de développement ! Un discours quasiment humanitaire qui dénonce les "égoïsmes d’occidentaux"
Nous expliquons dans nos pages d’analyses en quoi nos "délocalisateurs" font preuve d’hypocrisie en croyant réinventer le développement par une sous-traitance qui ne profite qu’à des minorités (et qui accentue les inégalités), en quoi enfin il nous semble logique que cette solidarité devrait s’appliquer en priorité aux nombreux "chômeurs locaux" de l’informatique plutôt qu’à nos lointains collègues (ou plutôt concurrents ) indiens ! M. Paul Hermelin se donne surtout bonne conscience avec l’argument du tiers-mondisme, mais la réduction des coûts est bien comme chacun sait le seul leitmotiv de nos dirigeants ! Mais à quel prix, social
Tandis que Anne Sinclair évoque cette "nouvelle association professionnelle, le MUNCI, qui dénonce la gestion humaine catastrophique des SSII" (NDLR => nous ne généralisons pas non plus
!), M. Paul Hermelin esquive la question et répond par "l’euphorie" de ces dernières années notamment sur le plan salarial.
M. Paul Hermelin est DEMAGOGUE : des études notamment de l’APEC ont montré qu’il n’y a jamais eu d’euphorie globale sur nos salaires, pas plus en tout cas que chez nos collègues cadres des autres secteurs.
A lire à ce sujet :
http://www.01net.com/article/155780.html
http://www.01net.com/article/154825.html






















