Mieux gérer nos carrières,
 défendre ensemble nos intérêts.

« Le MUNCI est la 1ère communauté professionnelle en France dans les métiers du numérique.
L'association réunit les membres salariés, indépendants et demandeurs d'emploi des professions informatique, web et télécoms pour mieux défendre leurs intérêts collectifs et leur apporter des services adaptés »

[Edito]
ANNONCES et APPELS à TEMOINS

Problèmes actuels de (dé)connexion sur les forums
par gojul91, 20 Sep 2014, 18:18

Conditions de travail des informaticiens étrangers en France (recrutement, salaires...)
par Regis [Munci], 09 Fév 2014, 10:28

L'offshore dans l'administration et les entreprises publiques
par Admin [Munci], 06 Oct 2013, 16:44


Pour être tenu(e) au courant de nos prochaines ANNONCES & APPELS à TEMOINS : courriel

SONDAGE DU MOIS

                   (en cours de maintenance)

FORUMS

Derniers sujets sur les forums externes :

Non, le code du travail n'est pas le premier frein à l'embauche !
par marius, 24 Juin 2017, 12:00

[Linagora] Les méthodes brutales du PDG Alexandre Zapolsky, candidat LREM
par vincent-37, 19 Juin 2017, 23:13

ingenieur : metier devalorisé en France ?
par gojul91, 15 Juin 2017, 08:23

Maroc et Tunisie, 10 à 15 recrues IT par mois vers la France (Ametix, S.Boukris) Le Parisien ECO
par escapetiger, 07 Juin 2017, 13:09

Les chiffres du chômage des cadres enfin mieux connus
par Predic, 31 Mai 2017, 16:54


Derniers commentaires sur les articles :

• [Foutage de gueule ?] “Il embauche 50 informaticiens mais manque de candidats” (Ouest France)
par Sdu56, le 5 novembre 2015
" Par contre, toujours sur Ouest France Entreprise, un autre article datant du 09 Septembre 2014 existe : http://www.entreprises.ouest-france.fr/article

• [Foutage de gueule ?] “Il embauche 50 informaticiens mais manque de candidats” (Ouest France)
par Sdu56, le 5 novembre 2015
" Bonjour, je n'ai de lien pour l'instant malheureusement, car ce nouvel article a été publié dans la version papier du journal Ouest France, édition (...)

• [Foutage de gueule ?] “Il embauche 50 informaticiens mais manque de candidats” (Ouest France)
par MUNCI, le 5 novembre 2015
" Merci, Sdu56, pour votre message. Pourriez-vous nous indiquer dans quel média vous avez vu ce "renouvellement de campagne", comme vous dites, de (...)


Bilan de l’emploi informatique en 2012 et prévisions 2013
Publié le 1er février 2013
Rubrique : DOSSIERS, POSITIONS > Emploi, marché du Travail
Mots-clés : Bilan 2012 / Chômage des informaticiens / Chiffres publics de l’emploi IT (numérique)
Nombre de visiteurs uniques : 8837 • Lien pérenne : https://munci.org/article2044.html


Le chômage des informaticiens a augmenté de près de 16% en 2012, soit plus rapidement que le chômage moyen en France (+10%), conformément (hélas…) aux prévisions que nous avions données fin 2011.
Principale raison : la faible hausse des créations d’emploi nettes dans le secteur (moins de 8000), qui s’avèrent donc insuffisantes pour stopper la hausse du chômage dans nos professions.
A l’opposé, jamais les volumes d’offres d’emploi pour informaticiens n’ont été aussi élevés (+165 000 rien que pour l’Apec en 2012), ce qui témoigne une fois de plus de l’incroyable décorrélation entre les recrutements et les annonces d’emploi dans notre secteur !
Depuis le début de la crise en 2008, le nombre de demandeurs d’emploi en informatique a été multiplié par deux et atteint actuellement un plus haut depuis 2005.
Pour l’année 2013, nous anticipons une hausse modérée du chômage des informaticiens.

 BILAN 2012 DE L’EMPLOI IT

Rappelons tout d’abord que les volumes de recrutements et d’offres d’emploi sont des données peu pertinentes dans notre secteur, lire à ce sujet :

CHÔMAGE :

Demandeurs d’emploi en informatique/télécoms fin-2012 (derniers chiffres Dares/Pôle-emploi, onglets Métier_V3_A et Métier_V3_ABC / colonne “systèmes d’information et de communication”) :

  • Cat. A (chômeurs sans aucune activité) : 30 000 (25 900 fin 2011)
    … soit + 4100 demandeurs d’emploi cat. A en 2012 (+ 15.8%)
  • Cat. ABC (inclue chômeurs en formation ou ayant une activité réduite) : 36 500 (32 200 fin 2011)
    … soit + 4300 demandeurs d’emploi toutes cat. (ABC) en 2012 (+ 13.4%)

=> Hausse sensible en pourcentage (relativement modérée en volumes) du chômage des informaticiens en 2012.. à comparer avec les hausses de +10% (Cat. A) et +8.8% (Cat. ABC) du chômage moyen en France (à lire).
Fin 2011, le MUNCI avait anticipé “une hausse de 10 à 30%” du chômage des informaticiens en 2012 : nous avions (hélas) vu juste… lire à ce sujet : Le chômage des informaticiens est resté quasi-stable en 2011.

Taux de chômage de la profession : entre 5,5% (cat. A) et 6,6% (cat. ABC)
(sur la base de 549 000 salariés et demandeurs d’emploi en informatique/télécoms, sources Insee 3e trim. 2012 : voir page 7 de ce pdf).

=> Même si le marché de l’emploi informatique n’est pas en situation de plein emploi, le taux de chômage dans la profession est nettement plus faible que le taux de chômage moyen en France qui se situe, lui, autour de 10.5%.
Néanmoins, selon la Dares (toujours selon le tableau page 7 du lien ci-dessus), il existe de fortes disparités entre les ingénieurs informaticiens (IC : taux de chômage moyen de 4% en 2011) et les techniciens supérieurs en informatique (ETAM : taux de chômage moyen de 11% en 2011).

Par ailleurs, au 31 décembre 2011, selon les chiffres qui nous ont été communiqués par Pôle-emploi :

  • 2 545 demandeurs d’emploi avaient pour dernier employeur un éditeur de logiciel (codes APE 5829A 5829B 5829C)
  • 16 974 demandeurs d’emploi avaient pour dernier employeur une société de conseil/services informatiques (codes APE 6201Z 6202A 6202B 6203Z 6209Z 6311Z 6312Z)
    Rapporté aux 32 200 demandeurs d’emploi en informatique comptabilisés à cette même date, nous pouvons donc conclure que plus de 60% des demandeurs d’emploi en informatique avaient pour dernier employeur une société du secteur des Activités informatiques (et donc 40% une entreprise utilisatrice ou aucun employeur s’agissant des JD).
    Ce taux de 60% est anormalement élevé car la proportion des informaticiens travaillant dans le secteur “Logiciel & Services informatiques” est de 45%, contre 55% travaillant en entreprise utilisatrice (DI/DSI), sources : Dads Insee.

CRÉATIONS NETTES D’EMPLOI :

Les seules données actuellement disponibles sont des données semi-définitives de l’Insee allant jusqu’au 3e trimestre 2012 pour le seul secteur des Activités informatiques :

  • Fin 3e trimestre 2012 : 358,4
  • Fin 4e trimestre 2011 : 354,1
    Soit seulement +4300 créations nettes d’emploi sur les 9 premiers mois de l’année 2012…
    Compte-tenu de la conjoncture actuelle, nous pensons que les créations d’emploi nettes dans les Activités informatiques n’ont pas dépassé les 5000 à 6000 postes sur l’année 2012.
    (verdict vers en mars 2013 avec les chiffres semi-définitifs de l’Insee au 4e trim. 2012, cet article sera aussitôt mis à jour)
    Sous réserve des chiffres définitifs de l’Insee (qui ne seront connus que… dans 2 ans), ce chiffre est :
    - supérieur à la prévision du Syntec Numérique donnée lors de la conférence de presse du 04 avril 2012 (3500 créations nettes prévues en 2012)
    - mais 2 fois inférieur au chiffre communiqué actuellement par le président du Syntec Numérique : “Il y a une véritable volonté de recruter du secteur logiciel et services informatiques, qui avait mis sur le marché 40.000 offres d’emploi en 2012” mais qui au final n’aura créé que 12.000 postes nets, précise-t-il. (source : dépêche AFP)

Ce qui fait dire à M. Guy Mamou-Mani : “Autrement dit, nos entreprises ne trouvent pas les profils dont elles ont besoin ; elles souffrent d’une pénurie de ressources qualifiées tout à fait préjudiciable à leur développement.”.
Ainsi, selon M. Mamou-Mani, si les entreprises de services informatiques ne créent pas davantage d’emplois, c’est en raison… de la “pénurie de ressources qualifiées” !!!
Ce raisonnement est TOTALEMENT IRRATIONNEL car si la “pénurie de ressources qualifiées” était aussi forte… alors le volume des recrutements serait lui-même beaucoup plus faible ! Or, c’est tout l’inverse qui se produit puisque le secteur recrute 30 000 à 40 000 informaticiens par an, le Syntec Numérique et son président ne manquent d’ailleurs jamais de rappeler qu’il s’agit du 1er secteur recruteur de cadres en France (avec les commerciaux en réalité).
Notre marché du travail se caractérise donc par une très grande fluidité… ce qui relativise fortement les fameuses “difficultés de recrutement” (à lire).
Il est exact toutefois que certaines entreprises ne parviennent pas, ou difficilement, à recruter certains profils très prisés mais ceci ne concerne que quelques milliers de postes tout au plus. Si les créations d’emploi sont aussi faibles par rapport au nombre de recrutements, c’est tout simplement parce qu’il s’agit principalement d’un marché de turnover faiblement créateur d’emplois nouveaux en période de crise.
La question qui se pose est donc plutôt : pourquoi n’y a-t-il pas davantage de créations d’emplois nettes en France sur ces 30 000 à 40 000 recrutements ?

Sur les 5000 à 6000 créations d’emplois dans les Activités informatiques, il faut ajouter 1000 à 2000 créations nettes de postes dans les entreprises utilisatrices, soit au total 6000 à 8000 créations d’emplois dans les métiers IT en 2012.

Bien que faibles, ces créations d’emplois sont néanmoins appréciables compte tenu du fait que l’ensemble du marché de l’emploi a enregistré près de 82 000 destructions de postes en 2012.

RECRUTEMENTS :

L’Apec prévoyait entre 26.700 et 35.000 recrutements de cadres dans la fonction informatique en 2012 (source : Panel Apec Entreprise 2012), soit au total 35 000 à 45 000 recrutements d’informaticiens avec les non-cadres. Le chiffre définitif sera connu dans quelques semaines dans le nouveau Panel Apec Entreprise (cet article sera aussitôt mis à jour).
Le Syntec Numérique anticipe de son côté 35 000 recrutements en 2012, dont 30 000 cadres (source : conf. presse du 22.11.2012).

OFFRES D’EMPLOI :

Le nombre total d’offres d’emploi pour cadres informaticiens déposées à l’Apec s’élevait à 165 227 offres à fin novembre 2012 (source).
Le chiffre définitif à fin 2012 n’est pas encore connu mais on peut estimer dès à présent que ce volume atteindra LE CHIFFRE RECORD d’environ 175 000 offres Apec en 2012 !!!
Et cela RIEN QUE pour les cadres informaticiens ET RIEN QUE pour les offres déposées à l’Apec… il faut rappeler en effet qu’il existe environ 30% d’offres en plus pour les non-cadres (diffusées principalement par Pôle Emploi) et que l’Apec n’est pas le seul jobboard en France !
Si bien qu’au final, nous obtenons une disproportion toujours aussi PHÉNOMÉNALE entre les volumes d’offres d’emploi (entre 200 000 et 300 000) et les créations d’emploi (entre 6000 et 8 000) pour les informaticiens en 2012, soit un rapport d’une création d’emploi nette pour 25 à 50 offres d’emploi !!!
Ceci relativise d’ailleurs TRÈS FORTEMENT le mythe des offres d’emploi non pourvues dans notre secteur comme nous l’expliquons dans cet article : Informatique : des offres d’emplois “bidons” au mirage des emplois non pourvus.

Par ailleurs, 75% des offres d’emploi pour informaticiens concerne le secteur “Conseil, Activités informatiques et Intérim informatique”, autrement dit le secteur des prestations intellectuelles (décomposition des 9 083 offres d’emploi Apec pour cadres informaticiens au 31.01.2013 : Activités informatiques (5012), Conseil et gestion des entreprises (1356), Intermédiaires du recrutement (441), soit 6809 offres).
On en déduit par conséquent que ce secteur a déposé environ 125 000 offres d’emploi RIEN QU’À l’Apec en 2012, soit beaucoup plus que les “40 000 offres d’emploi” auxquelles fait allusion M. Guy Mamou-Mani dans cette dépêche AFP… qui confond tout simplement les offres d’emploi avec les recrutements !!!

 CONCLUSION ET PRÉVISIONS 2013

Bilan 2012 :

L’année 2012 se solde à la fois par une hausse du chômage des informaticiens (supérieure en % à celle de l’évolution du chômage en France) conforme aux prévisions que nous avions données fin 2011, mais aussi par quelques milliers de créations d’emplois (sous réserve des chiffres définitifs de l’Insee qui ne seront connus que dans… 2 ans).
Ceci est assez inquiétant car cela pourrait signifier que les créations d’emplois dans le secteur ne suffisent plus à inverser la courbe du chômage !
Un tel constat contredit de plus très clairement le mythe de l’insuffisance de candidats dans le secteur.

Depuis 2010, nous constatons que le secteur des activités informatiques a créé environ 30 000 nouveaux postes d’après les chiffres de l’Insee, auxquels il faut ajouter 5 000 à 8 000 nouveaux emplois dans les entreprises utilisatrices, ce qui nous donne environ 35 000 à 40 000 nouveaux emplois IT : chiffre conforme aux données de début 2010 où l’on dénombrait 515 000 emplois IT (source : Dares/Insee) et surtout à la prévision CAS/Dares).
Si l’on rajoute les créations d’emploi dans les autres métiers du numérique (ex. électronique numérique, communication/marketing web, production/gestion de contenus web, métiers du e-commerce, création numérique…etc), dont les effectifs sont compris entre 100 000 et 200 000 salariés (à comparer aux 550 000 salariés des métiers IT), on peut estimer que l’économie numérique a créé 50 000 à 80 000 nouveaux postes tout au plus en 3 ans.
Le fameux rapport Mc Kinsey de 2011, repris sans cesse par de très nombreux commentateurs, prévoyait 450 000 créations d’emploi entre 2010 et 2015 : il reste donc encore 2 ans pour créer… 8 fois plus d’emplois dans le numérique que ces 3 dernières années ! Même si c’est hélas hautement improbable, il n’en demeure par loin que le potentiel de créations d’emplois dans le numérique est bien plus important que ses niveaux actuels…

Nos prévisions pour l’année 2013 :

D’un côté, la conjoncture macro-économique (stagnation du PIB) ne plaide pas pour un ré-démarrage rapide des projets IT, d’un autre côté les besoins sont là et les investissements ne faiblissent pas dans certains domaines (cloud computing, mobilité, big data…).
Le Syntec Numérique anticipe pour sa part une diminution des recrutements en 2013 (25 000 à 30 000…), voir http://pro.01net.com/editorial/5807&hellip ; | http://www.cadremploi.fr/editorial/&hellip ;

Par ailleurs, nous constatons plus que jamais :

  • une “prime au jeunisme” (les grandes SSII recrutent désormais 60% à 80% de jeunes diplômés, du jamais vu !) et, à l’opposé, une exclusion des quinquas toujours plus forte.
    Malheureusement, ce jeunisme devrait se renforcer en 2013 à la faveur des dispositifs gouvernementaux (contrat de génération et CICE) qui privilégient l’embauche des jeunes au détriment des salariés plus âgés.
  • une forte pression sur les prix (freelance et SSII) de la part des donneurs d’ordres, avec des propositions de tarifs et de salaires parfois révoltantes (voir notre forum : Alertes (ssii, employeurs, clients…)).

Il existe des signes encourageants avec notamment la stagnation du nombre de demandeurs d’emploi en informatique ces deux derniers mois, qui fait suite à une envolée du chômage dans nos professions depuis le mois de mai 2012 (à lire).

Au final, nous pensons que le chômage des informaticiens en 2013 devrait connaître une hausse modérée (max +10%).



PS :

Le MUNCI reviendra très bientôt sur le nouveau “délire technocratique” de la Commission Européenne à propos des 700 000 emplois non pourvus dans le secteur IT (dont prétendument 40 000 à 70 000 en France).
Dans l’immédiat, nous voulons rappeler :


NOTE MOYENNE DES INTERNAUTES :
Note : 1/5Note : 2/5Note : 3/5Note : 4/5Note : 5(4.4 - 15 votes)


(notez l'article en cliquant sur l'etoile de votre choix puis sur Voter)


Nos articles sont fréquemment mis à jour...











Version PDF de cet article

   
Vos commentaires

Commenter cet article

5 février 2013, par gobes

Article intéressant. Je suis effrayé que nos gouvernants annoncent (et utilisent !) des chiffres aussi faux. Avant de connaitre le Munci je savais qu’il y avait des embrouilles au niveau des chiffres dans nos métiers ; mais j’ignorais à quel point on nous entubais.

Commenter ce message