Mieux gérer nos carrières,
 défendre ensemble nos intérêts.

« Le MUNCI est la 1ère communauté professionnelle en France dans les métiers du numérique.
L'association réunit les membres salariés, indépendants et demandeurs d'emploi des professions informatique, web et télécoms pour mieux défendre leurs intérêts collectifs et leur apporter des services adaptés »

[Edito]
ANNONCES et APPELS à TEMOINS

Concours d'Etat "Ingénieur des systèmes d'information et de communication" (pour les Ministères)
par Admin [Munci], 30 Aoû 2016, 21:03

Enquête nationale LMI-CIO : « Quel informaticien êtes-vous ? »
par Admin [Munci], 20 Juin 2016, 20:05

Problèmes actuels de (dé)connexion sur les forums
par gojul91, 20 Sep 2014, 18:18

Conditions de travail des informaticiens étrangers en France (recrutement, salaires...)
par Regis [Munci], 09 Fév 2014, 10:28

L'offshore dans l'administration et les entreprises publiques
par Admin [Munci], 06 Oct 2013, 16:44


Pour être tenu(e) au courant de nos prochaines ANNONCES & APPELS à TEMOINS : courriel

SONDAGE DU MOIS

                   (en cours de maintenance)

FORUMS

Derniers sujets sur les forums externes :

Ingénieur informatique : dans le top 20 des métiers qui recrutent (DARES, Usine Nouvelle) L.M.
par gojul91, 14 Mar 2017, 07:12

Sondage/Questionnaire Mémoire sur l'intermission en ESN/SSII
par Chocothunder, 06 Mar 2017, 19:10

Cyberguerre : les attaques se multiplient, l'armée française s'entraine
par escapetiger, 04 Mar 2017, 16:27

jeunisme++
par Morpheus, 28 Fév 2017, 18:35

pourquoi les SSII sont pas interdites en France ?
par Regis [Munci], 23 Fév 2017, 12:36


Derniers commentaires sur les articles :

• [Foutage de gueule ?] “Il embauche 50 informaticiens mais manque de candidats” (Ouest France)
par Sdu56, le 5 novembre 2015
" Par contre, toujours sur Ouest France Entreprise, un autre article datant du 09 Septembre 2014 existe : http://www.entreprises.ouest-france.fr/article

• [Foutage de gueule ?] “Il embauche 50 informaticiens mais manque de candidats” (Ouest France)
par Sdu56, le 5 novembre 2015
" Bonjour, je n'ai de lien pour l'instant malheureusement, car ce nouvel article a été publié dans la version papier du journal Ouest France, édition (...)

• [Foutage de gueule ?] “Il embauche 50 informaticiens mais manque de candidats” (Ouest France)
par MUNCI, le 5 novembre 2015
" Merci, Sdu56, pour votre message. Pourriez-vous nous indiquer dans quel média vous avez vu ce "renouvellement de campagne", comme vous dites, de (...)


Désinformation spectaculaire au JT de France2 sur la “pénurie d’informaticiens” !
Publié le 1er mai 2011, mis à jour le 15 juin 2011
Rubrique : ACTUS, INFOS > Emploi, Marché(s) > Année 2011
Mots-clés : (Pseudo) pénurie d’informaticiens / Difficultés de recrutement (IT)
Nombre de visiteurs uniques : 6332 • Lien pérenne : https://munci.org/article1707.html


Source(s) : MUNCI, MAJ 15.06.2011
Lien à consulter : Reportage JT 20H de France2 du 24.04.2011 (mp4)
La désinformation la plus flagrante de ces dernières années sur l’emploi informatique s’est produite au 20H de France2 le dimanche 24 avril 2011 : une information insensée, diffusée par une école de formation en informatique, a été reprise sans vérification par des journalistes dans un reportage sur la “pénurie d’informaticiens”.
Cette désinformation démontre hélas, une fois de plus, l’extraordinaire PENSÉE UNIQUE qui existe en France sur ce fond de commerce médiatique qu’est la (fausse) “pénurie d’informaticiens”…

Journalistes : Amira SOUILEM et Daniel LEVY
Rédacteurs en chef : Pierre GERAUD, Christophe TORTORA et Olivier SIOU
Présentatrice : Marie DRUCKER

Ce reportage comporte de graves lacunes :

  • Aucune source n’a été citée tout au long du reportage sur les chiffres mentionnés
  • Aucun débat contradictoire n’a été respecté pour garantir le pluralisme de l’information, puisque qu’aucun représentant des salariés (syndicaliste ou autre) n’a été interrogé ou cité sur le sujet

Au beau milieu du reportage, quel ne fut par notre étonnement de voir apparaitre le chiffre invraisemblable de… 170 000 postes restant à pourvoir dans l’informatique actuellement (dont 30 000 développeurs web) !!!

Un journaliste du Monde nous a appelé mardi pour nous demander confirmation sur ces chiffres, nous lui avons répondu que nous connaissons très bien les chiffres de notre secteur et que bien évidemment nous n’avons jamais entendu parlé d’un chiffre aussi “fantaisiste”…
En effet, le nombre de recrutements dans l’informatique ne dépasse pas les… 40 000 par an ! Au total l’Apec a dénombré près de 100 000 offres d’emploi dans l’informatique en 2010, sachant que 60% ne débouchent pas sur un recrutement (à lire).

Une petite recherche sur internet nous a permis de trouver rapidement :

  • la (probable) réalité du chiffre correspondant : il s’agit très vraisemblablement du chiffre fourni par l’association Pascaline sur les EFFECTIFS D’INGÉNIEURS en France dans les services informatiques (chiffre que nous confirmons)
    Lire à ce sujet : http://www.lemondeinformatique.fr/a&hellip ;
    “Ainsi, on compte 170 000 ingénieurs et cadres informaticiens dans les SSII et chez les éditeurs de logiciels…”

Nous avons alors transmis ces informations au journaliste qui a pris contact avec l’école en question.
Le service de communication lui aurait finalement confirmé qu’il s’agissait probablement d’une “erreur”, et qu’il fallait lire à travers ce chiffre non pas le nombre de postes à pourvoir mais bien… le nombre de postes déjà pourvus !!!

Voilà comment une information fantaisiste est reprise sans la moindre vérification par des journalistes du journal télévisé… pour désinformer, au final, environ 6 millions de téléspectateurs !!!


LETTRE DU MUNCI ADRESSÉE AUX JOURNALISTES (COPIE AUX RDC) :

1. Vous avez fait référence, sans la nommer (…), à l’étude récente de Mc Kinsey, sponsorisée par Google, sur l’« Impact d’internet sur l’économie française » et les 450 000 emplois nouveaux qu’Internet devrait créer d’ici 4 ans.
Voici ce que la presse professionnelle pense à juste titre de cette étude : http://pro.01net.com/editorial/5308&hellip ;
A titre de comparaison, sachez que sur les 10 dernières années, le secteur des services informatiques n’a créé en France “que” 115 000 emplois environ (sources : Unistatis).

2. Vous avez montré ensuite un reportage sur les méthodes “originales” de recrutement de certaines SSII (AKKA en l’occurrence… là encore sans nommer la SSII).
Voici ce que beaucoup d’informaticiens et certains journalistes (présents justement lors de cette soirée de recrutement Akka…) pensent de ces méthodes :

3. Vous avez parlé ensuite de “pénurie d’informaticiens” et évoqué le chiffre de “170 000 offres restant à pourvoir dans l’informatique” (sans mentionner la source).
Or, sachez que Pôle-emploi/Dares dénombre actuellement près de 30 000 demandeurs d’emploi en informatique, soit un taux de chômage d’environ 6% pour la profession.
Lire à ce sujet (sources) : https://munci.org/Le-chomage-des-in&hellip ;

Force est de constater que nos dirigeants économiques et politiques ont “horreur” du plein emploi (pour des questions de flexibilité évidemment) et utilisent le prétexte de la pénurie d’informaticiens chaque fois que le marché commence à se tendre sur certains profils…
En réalité, ces “tensions sur notre marché du travail” concernent essentiellement les SSII (et non les entreprises utilisatrices) principalement en raison de la mauvaise image du secteur, de ses salaires moyens, des spécificités de la prestation de services et enfin de l’inadéquation profils recherchés/disponibles (…).
Pour mieux relativiser les “difficultés de recrutement” dans l’informatique, lire de toute urgence :

Mais c’est ce chiffre exorbitant de 170 000 offres restant à pourvoir dans l’informatique qui retient surtout notre attention !
Nous connaissons très bien les chiffres de notre secteur et nous n’avons jamais entendu parlé d’un chiffre aussi “fantaisiste”…
En effet, le nombre de recrutements dans l’informatique ne dépasse pas les… 40 000 par an ! Au total l’Apec a dénombré près de 100 000 offres d’emploi dans l’informatique en 2010, sachant que 60% ne débouchent pas sur un recrutement.
Pourriez-vous nous préciser d’où vous tenez un tel chiffre SVP ?

Dans tous les cas, veuillez noter que le discours erroné sur la “pénurie d’informaticiens” en France cause un réel préjudice moral aux chômeurs de la profession (parfois de longue durée), en raison de l’extraordinaire “pensée unique” qui règne sur le sujet…

Nous avons également décidé :

On peut se demander par ailleurs “à qui profite le crime”…..


DROIT DE RÉPONSE de l’ÉCOLE EPITECH (08.06.2011)

Je viens de lire votre article sur la « Désinformation spectaculaire au JT de France2 sur la “pénurie d’informaticiens” » dans lequel vous jugez « fantaisistes » les chiffres avancés par EPITECH.

De plus vous ajoutez que suite à votre prise de contact sur ce sujet avec les journalistes, vous assurez que le service de communication de l’établissement que j’anime a précisé qu’il s’agissait surement d’une erreur.

Je vous précise donc que nous n’estimons pas que ce chiffre soit fantaisiste et encore moins que nous n’assumons ce que nous avons écrit.

De la même manière que votre interprétation des chiffres donne comme résultat qu’il ni a pas de pénurie (que j’ai lu avec intérêt), la nôtre nous persuade du contraire. Nous sommes certains qu’actuellement les postes de développeurs sont pourvus par des ingénieurs (et non des développeurs) et à ce titre le marché recherche donc ces 170 000 développeurs mais l’adresse par le terme « ingénieur ».

Nous pensons également que le chômage dans le domaine de l’informatique (Bac +5) est issue de l’inadéquation au marché, entre les chômeurs et les postes recherchés. Soit pour la raison précédente, soit dû à un problème de formation initiale dont la responsabilité incombe principalement au système éducatif.

Je vous remercie donc de bien vouloir modifier votre article en précisant que nous nous engageons sur ce que nous prétendons, bien que vous jugiez fantaisiste notre analyse.

D’ailleurs votre analyse à contre sens de la nôtre mérite tout à fait que vous veniez la présenter à nos étudiants à qui je vous donne tribune, nous avons également pour objet de laisser tous les points de vue s’exprimer.

Cordialement,
Kwame Yamgnane
Directeur Général Adjoint - EPITECH

RÉPONSE du MUNCI (15.06.2011)

Un journaliste du Monde nous a bien contacté après le reportage de France2, puis a joint ensuite le service de communication de l’Epitech. Une dame lui aurait répondu que ces chiffres provenaient de l’association Pascaline (qui dépend essentiellement du Syntec numérique), laquelle, à notre connaissance, n’a jamais publié de chiffres sur le nombre de “postes restant à pourvoir” en France dans l’informatique et le web.

Il est parfaitement évident que ce chiffre de “170 000 postes de développeurs informatique restant à pourvoir en France en 2010” est totalement extravagant et ne repose sur aucune base sérieuse…

A titre de comparaison :

  • le Syntec informatique estimait qu’il manquait en France, en l’an 2000, soit au plus fort de la pénurie de main d’oeuvre dans l’histoire de notre secteur, environ 30 000 informaticiens
  • plus récemment, la commissaire européenne Viviane Reding estimait que la pénurie d’informaticiens concernait en 2008 (avant la crise) 4 300 emplois en France (à lire)

Nous pensons enfin que toute velléité de surestimer les besoins en main d’oeuvre sur notre marché du travail s’avère, tôt ou tard, dangereuse pour l’emploi dans notre secteur, nous l’avons déjà constaté à deux reprises dans un passé récent…



PS :

Voir aussi :


NOTE MOYENNE DES INTERNAUTES :
Note : 1/5Note : 2/5Note : 3/5Note : 4/5Note : 5/5(4.77 - 18 votes)


(notez l'article en cliquant sur l'etoile de votre choix puis sur Voter)


Nos articles sont fréquemment mis à jour...











Version PDF de cet article

   
Vos commentaires

Commenter cet article

22 janvier 2012, par SaintJean

Bonjour,

Il n’est pas impossible que ce chiffre de 170 000 personnes puisse avoir une certaine légitimité.
En effet, vous n’ignorez pas que depuis deux décennies, les entreprises de plus de deux cent salariés se délestent de ceux de plus de 45 - 50 ans.

Dès lors, alors que ces derniers sont considérés comme n’existant plus pour le marché de l’emploi du secteur, ils sont totalement ignorés. Pourtant ils sont encore nombreux dans les entreprises à être considérés comme “pénalisant”. En effet, leurs compétences ont un coût que ces entreprises pensent réduire par une compensation approximative avec de jeunes recrues ayant bénéficié de formations de pointes, sacrifiant l’expérience professionnelle de terrain en contre-partie de rémunérations nettement plus modestes.

Il est donc tout à fait possible que ce chiffre soit en fait un prévisionnel de la projection d’un programme “d’évacuation” de ces salariés ! Dans un tel cas de figure, non seulement la “purgation” à venir pourrait représenter un tel chiffre bien réaliste, mais elle pourrait bien être plus importante !
Non seulement ces pratiques sont communes, mais elles tendent à s’accroître. Elles évitent des coûts de formations plus important pour des personnes qui, à partir de 45 / 50 ans, mettent un peu plus de temps (que les plus jeunes) pour assimiler les évolutions des technologies.

Pour faire face à ce que les dirigeants (de plus de 50 ans) d’entreprises considèrent comme des “vieux”, ils utilisent leurs syndicats patronaux pour conduire des pressions politiques destinées à “justifier” et obtenir l’accroissement de la production de jeunes “ingénieurs” hyper spécialisés sur des créneaux bien ciblés… C’est bien plus rentable et plus vite obsolète !

Car ces prétendus “ingénieurs” qui ne sont que des BTS / DUT / Maitrises, ne reçoivent, en plus, qu’une formation très spécialisée sur UNE orientation étroite, mais de pointe. Le résultat est que vous avez affaire à des techniciens supérieurs très spécialisés baptisés : ingénieurs. C’est regrettable ! car les personnes ayant été dans de véritables écoles d’ingénieurs dont les niveaux d’études et d’accès sont très supérieurs, se voient pénalisées par les appellations fantaisistes “d’ingénieurs” qui discréditent leur titre.

Mais, que voulez-vous ? Pour cette Branche professionnelle, tout est permis et cela favorise le turn-over ! C’est ce qu’attendent ses dirigeants, peu importe les conséquences sur l’économie du pays et son industrie.

Cordialement.


Commenter ce message