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par Admin [Munci], 20 Juin 2016, 20:05

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par gojul91, 20 Sep 2014, 18:18

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" Par contre, toujours sur Ouest France Entreprise, un autre article datant du 09 Septembre 2014 existe : http://www.entreprises.ouest-france.fr/article

• [Foutage de gueule ?] “Il embauche 50 informaticiens mais manque de candidats” (Ouest France)
par Sdu56, le 5 novembre 2015
" Bonjour, je n'ai de lien pour l'instant malheureusement, car ce nouvel article a été publié dans la version papier du journal Ouest France, édition (...)

• [Foutage de gueule ?] “Il embauche 50 informaticiens mais manque de candidats” (Ouest France)
par MUNCI, le 5 novembre 2015
" Merci, Sdu56, pour votre message. Pourriez-vous nous indiquer dans quel média vous avez vu ce "renouvellement de campagne", comme vous dites, de (...)


Formation au numérique : les propositions du Munci et du Syntec numérique
Publié le 24 avril 2012
Rubrique : DOSSIERS, POSITIONS > Etudes, métiers, formation
Mots-clés : Formation des chômeurs (IT) / Formation professionnelle (général) / Formations initiales (IT) / Syntec (Numérique)
Nombre de visiteurs uniques : 1763 • Lien pérenne : https://munci.org/article1874.html


Pour le Munci, l’effort de formation dans le numérique doit être concentré davantage sur la formation professionnelle des demandeurs d’emploi que sur la formation initiale.
Le Syntec numérique, pour sa part, établit un lien mystérieux entre formation et créations d’emploi dans le numérique…

PROPOSITIONS DU SYNTEC NUMÉRIQUE :

Propositions du Syntec Numérique
(…)
Proposition 5 : Des filières de formation numérique pour tous
Une filière de formation propre aux métiers du numérique doit être créée en s’appuyant sur les dispositifs existants.
Il faut accroître les formations à l’attention des populations en difficulté telles que les jeunes, les salariés des bassins d’emploi en reconversion, les seniors, les handicapés en s’appuyant notamment sur les fonds paritaires de sécurisation des parcours professionnels.
* Bénéfices : former des profils mieux préparés à intégrer l’ensemble des emplois des secteurs numériques, créer des emplois, favoriser la reconversion professionnelle.
* Valorisation : une création sur cinq ans de 50.000 emplois supplémentaires (Source Contribution Syntec Numérique à France Numérique 2020) ciblant les jeunes et les reconversions professionnelles. Le coût de cette mesure est nul, il s’agit d’optimiser le recours au FPSPP (Fonds Paritaire de Sécurisation des Parcours Professionnels) dans le cadre d’une filière industrielle, le numérique, à forte valeur ajoutée et à fort potentiel de recrutement.

Le Syntec numérique souhaite la création d’une filière de formation numérique
(…)
"S’il fallait hiérarchiser vos propositions quelle serait la première à mettre en œuvre ?
Guy Mamou-Mani : je choisirais sans hésitation la création d’une filière de formation du numérique. Notre secteur est méconnu, et n’a pas l’attractivité qu’il mérite. Il y aujourd’hui la possibilité de créer des dizaines de milliers d’emplois de toutes sortes et de tous niveaux à condition que l’on mette en place les formations nécessaires. Nous pourrions aussi bien multiplier les filières d’excellence à des niveaux d’ingénieurs (souvent déjà existantes) que développer des formations parallèles de reconversion par l’apprentissage et l’alternance. Des publics souvent délaissés par d’autres secteurs comme ceux de la diversité trouveraient des voies d’intégration."

COMMENTAIRES MUNCI :

A l’instar du Syntec numérique, le MUNCI estime qu’il est nécessaire de développer et d’améliorer l’offre de formation professionnelle dans les métiers du numérique en France.

Toutefois, deux points nous échappent dans la proposition du Syntec numérique :

1. Le Syntec numérique parle d’une nouvelle “filière de formation au numérique”, mais de quoi s’agirait-il concrètement ?

Le Syntec numérique est-il au courant qu’à la rentrée 2012 :

  • un nouvel enseignement de spécialité “Informatique et sciences du numérique” sera proposé aux lycéens de la filière générale S (à lire)
  • une nouvelle spécialité “Système d’information et numérique” sera proposée aux “terminale” du Bac technologique STI2D (elle est déjà rentrée en vigueur cette année pour les “première”) : Sciences et Technologies de l’Industrie et du Développement Durable (à lire)
  • le web est en pointe dans les nouveaux masters
    Il existe par ailleurs de nombres spécialités de DUT/BTS, licences technologiques, MIAGE, Masters, cursus d’ingénieurs… dans les STIC.

Le MUNCI ne voit pas très bien la nécessité de créer une “nouvelle filière de formation au numérique” (mais pourquoi pas…) et considère qu’il s’agirait plutôt d’améliorer les dispositifs de formation existant.

2. En prétendant pouvoir créer des dizaines de milliers d’emplois supplémentaires par la création de nouvelles filières de formation, le Syntec numérique ne met-il pas la charrue avant les bœufs ?

Il se trouve qu’actuellement, et pour les années à venir selon les prévisions actuelles de la DARES, les créations d’emploi dans le numérique sont à un niveau modéré qui ne nécessite pas la “création massive” de nouvelles filières de formation initiale au numérique…
Il reste bien sur à faire démentir ces prévisions en créant les conditions d’un cercle plus vertueux pour le numérique afin que le secteur soit davantage créateur d’emplois dans les années à venir.
Ce cercle vertueux passe nécessairement par une augmentation de la demande en matériels et services numériques de la part des consommateurs et des entreprises.
Politiques économiques en faveur du numérique et de ses entreprises (“made in France” ou “made in Europe”…), stimulation des besoins et des usages, partenariats public-privé pour des investissements à long-terme… tels sont les axes forts sur lesquels les lobbies économiques du numérique doivent travailler avec les pouvoirs publics pour accroître cette demande, sans pour autant verser dans un corporatisme qui pourrait créer des situations de favoritisme voire de préjudice par rapport au reste de l’économie.
Mais il ne s’agit pas de prendre le problème à l’envers : la formation est là pour répondre aux besoins de cette demande… et non l’inverse !
Si les besoins réels de notre marché du travail sont sur-estimés, comme l’évoque fréquemment le discours trompeur des lobbies patronaux, l’ouverture en grand nombre de nouvelles filières de formation initiale au numérique aurait pour effet d’accroitre significativement le chômage dans nos professions… et permettre surtout une plus grande flexibilité pour nos employeurs (recrutements encore plus sélectifs, salaires encore plus bloqués…).


NOS PROPOSITIONS :

Nous constatons que :

  • L’offre de formation initiale (enseignement supérieur) est suffisante en termes de capacités (volumes d’étudiants formés) pour répondre aux besoins du marché. Certes, elle n’est pas toujours assez professionnalisante mais cela n’empêche pas les jeunes diplômés de rencontrer beaucoup moins de difficultés d’insertion professionnelle que les seniors dans nos métiers en raison du modèle économique du secteur basé, comme chacun sait, sur le jeunisme : rappelons en effet que 70% des recrutements d’informaticiens portent sur des candidats ayant moins de 5 ans d’expérience !
    Ceci est vrai en tout cas pour les JD bac+4/bac+5 des filières STIC (70% des recrutements) qui sont 86% à être en poste après une durée moyenne de recherche d’emploi de 2 mois, cela est par contre beaucoup moins vrai pour les bac2+/bac+3 en informatique qui sont trois plus nombreux à être au chômage que les cadres informaticiens (respectivement 11% et 4% de taux de chômage dans l’informatique selon le niveau de qualification d’après la Dares).
    Si aujourd’hui l’industrie du numérique est focalisée quasi-exclusivement sur la formation initiale des étudiants pour ses besoins en main d’oeuvre, c’est précisément pour accentuer encore davantage le jeunisme dans nos professions… au mépris le plus total de la valorisation de l’expérience, de l’emploi des séniors et plus généralement du rééquilibrage de la pyramide des âges.
  • Les formations inter/intra-entreprises de courte durée (quelques jours) pour les salariés et indépendants sont largement présentes sur le marché et couvrent globalement l’ensemble des besoins pour l’acquisition de nouvelles compétences, ce sont les plus adaptées aux besoins du marché mais leur coût élevé les rend difficile d’accès aux TPE/PME et totalement inaccessibles aux demandeurs d’emploi.
  • L’offre de formation continue pour les demandeurs d’emploi (formations qualifiantes ou diplômantes de moyenne ou longue durée conventionnées par les collectivités territoriales ou homologuées par Pôle emploi pour pouvoir être prises en charge financièrement) souffre de nombreux problèmes :
    . elle est insuffisante en terme de capacité (tout en étant beaucoup trop concentrée sur la région parisienne)
    . elle est souvent en décalage avec les principaux besoins du marché avec notamment très peu de formations axées sur les outils propriétaires (ex. SAP, grands et moyens systèmes, logiciels Microsoft…) et certains logiciels libres
    . elle est souvent de qualité moyenne du fait que le taux horaire (en euros) ne doit pas dépasser un plafond assez bas pour une prise en charge par les fonds publics (…)
    . elle est parfois trop sélective avec les mêmes critères de sélectivité (et de discrimination…) que les SSII (âge, ancienneté au chômage, qualification et compétences déjà acquises…) du fait que les centres de formation doivent garantir de bons taux de retour à l’emploi auprès de leurs financeurs…

Résultat : une récente étude de l’Insee a montré que les formations spécialisées IT ne sont pas celles qui garantissent les meilleurs salaires ou la meilleure protection contre le chômage…

  • La plupart des sociétés du numérique (SSII en tête) n’investissent pas suffisamment sur la formation des chômeurs et des jeunes recrues (ni d’ailleurs sur celle de leurs salariés dans une optique de GPEC) : plutôt que d’offrir des formations d’appoint à des candidats dont le profil est proche du profil recherché, elles préfèrent débaucher des salariés en poste (accentuant ainsi le fort turnover dans nos métiers) et se replient continuellement sur la “pénurie de compétences” ou carrément “d’informaticiens” pour masquer leur retard en terme de diversité et leur manque de maturité sur le plan de la GRH.
  • Les éditeurs de logiciels (plus généralement les fournisseurs de technologie) français et européens n’assurent pas suffisamment de transfert de compétences sur leurs technologies dans le cadre de la formation continue des demandeurs d’emploi ni même auprès de la communauté informaticienne (à la différence des grands éditeurs US et leurs nombreux programmes “d’évangélisation technologique”…).

C’est donc MOINS sur la formation initiale des étudiants et PLUS sur l’adaptation de la FORMATION CONTINUE des demandeurs d’emploi et des salariés que l’effort de formation doit être mené prioritairement dans le numérique car ELLE SEULE peut permettre d’adapter assez rapidement l’offre à la demande par des formations opérationnelles de courte ou moyenne durée, mais aussi par des formations de plus longue durée permettant, d’une part d’amener au niveau bac+4/bac+5 des informaticiens de niveau bac+2 (notamment par la professionnalisation et la VAE), d’autre part de former des chômeurs non-informaticiens à nos métiers.

Au delà de la formation, il s’agit parallèlement de mieux lutter contre les discriminations à l’embauche qui sont particulièrement fortes dans les métiers du numérique sur certains critères (âgisme, ancienneté au chômage, handicapés…).

Pour s’attaquer à l’inadéquation des qualifications/compétences entre l’offre (besoins des entreprises) et la demande (compétences des candidats), il convient par conséquent :

  • d’avoir une connaissance exhaustive des besoins réels de notre marché et de leur évolution à partir d’une étude régulière des offres d’emploi. C’est un rôle qui pourrait incomber à l’Observatoire du numérique. C’est également la tâche entreprise par le MUNCI depuis 2011 (avec hélas de très faibles moyens) à travers le projet “Étude analytique des offres d’emploi sur le marché du travail informatique” (voir : Bilan 2011 et projets d’action 2012 du MUNCI).
  • de mener une étude exhaustive sur l’offre de formation professionnelle dans le numérique accessible aux demandeurs d’emploi sur l’ensemble du territoire (capacités, formations proposées, répartition géographique…).
  • de lancer un plan national de soutien à la filière de formation professionnelle dans le numérique pour les demandeurs d’emploi par une action concertée des pouvoirs publics (Etat et Collectivités territoriales) avec les organisations professionnelles, les centres de formation et les fournisseurs de technologies, il s’agit plus précisément de développer des formations qualifiantes ou certifiantes de moyenne durée (quelques semaines à quelques mois) dans les domaines les plus porteurs du numérique. Ce plan devrait inévitablement associer les entreprises du numérique (et leurs compétences parfois inoccupées : intercontrats, chômage partiel…) par la création massive de postes de formateurs internes.
  • de promouvoir et soutenir le e-learning (taux de pénétration de 17% en France, 40% en GB selon le baromètre CrossKnowledge)
  • de développer l’apprentissage et l’alternance (ex. contrats de professionnalisation) dans le numérique tout en relevant les niveaux de rémunération minimale, car il s’agit pour le moment de dumping social caractérisé…
  • de professionnaliser davantage les filières de formation initiale au numérique dans l’enseignement supérieur (sans trop les spécialiser non plus…) en associant les organisations professionnelles et les entreprises à l’élaboration des programmes
  • de développer l’offre des “actions collectives” du Fafiec, Opca de la Branche Syntec-Cinov des Bureaux d’études techniques (certaines compétences parmi les plus demandées sur notre marché du travail en sont toujours absentes)


    ENFIN, nous estimons que la sensibilisation au numérique doit commencer dès le plus jeune âge :
    - Primaire : meilleure intégration des outils informatiques
    - Secondaire : sensibilisation aux métiers et à l’histoire du numérique, développement d’une culture numérique et d’un socle de compétences informatiques de base

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