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par Sdu56, le 5 novembre 2015
" Bonjour, je n'ai de lien pour l'instant malheureusement, car ce nouvel article a été publié dans la version papier du journal Ouest France, édition (...)

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par MUNCI, le 5 novembre 2015
" Merci, Sdu56, pour votre message. Pourriez-vous nous indiquer dans quel média vous avez vu ce "renouvellement de campagne", comme vous dites, de (...)


L’hégémonie croissante du Syntec (numérique) : un risque pour nos professions
Publié le 25 octobre 2011
Rubrique : DOSSIERS, POSITIONS > Filière numérique
Mots-clés : Cinov-IT / Filière numérique / Syntec (Numérique)
Nombre de visiteurs uniques : 5174 • Lien pérenne : https://munci.org/article1766.html


Source(s) : MUNCI, 25.10.2011
Depuis l’année 2010, le Syntec (Numérique) est partout : CNN, CSF STIC, CPCS…
Faut-il s’en réjouir pour le développement du numérique en France ? Peut-être… Moins, en tout cas, pour les salariés et les petits acteurs de la profession.

 DES CONSTATS

  • La “tentation hégémonique” du Syntec Numérique :

Lorsqu’il prend sa présidence en juin 2010, Guy Mamou-Mani renomme le Syntec Informatique en Syntec Numérique et milite pour la constitution d’un grand syndicat qui fédèrerait toutes les composantes de l’économie numérique en France, y compris les constructeurs informatiques et les acteurs des télécoms et d’Internet. Un ensemble représentant environ un million de salariés.
Un collège provisoirement baptisé « Infrastructures » voit le jour et accueille plusieurs dizaines de nouveaux adhérents “fournisseurs” dans la mobilité et les infrastructures du numérique (tels que Cisco, Alcatel, NextiraOne, mais aussi Symantec, VMware et même Google…).
Preuve de l’élargissement, le syndicat enregistre également l’arrivée des sociétés de conseil en technologie, membres de l’association Geicet.
A lire : http://www.channelbp.com/content/le-syntec-devient-num%C3%A9rique-et-accueille-des-constructeurs http://www.channelnews.fr/actu-societes/prestataires/8150-le-syntec-en-passe-de-reussir-son-pari-dunifier-lindustrie-francaise-du-numerique.html

Les raisons de cette “tentation hégémonique” peuvent néanmoins paraître louables aux premiers abords : il s’agirait de mieux porter la voix du numérique auprès du pouvoir politique… A lire : http://www.lemondeinformatique.fr/actualites/lire-syntec-numerique-n-est-pas-ecoute-selon-guy-mamou-mani-32638.html

Elle se heurte toutefois à différents obstacles :

  • Le Groupement Professionnel constructeurs d’équipements de réseaux et de terminaux télécoms (GITEP TICS) rejoint en décembre 2010 la Fédération des Industries Electriques, Electroniques et de Communication (FIEEC) qui ambitionne elle-même de fédérer les industries du Numérique en France et dont est membre l’AFDEL (qui devient par ailleurs le partenaire français de l’EITO, Observatoire Européen des TICs, en mars 2011). A lire : http://www.afdel.fr/news00013131.asp et http://www.lemagit.fr/article/syntec-reseaux-telecoms-france/7755/1/en-renforcant-gitep-tics-fieec-attise-rivalite-avec-syntec/
  • En voulant supplanter les nombreuses organisations (*) déjà existantes dans l’écosystème du numérique, le Syntec Numérique risque surtout (malgré lui ?) de diluer davantage la représentativité de la filière
  • En fédérant des sociétés hors périmètre conventionnel, le Syndicat patronal prend le risque de créer un précédent sur le plan de la représentativité patronale de Branche et de s’écarter (même de façon minime) de ses missions légales et statutaires

La mayonnaise numérique a l’air de prendre malgré tout puisque les adhésions progressent au Syntec Numérique, dont celle du syndicat des entreprises de Services Numériques à la Personne ( !) et plus récemment de Facebook. A lire : http://www.itchannel.info/index.php/articles/123721/syntec-numerique-annonce-31-nouveaux-adherents-seul-mois-septembre.html et Deloitte et Syntec Numérique : les nouveaux amis de Facebook .
Rappelons toutefois que la chambre patronale ne fédère “que” 1200 sociétés environ, soit 6% des sociétés de la Branche

(*) Principales organisations économiques du numérique : 3SCI, ACSEL, ADEN, AFDEL, AFNET, APROGED-FAN, CICF Informatique, CIGREF, CNLL, FEVAD, FFTélécoms, FIEEC, FRANCE-IT, GESTE, GITEP TICS, GPNI, RENAISSANCE Numérique, SFIB, SNJV, SYNTEC Numérique + PÔLES DE COMPÉTITIVITÉ (Systematic, Images et réseaux, Minalogic, Cap Digital, Solutions communicantes sécurisées…).
Principales organisation citoyennes (autre que économiques) du numérique : AFUL, APRIL, EPI, FING, ISOC, MUNCI, QUADRATURE DU NET et les syndicats de salariés de la Branche des services informatiques…

  • Présence et influence croissantes dans la gouvernance nationale des TIC :

Fort d’un lobbying croissant, le Syntec Numérique dispose de :
- cinq sièges (via ses adhérents et notamment son trésorier Philippe Hedde) au Comité Stratégique de Filière (CSF) des TIC, dont celui de la présidence (très opaque dit-on…) du Groupe de Travail “Observatoire de la Filière des STIC” de Jean Mounet (ex. pdt du Syntec Numérique et vice-président de Sopra Group), à lire : Le Comité Stratégique de Filière (CSF) STIC : une représentativité déséquilibrée, un fonctionnement opaque
- un siège au Conseil National du Numérique, en la personne de Bruno Vanryb (collège Editeurs), à lire : Conseil National du Numérique (CNNum) : une représentativité à revoir !
. du poste de président exécutif de l’Observatoire National du Numérique (en la personne de Jean Mounnet) et d’une représentation parmi les Membres du comité d’orientation stratégique

Ce n’est pas tout : la Fédération Syntec dispose de deux sièges sur quatre (soit la moitié des sièges !) au sein du secteur “conseil et assistance aux entreprises” de la CPCS (Commission Permanente de Concertation pour les Services) installée par l’ex. ministre Novelli en août 2009. Ces sièges sont occupés par M. Pierre Nanterme, PDG d’Accenture et ex.pdt de la Fédération Syntec, et M. Alain Bentejac, pdt de Syntec Ingénierie.
La CPCS vient de publier son 1er rapport : s’il présente certaines avancées (notamment : Fiche 9 – Équilibrer les relations donneurs d’ordres/prestataires de services, p. 135 et Fiche 11 – Faire bénéficier pleinement les entreprises de service du Small Business Act, p. 137), il produit sans surprise des analyses “très pro-Syntec” (…) sur l’attractivité des métiers et surtout sur le prêt de main d’œuvre (p. 53).
Il suffit de lire la liste des participants aux groupes de travail (à partir de la page 169) pour constater qu’aucun représentant des freelance/TPE n’y figure, ni aucun représentant des salariés ! Le Syntec y est par contre bien représenté !
Ainsi, après le CSF STIC et le CNN, la CPCS souffre elle aussi d’une mauvaise représentativité et participe à son tour à cette spoliation des voix de la “France numérique d’en bas”…

Concernant le prêt de main d’œuvre, d’autres tentatives de dérèglementation ont été, elles aussi, soutenues par le Syntec : il s’agit notamment du rapport Sartorius (lobbying des SICT, notamment de Sogeti) et plus récemment de la proposition de loi “fourre-tout” de M. Jean-Luc WARSMANN sur la simplification du droit avec l’amendement N°89, heureusement rejeté, des députés UMP “amis du Syntec” Laure de LA RAUDIERE et Lionel TARDY qui mettent prestation de services et intérim sur le même plan (nous y reviendrons très bientôt dans un nouvel article…).

Enfin, le Syntec est présent :
. à la Commission de Libération de la Croissance Française, présidée par Jacques Attali, à travers Pierre Nanterme (encore lui ! cf. ci-dessus) et Luc François SALVADOR, PDG de la SSII Sogeti (dont le DG France, Philippe TAVERNIER, est vice-pdt du Syntec numérique et pdt de sa Commission Social-Emploi)
. au Conseil Économique, Social et Environnemental à travers le nouveau président de la Fédération Syntec, Jean-Luc PLACET, qui y occupe le mandat de vice-Président de la Section du travail et de l’emploi.

La CICF, organisation historique de la Branche Syntec-Cicf affiliée à la CGPME (le Syntec étant de son côté affilié au MEDEF), est absente par contre de l’ensemble de ces instances nationales de consultation…

  • Représentativité des TPE/PME :

Certes, 80% des sociétés adhérentes au Syntec Numérique sont des PME, mais y sont-elles bien représentées pour autant ?
Nous ne le croyons pas !
Malgré des progrès récents (tout au moins sur le plan de la considération et de la communication…), les PME ne sont pas les mieux représentées au Conseil d’Administration du Syntec Numérique, qui rassemble surtout les grandes SSII et les grands éditeurs, tandis que les TPE y sont tout simplement absentes.
Deux raisons à cela :
Primo, seuls les membres (dits titulaires) du Syntec Numérique qui ont un effectif égal ou supérieur à 10 salariés peuvent prendre part aux votes dans les Conseils d’Administration et Assemblées Générales. Les membres de “Syntec Croissance”, à savoir les TPE, n’y ont pas droit.
Secundo, les modalités de vote aux assemblées (nombre de voix) dépendent de la cotisation versée, avec un rapport de 1 à 8 selon que l’on verse moins de 10 % de la cotisation maximale (petites sociétés) ou bien la cotisation maximale plafonnée (grandes sociétés).

De fait, le secteur continue à subir :
- le dé-référencement des petites entreprises (freelance/TPE/PME) par les grands comptes au profit des grands prestataires “généralistes”, ce qui signifie concrètement que ces petites entreprises n’ont aucune possibilité de gagner un appel d’offre émanant de ces grands comptes
- l’intermédiation à outrance sans valeur ajoutée : trop souvent la petite entreprise qui possède la compétence ou l’expertise pointue pour répondre à un marché va arriver en deuxième ou troisième niveau de sous traitance après la grande SSII qui capte le marché et à laquelle elle va être obligée de vendre sa prestation intellectuelle “au rabais” .

Outre la forte érosion des marges (voir à ce sujet l’étude idirect auprès des freelance), les conséquences fâcheuses de cette sous-traitance en cascade (ou “cascade sous-traitance”, “sous-traitance à plusieurs niveaux”) sont potentiellement nombreuses pour les petits sous-traitants (freelance, TPE, PME) :

  • dilution des responsabilités avec l’intermédiaire (entrepreneur principal), surtout en cas d’intermédiaires multiples
  • perte possible d’autonomie dans la MOE
  • perte possible d’affaires ultérieures avec le client
  • risque de captation de propriété intellectuelle par l’intermédiaire
    … mais aussi pour le client :
  • risque juridique en cas de dissimulation du statut de freelance par l’intermédiaire
  • perte possible de qualité et de confiance
  • perte certaine de budget !

Une étude de Syntec Conseil en Management montre bien la division entre acheteurs et consultants sur ce sujet épineux.

Un seul syndicat peut-il représenter tout à la fois les grandes entreprises, qui participent quotidiennement à une concentration non maitrisée du secteur, et les petites entreprises qui subissent un certain “étouffement” (baisse des prix, allongement des délais de paiement…) de la part des premières ?

  • Représentativité de Branche :

Le Syntec occupe une position dominante dans la plupart des instances paritaires de la Branche Syntec-Cicf.
L’une des conséquences de ce déséquilibre serait notamment une gestion des fonds du FAFIEC à l’avantage des grandes SSII…

  • Représentativité… des représentants patronaux :

Nous renvoyons nos lecteurs à notre article : Gouvernance de l’économie numérique : disgrâce des ingénieurs VS mainmise des commerciaux, financiers, communicants...etc
Où il apparait que les représentants au Syntec sont rarement des “gens du métier” (ingénieurs, technologues…) mais surtout des commerciaux, spécialistes du marketing et autres managers de formation et/ou de carrière…

 DES RISQUES

  • Une représentation toujours plus déséquilibrée… et décrédibilisée de la Branche :

A l’instar de la nouvelle loi sur la représentativité syndicale côté salariés, la représentativité patronale devrait également s’appuyer sur le nombre de sociétés adhérentes dans les chambres patronales à partir de 2013.
Pour les freelance/TPE/PME de l’informatique, insuffisamment rassemblés à ce jour, il y a donc un risque accru de continuer à subir des difficultés persistantes (et même croissantes) de représentativité et de défense de leurs intérêts face aux moyennes/grandes sociétés (SSII, éditeurs, SCT) adhérentes au Syntec Numérique.

Mais il y a plus grave : par sa propension habituelle à travestir certaines réalités (chiffres de l’emploi : lien1, lien2, lien3…) et certains problèmes de la Branche (GRH, responsabilité sociale et déficit d’attractivité de nos sociétés…), le Syntec Numérique décrédibilise nos professions auprès du pouvoir politique, dont il se veut pourtant le grand représentant.

  • Persistance des problèmes sociaux et économiques dans la Branche :

Sous-traitance en cascade et politiques de référencement, évaluation de notre marché du travail, modernisation de la CCN Syntec, relèvement des salaires et minima salariaux, modèle économique basé sur le jeunisme au détriment des seniors et de la valorisation de l’expertise, offshore et immigration économique, flexibilité et prêt de main d’œuvre, portage salarial…etc, bon nombre de dossiers sont régis par les dirigeants du Syntec contre les intérêts des salariés et parfois ceux des petites entreprises.

  • Au final : poursuite de la dégradation de l’image des SSII et de nos métiers ?

    Pour redorer le blason des SSII, le Syntec numérique préfère jouer sur la communication plutôt que sur la régulation du secteur et une meilleure prise en compte des problèmes de fond…
    A lire : [Presse] Syntec Numérique veut redorer l’image des SSII
    Il est peu probable que cette stratégie soit gagnante…

 UNE SOLUTION

Il faut d’abord rappeler que dans le secteur “Logiciel, Conseil et Services informatiques” :

Dans les instances représentatives de la Branche, les mandataires représentant les petites entreprises (freelance/TPE/PME) sont très généralement les entrepreneurs eux-mêmes… et non des salariés appartenant à la direction de la société.
A l’image des salariés, ils payent eux-mêmes leur cotisation syndicale… à la différence des sociétés où la cotisation est payée sur les fonds de l’entreprise.

Le Syntec Numérique se présente abusivement comme “la Chambre Professionnelle des sociétés de Conseil et de Services Informatiques, Éditeurs de Logiciels et sociétés de Conseil en Technologies”, mais ce n’est pas la seule en réalité : outre le CICF Informatique, il y aussi le GEICET, l’AFDEL, le 3SCI, le GPNI, le SFIB…

Il y a nécessité d’une représentation patronale plus équilibrée :

  • pour une gestion plus saine des instances paritaires de la Branche Syntec-Cicf
  • pour mieux réguler le secteur et les conditions de la sous-traitance, en passant notamment d’une sous-traitance de capacité (assurée principalement par les grandes SSII) à une sous-traitance de spécialité (assurée principalement par les freelance/TPE)
  • pour revaloriser l’expertise, la qualité des prestations et l’attractivité de nos métiers, là où le Syntec a manifestement échoué…
  • pour apporter des idées neuves en matière de responsabilité sociale et économique, là où le Syntec a, également, manifestement échoué…
  • pour construire une relation pérenne avec les autres TPE et PME de l’économie, en visant notamment à améliorer leur compétitivité, à développer les usages et l’innovation dans le numérique
  • pour faire entendre une autre voix sur l’économie numérique que celle de la “France numérique d’en haut” !

C’est tout l’enjeu du rassemblement des freelance/TPE/PME du secteur, et plus généralement de la “France numérique d’en bas”, que propose le “nouveau” CICF Informatique !


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