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L'association réunit les membres salariés, indépendants et demandeurs d'emploi des professions informatique, web et télécoms pour mieux défendre leurs intérêts collectifs et leur apporter des services adaptés »

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par Sdu56, le 5 novembre 2015
" Par contre, toujours sur Ouest France Entreprise, un autre article datant du 09 Septembre 2014 existe : http://www.entreprises.ouest-france.fr/article

• [Foutage de gueule ?] “Il embauche 50 informaticiens mais manque de candidats” (Ouest France)
par Sdu56, le 5 novembre 2015
" Bonjour, je n'ai de lien pour l'instant malheureusement, car ce nouvel article a été publié dans la version papier du journal Ouest France, édition (...)

• [Foutage de gueule ?] “Il embauche 50 informaticiens mais manque de candidats” (Ouest France)
par MUNCI, le 5 novembre 2015
" Merci, Sdu56, pour votre message. Pourriez-vous nous indiquer dans quel média vous avez vu ce "renouvellement de campagne", comme vous dites, de (...)


[Partenariat] IDIRECT.FR : 1re plateforme de mise en relation directe entre informaticiens indépendants et clients
Publié le 5 novembre 2009, mis à jour le 15 septembre 2010
Rubrique : ACTIONS, VIE DU MUNCI > Vie du Munci
Mots-clés : Partenariats / Places de marché freelance / Professionnels autonomes
Nombre de visiteurs uniques : 6479 • Lien pérenne : https://munci.org/article1553.html


Source(s) : Munci/iDirect, 05.11.2009 | MAJ 15.09.2010
Lien à consulter : SITE DE IDIRECT
Le MUNCI est heureux d’annoncer un partenariat d’envergure avec le site iDirect.fr, réalisation originale d’un informaticien freelance.
Nous partageons en effet les mêmes positions sur les problématiques d’accès des indépendants aux marchés d’appel d’offres (politiques de référencement, sous-traitance en cascade…etc).
Positions que iDirect.fr met efficacement en pratique avec un filtrage des intermédiaires (et leurs marges excessives…) de telle façon que les clients puissent contracter directement avec les indépendants : source d’économie pour les premiers, maintien du rapport qualité/prix pour les seconds, ce site offre ainsi une alternative réciproquement profitable aux deux parties.

Interview de Patrick van Straaten, gérant du site idirect.fr :


Le phénomène freelance est il important en France ?

Selon l’Insee, le secteur des “activités informatiques” (anciens codes NAF 72) comptait 8,5% d’indépendants en 2005, soit 31 100 personnes sur les 365 892 que compte le secteur.
Ce pourcentage est très inférieur à celui constaté dans les pays anglo-saxons (30 à 40% d’indépendants en Grande-Bretagne et aux USA), mais aussi en Allemagne ou en Belgique. La principale raison tient au fait que le marché français subit un « verrouillage commercial » par les SSII depuis de longues années (essentiellement par les prestations de salariat en régie, véritable « spécialité française » en Europe voire dans le Monde…).

Qui sont ces indépendants ?

Des professionnels chevronnés (le plus souvent avec une expérience supérieure à 10 ans) qui ont généralement fait leurs armes dans les SSII puis se sont mis à leur compte (profession libérale, eurl,…), parfois après une première expérience de l’autonomie en portage salarial.

Le recours direct aux indépendants est-il possible chez les grands comptes avec une politique de fournisseurs référencés ?

Depuis plusieurs années, les directions des achats des grands comptes imposent souvent aux DSI/DI une liste de fournisseurs référencés restreinte, avec qui elles ont signées des accords-cadres.
Certaines directions deviennent réellement prisonnières de mécanismes rigidifiés à l’extrême : elles continuent à recourir à des prestataires indépendants mais seulement via les SSII tiers-référencées… qui elles-mêmes sous-traitent fréquemment tout ou partie des projets à d’autres SSII intermédiaires : c’est ce qu’on appelle la sous-traitance en cascade, ça coûte cher aux entreprises.
Il faut signaler que cette pratique est déjà très règlementée dans l’administration (l’article 112 du Code des marchés publics n’autorise la sous-traitance en cascade que de façon partielle et encadrée…).
Notre démarche est de mettre à disposition des clients notre base de compétences via son moteur de recherche et de montrer que le recours direct aux indépendants est un véritable gisement d’économies. On ne pourra jamais convaincre tout le monde, même avec les meilleurs arguments… mais la crise à tendance à renforcer le pragmatisme.

Quelles sont les marges de ces sociétés intermédiaires, ne s’agit-il que des SSII ?

Les marges moyennes vont de 15 à 30%, parfois plus, selon qu’il y ait un ou plusieurs intermédiaires (exemple : SSII + société spécialisée dans la recherche d’indépendants…).
Si l’on fait un parallèle avec le conflit récent des producteurs de lait, à qui le litre est acheté moins de 30 cts et revendu au consommateur plus d’un euro, on peut trouver cette marge presque raisonnable. Mais la comparaison a ses limites : le lait doit être conditionné, acheminé, promu, mis en rayon…
Pour les informaticiens indépendants, rien de tout cela, il s’agit juste d’une mise en relation… mais il y a traite au passage !
La marge d’une activité commerciale sans aucune transformation intermédiaire s’établit usuellement autour de 5% (cas de l’immobilier par exemple). La situation est donc tout à fait anormale…

Décrivez votre plateforme en quelques mots ?

La plateforme idirect.fr se caractérise essentiellement par ces deux services :
1. Mise en relation directe entre informaticiens indépendants et clients (DI ie. Directions Informatiques…) avec filtrage des intermédiaires
2. Moteur avancé de recherche de compétences informatiques

idirect.fr n’est-il pas lui-même un nouveau site d’intermédiation ?

Certainement pas ! Nous ne prélevons aucune commission. Nos adhérents, les consultants indépendants, payent juste un abonnement annuel très bas (car la plateforme est automatisée) et le service est totalement gratuit pour les acheteurs.

Le MUNCI dénombre plus d’une trentaine de places de marché pour indépendants (ndlr : voir Rubrique « 27. Places de marché (projets, formations…) pour indépendants et chercheurs d’emploi »), presque tous gratuits pour les indépendants et payants pour les annonceurs… l’inverse de idirect ?

Un responsable informatique est-il prêt à payer pour trouver des CV d’indépendants ? La réponse est non… ce n’est pas dans ses habitudes. C’est ce qui diffère d’un recrutement de salarié bien sur.
Donc pour qui veut vraiment cibler directement les clients, la gratuité pour l’acheteur est indispensable.
Conséquence logique (amplement confirmée par la pratique…) : ces places de marché usuelles n’ont essentiellement pour client que des intermédiaires.
Certes, elles sont généralement « gratuites » pour les indépendants MAIS quand un contrat est ainsi signé, cela coûte en moyenne 80 à 150 euros par jour travaillé à l’indépendant (ie. la marge du ou des intermédiaires)… une « gratuité » qui revient cher au final !
Nous avons opté pour une cotisation forfaitaire à 39 euros par an pour les indépendants (avec 20% de remise pour les adhérents du Munci), et non pour un pourcentage sur les honoraires car nous avons une approche coopérative.
De plus, les indépendants peuvent opter pour un essai gratuit d’un mois : une incitation pour les hésitants et ceux qui veulent nous soutenir sans tarder même s’ils sont actuellement en mission.

Espérez-vous prendre des parts de marché importantes ?

Effectivement, car dans le domaine des prestations en régie, les indépendants sont plus compétitifs que les SSII du fait de l’absence de frais de structure (salaires des commerciaux, administratifs et direction, frais de locaux, …). Ils sont très expérimentés, et bien sûr très motivés du fait même de leur statut.

Votre plateforme se positionne donc comme concurrent des SSII ?

Les SSII, les vrais, qui sont des sociétés d’expertise, doivent se concentrer plutôt sur la TMA et les projets au forfait à travers de véritables pôles de compétences… plutôt que de faire de l’interim à travers l’assistance technique (régie).
Sur le marché de la régie, les indépendants sont mieux placés que les « sociétés de prêt de main d’œuvre » non seulement pour des questions tarifaires mais aussi de flexibilité contractuelle.
De plus, les indépendants souscrivent eux-aussi généralement à une assurance RCPro et j’ajouterais que la notion de garantie financière ne rentre pas en compte dans le cas d’un prestataire défaillant : qu’il soit indépendant ou collaborateur de SSII, il est immédiatement écarté !
Grâce à idirect.fr :

  • les informaticiens indépendants ont enfin la possibilité de s’affranchir du joug commercial des SSII sans valeur ajoutée, et d’exister par et pour eux-mêmes
  • les clients ont enfin accès à un outil de sélection efficient avec notre moteur de recherche.

Quels sont les autres avantages des indépendants par rapport aux SSII ?

Il y a un risque juridique avec le prêt illicite de main d’œuvre et le délit de marchandage dans le cas des prestations en régie : des délits pénaux qui sont de plus en plus souvent condamnés par les tribunaux.
Au contraire, le client bénéficie de la présomption de non-salariat avec les indépendants (article 23 de la loi n° 2003-721 “pour l’initiative économique” du 1er août 2003).

Travailler avec des indépendants ne pose-t-il pas un problème de continuité de la relation client ?

Qu’il s’agisse de collaborateurs des SSII (avec leurs forts taux de turnover, rappelons-le…) ou des indépendants, le problème de la disponibilité instantanée demeure le même.
Du reste, on ne le dira jamais assez : c’est le respect des normes de qualité et des méthodes de travail de l’entreprise qui est le garant de la perenité et de la connaissance de ses SI… pas les prestataires, qu’ils soient petits ou gros.

Qu’en est-il des indépendants vis-à-vis du phénomène de l’offshore ?

L’offshore, c’est 30 à 40% d’économies annoncées… mais au final moins de 20% d’économie réelle en raison des nombreux surcouts (renforcement des phases de spécification, test/recette…).
Un client obtiendra précisément le même niveau de réduction en passant par des indépendants… sans intermédiaires.
Avec de nombreux avantages à la clé : fiabilité, proximité, connaissances métiers, pas de problèmes culturels/linguistiques, juridiques ou autres…
Finalement, les indépendants sont la meilleure solution face à l’offshore… les SSII en ont apporté la preuve !

Quels sont vos projets d’avenir ?

A moyen terme, porter le concept vers d’autres pays.
Dans l’immédiat, nous concentrons nos efforts à promouvoir le recours direct aux indépendants sur la France.
Ce travail de lobbying s’effectue par des investissements publicitaires, sur Internet et dans la presse traditionnelle, de multiples contacts, des interventions et des partenariats.

Entretien réalisé le 29 octobre 2009 de Patrick van Straaten, gérant du site idirect.fr et partenaire du Munci.


AVANTAGE ADHÉRENTS MUNCI :
-20% SUR LE TARIF ANNUEL DE L’ABONNEMENT (soit actuellement 37,32€ TTC/an seulement…)



Débat sur nos forums : http://forums.munci.org/partenariat... ou bien dans les commentaires ci-dessous


Chroniques de presse :

A lire aussi :


COMMENTAIRES MUNCI :

Le site iDirect.fr répond à une demande ancienne et prédominante de nos membres indépendants : pouvoir travailler directement avec les clients (notamment les grands comptes), sans passer par des intermédiaires (SSII et autres entremetteurs) qui prélèvent une marge substantielle (généralement autour de 20%) sans apport de valeur ajoutée.
On estime actuellement qu’au moins 70% des informaticiens indépendants sont concernés par cette sous-traitance en cascade.

Une étude de Syntec Conseil en Management montre bien la division entre acheteurs et consultants sur ce sujet épineux.

Pour couronner le tout, on voit s’engouffrer sur ce « nouveau marché aux bestiaux » des intermédiaires qui ne sont pas des SSII mais de simples courtiers en missions pour indépendants (ainsi qu’en formations) : ces revendeurs de CV font simplement “la chasse au pinpin”… 100% commercial, 0% de valeur ajoutée !
A-t-on besoin de passer par des intermédiaires quand on veut faire appel à un expert comptable, un expert juridique ou autre ???

Outre la forte érosion des marges, les conséquences de cette sous-traitance en cascade (ou “cascade de sous-traitance” / “sous-traitance à plusieurs niveaux”) sont nombreuses tant pour le consultant freelance que pour le client :

  • dilution des responsabilités entre l’intermédiaire et le freelance
  • risque juridique en cas de dissimulation du statut de freelance par l’intermédiaire
  • risque de captation de propriété intellectuelle
  • perte possible d’autonomie dans la MOA ou MOE
  • perte possibles d’affaires ultérieures avec le client
    Au final, pertes possibles de qualité, de confiance et surtout de budget pour le client…

Précisons que notre analyse ne concerne pas le portage salarial : un système particulier d’intermédiation que nous défendons car il apporte une réelle utilité pour bon nombre de professionnels cherchant à tester l’autonomie (à lire à ce sujet : Intérim des cadres VS Prestation de services, portage salarial... HALTE-LA, un recadrage s’impose !).

Pour le Munci, il est évident que le marché des prestations intellectuelles souffre d’une dérégulation chronique depuis des décennies, les informaticiens indépendants en sont les premières victimes par absence d’alternative…

Dans ce contexte, le MUNCI demande parallèlement au législateur la mise en place de nouvelles réglementations relatives à la prestation de services et à l’externalisation.

Les deux propositions suivantes sont extraites de notre corpus de propositions visant à mieux réglementer la sous-traitance (prestations intellectuelles) :

Prop 1 : Encadrement plus strict des contrats de sous-traitance en régie (facturation définie seulement en fonction du temps passé et de la qualification du personnel détaché chez le client… type de prestation illégale dans le cadre du salariat d’après la règlementation sur le prêt de main d’oeuvre et de la réponse ministérielle N°29546 du 20 mars 2000 relative à la sous-traitance. Véritable « spécialité française », les prestations en régie sont déjà interdites dans le Code des marchés publics) afin de s’attaquer à la généralisation de la fausse sous-traitance dans le domaine des prestations intellectuelles :
. Réserver la possibilité de prêt de main d‘oeuvre aux prestataires justifiant d’une expertise et d’une politique de développement des compétences (cf. rapport Chaudron sur tiers-employeurs). Principaux critères : pôle(s) de compétence(s), gestion de projets au forfait, offre de conseil, formation, capitalisation et transferts de connaissances, encadrement technique des débutants, normes de qualité, certifications…
. Favoriser le développement des prestations au forfait (ou régie forfaitée) dans le cadre du salariat, la régie devant être davantage réservée aux professionnels autonomes (indépendants, portage salarial…)

Prop 2 : Interdiction de la sous-traitance en cascade sans valeur ajoutée dans les prestations intellectuelles.
Au minimum : à l’instar de toute marge classique d’activité commerciale sans transformation (ex. courtiers en assurance,
immobilier…)
, nous demandons un plafonnement global à 10% des taux de commission sur la revente de prestations intellectuelles en l’absence de toute valeur ajoutée (ou d’apport de l’affaire) de l’intermédiaire.
Dans le cas du salariat, ceci concerne le prêt de main d’oeuvre à but lucratif entre deux prestataires (ex. revente de collaborateur d’une SSII à une autre SSII), ainsi qu’entre un prestataire et une société d’intérim.
Dans le cas des professionnels autonomes (indépendants, salariés portés), ceci concerne le rôle entremetteur des prestataires entre le client final et le consultant.
Ceci concerne plus généralement tout intermédiaire n’apportant aucune valeur ajoutée aux prestations ni aucune spécificité technique, managériale ou autre (caractéristique d’un prêt illicite de main d’oeuvre à but lucratif).
Le portage salarial n’est pas concerné car il apporte une réelle utilité aux consultants.

Après le rapport Chaudron sur tiers-employeurs, nous sommes heureux de constater un début de prise de conscience par le Parlement Européen, dont la commission Emploi et Affaires sociales a adopté récemment un rapport qui veut responsabiliser les donneurs d’ordres dans le cadre des opérations de sous-traitance.

A suivre…


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