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par Sdu56, le 5 novembre 2015
" Par contre, toujours sur Ouest France Entreprise, un autre article datant du 09 Septembre 2014 existe : http://www.entreprises.ouest-france.fr/article

• [Foutage de gueule ?] “Il embauche 50 informaticiens mais manque de candidats” (Ouest France)
par Sdu56, le 5 novembre 2015
" Bonjour, je n'ai de lien pour l'instant malheureusement, car ce nouvel article a été publié dans la version papier du journal Ouest France, édition (...)

• [Foutage de gueule ?] “Il embauche 50 informaticiens mais manque de candidats” (Ouest France)
par MUNCI, le 5 novembre 2015
" Merci, Sdu56, pour votre message. Pourriez-vous nous indiquer dans quel média vous avez vu ce "renouvellement de campagne", comme vous dites, de (...)


[Presse] Restrictions sur l’immigration légale : Claude Guéant inquiète les SSII ( !)
Publié le 12 avril 2011, mis à jour le 14 avril 2011
Rubrique : ACTUS, INFOS > Immigration économique, Libéralisation des services > Immigration économique
Mots-clés : Immigration professionnelle / Onshore (immigration, dumping social)
Nombre de visiteurs uniques : 3488 • Lien pérenne : https://munci.org/article1703.html


Source(s) : Juliette Fauchet 01net. le 12/04/2011 | MAJ 14.04.2011
Lien à consulter : http://pro.01net.com/editorial/5314...
“Pour combler le (prétendu) déficit d’ingénieurs informaticiens français, les SSII recrutent des ingénieurs d’origine étrangère. La remise en cause de cette opportunité entraînerait une surenchère des salaires…”
Le MUNCI conteste vivement cette analyse partiale de la part de certaines SSII…

COMMENTAIRES DU MUNCI :

Le MUNCI ne partage absolument pas cette vision d’un prétendu “déficit d’ingénieurs informaticiens français”, et publiera bientôt un dossier complet sur l’immigration économique dans les métiers de l’informatique.

En voici déjà l’essentiel :

1) Nos professions connaissent actuellement un taux de chômage sectoriel compris entre 5,1% et 6,3% (soit au dessus du taux de chômage moyen des cadres qui se situe à 3,9% selon l’Apec) avec 30 000 demandeurs d’emplois. Ce nombre a DOUBLÉ depuis l’été 2008 pour atteindre un plus haut fin 2009. Depuis, le chômage baisse lentement dans nos professions mais dans le meilleur des cas, c’est à dire en supposant que la tendance actuelle des recrutements se poursuive favorablement dans les mois à venir, il faudra attendre au minimum 12 mois pour retrouver un marché de plein emploi.
Source : https://munci.org/Le-chomage-des-in&hellip ;

Sur la période 1998-2008, le taux de chômage moyen de la profession était compris entre 5,8% (inscrits cat.A) et 7,2% (inscrits toutes catégories), ce qui ne caractérise pas un marché de plein emploi.
Quant à l’indicateur moyen des tensions sur notre marché du travail, il était de 0,76 offres par demande d’emploi, soit un niveau à peine supérieur au chiffre moyen calculé pour l’ensemble du marché du travail (0,67)…
Sources : https://munci.org/Chomage-moyen-et-&hellip ;

Les “difficultés de recrutement” sont à relativiser fortement sur notre marché du travail qui est essentiellement un marché de compétences fortement cyclique.
Lire à ce sujet :

Si la pénurie d’informaticiens était réelle en France, alors les salaires grimperaient beaucoup plus rapidement.
Ce qui est loin d’être le cas… voir à ce sujet : https://munci.org/Salaires-remunera&hellip ;
Et notamment ce passage (étude APEC) :
“85% des salaires à l’embauche sont équivalents ou inférieurs aux salaires envisagés en amont du recrutement, de même 92% des recruteurs estiment que l’écart entre le profil recherché et celui de la personne recrutée est nul ou faible : de toute évidence les difficultés de recrutement sont fortement à relativiser dans l’informatique !”
Le même constat est fait d’ailleurs en Allemagne par le syndicat IG Metall : https://munci.org/Pseudo-penurie-d-&hellip ;
Nous avons malheureusement des raisons de penser que le dumping social, qui est en réalité l’une des motivations fréquentes de l’immigration économique (voir infra en PS), a une part de responsabilité dans le niveau “modéré” des salaires de l’informatique en France par rapport aux autres secteurs d’activité, cette situation étant facilitée par la très forte individualisation des salaires dans nos SSII.

Or, selon l’étude d’impact réalisée en mars 2010 par l’Assemblée Nationale dans le cadre du projet de loi “relatif à l’immigration, à l’intégration et à la nationalité”, les métiers de l’informatique représentent 70 % de l’ensemble des autorisations de travail délivrées pour les métiers figurant sur la liste des métiers ouverts sans opposition de l’emploi… quand les métiers du BTP en représentent 15 % !!!

Dans ces conditions, le recours à l’immigration économique dans l’informatique doit redevenir plus sélectif qu’il ne l’est actuellement.

2) Les deux listes de métiers en tension établies en janvier 2008 à partir des données du marché du travail de l’année 2007 (la première, nationale, concerne les ressortissants de l’Union européenne / la seconde, régionale, celle des ressortissants des pays extérieurs à l’UE), listes pour lesquelles la situation de l’emploi ou l’absence de recherche préalable de candidats déjà présents sur le marché du travail local ne peut être opposée aux ressortissants étrangers, et dans lesquelles figure la TOTALITÉ des métiers de l’informatique sur tout le territoire national, n’ont pas été réactualisées depuis le début de la crise… ce qui est ANORMAL face à la flambée du chômage en France depuis 3 ans.

Ces listes ont été établies sur la base des critères suivants (voir annexe 1 page 4 de cette circulaire) :

  • Le principal critère est l’indicateur de tensions Dares/Pôle-emploi qui est le rapport entre le volume mensuel des offres d’emploi et celui des demandes d’emploi dans chaque domaine professionnel.
    Mais cet indicateur est très peu fiable dans un secteur comme l’informatique où le volume d’offres, comme chacun sait, est disproportionné par rapport aux recrutements (offres utilisées à des fins commerciales, pour du sourcing de CV, démultipliées pour un même appel d’offres…etc) et où le taux de recrutements abandonnés est, de ce fait, le double de celui constaté sur l’ensemble du marché du travail.
    Lire à ce sujet : [Etude Apec] SSII, le trompe l’oeil de “l’effet pénurie” et Informatique : beaucoup d’offres mais un faible taux de recrutements (étude Apec).

Néanmoins, selon le dernier bulletin trimestriel de la Dares, les tensions sur notre marché du travail sont considérablement retombées avec 0,57 offres par demandeur d’emploi, soit exactement le même rapport que celui constaté pour l’ensemble du marché du travail !

  • Un autre critère tient compte des volumes les plus élevés de projets de recrutements pour lesquels les employeurs signalent des difficultés de recrutement (enquêtes BMO Pôle-emploi), mais là encore nous avons vu précédemment que ces difficultés sont à relativiser fortement dans nos métiers.

Du reste, selon la dernière enquête BMO-Pôle-emploi, 44.6% des entreprises, tous secteurs confondus, annoncent des difficultés de recrutement de cadres en informatique en 2011… ce qui représente moins d’une entreprise sur deux. La moyenne est de 37.6% sur l’ensemble du marché du travail… soit seulement de 7% de moins !
Source : https://munci.org/Difficultes-de-re&hellip ;

  • Le dernier critère repose sur le travail de prospective réalisé par le Centre d’Analyse Stratégique et la Dares sur les métiers et qualifications à l’horizon 2015.
    Et, là encore, celui-ci a déjà démontré ses faiblesses face à l’imprévisibilité des sauts de conjoncture, au point que la prédiction des 149 000 créations nettes d’emplois d’informaticiens entre 2005 et 2015 est d’ores et déjà vouée à l’échec…
    Lire à ce sujet : https://munci.org/Emploi-informatiq&hellip ;

L’appartenance d’un métier aux listes de métiers en tension a, certes, des conséquences favorables sur le plan de la formation : ces listes servent en effet de référence à la politique d’achat de Pôle emploi en matière de formations conventionnées, au financement de formations prioritaires pour les chômeurs (notamment ceux en fins de droits) et à la politique de financement de la VAE).
Néanmoins, il est absolument nécessaire de revoir les modalités d’élaboration de ces listes selon des critères plus fiables (chômage sectoriel, modulation selon les bassins d’emploi…) basés sur les seules statistiques publiques, et selon une périodicité annuelle.

3) Les principales raisons pour lesquelles certaines de nos SSII recrutent davantage à l’étranger sont les suivantes :

  • le dumping social, la flexibilité et le turnover : les informaticiens étrangers provenant des pays à bas coûts (“onshore”) sont généralement payés à des salaires inférieurs à ceux du marché (parfois même aux minima conventionnels Syntec), cette constatation étant faite d’ailleurs au niveau macro-économique (voir infra en PS), ils sont par ailleurs plus flexibles (pour ne pas dire plus corvéables…) en raison de leur méconnaissance de notre droit du travail, ils ont enfin moins la “bougeotte” que les informaticiens français (en raison notamment des contraintes administratives que leurs imposent un changement d’employeur) ce qui freine le turnover dans les SSII concernées…
  • réduire les coûts de formation : certaines SSII préfèrent recruter un profil à l’étranger, quitte à ce que la procédure prenne plusieurs mois, plutôt que de former un demandeur d’emploi sur le marché local, cette constatation étant faite également au niveau macro-économique (voir infra en PS)
  • ce sont principalement les SSII considérées comme “les moins attractives” (tout au moins par le MUNCI), donc celles qui reçoivent moins de candidatures que les autres (…), qui recourent principalement à l’immigration économique dans les pays à bas coûts, il est d’ailleurs frappant de constater que certaines SSII françaises (des petites essentiellement) se sont fait réellement une spécialité dans les recrutements au Maghreb…
    On retrouve parmi ces SSII des sociétés comme 3WS (GROUPE EVEA), ADDITEAM, AKKA, ALTEN, ATOS, AUSY, AXONES, CGI, DATAVANCE (GROUPE ADECCO), DAVEO, DAVIDSON CONSULTING, DAVEO, D-CUBE, ECOVADIS, ENATA, EXTEAM, F-SYSTEM, FINAXYS, GROUPE FUZYO, HARRINGTON GROUP, IDIGAO, JSI GROUPE, LOGTEAM, LOGAXONE, METRIC, NOVENCIA, ONE POINT, OPEN BRIDGE, PROXIAD, SERLI, UNIWARE, YGL (liste non exhaustive…)
    Autrement, il y a peu de raison de penser que nos employeurs vont trouver plus facilement dans ces pays (déjà confrontés à une réelle insuffisance de diplômés en informatique) des profils SUR MESURE qui feraient défaut en France…

Ces constatations ne sont pas à généraliser pour autant ! Il est évident que l’immigration professionnelle est justifiée dans un certain nombre de cas (détachements intra-groupes, recherches de qualifications ou compétences non réellement disponibles sur le marché…) et se déroule alors dans des conditions parfaitement normales.

Nous contestons par ailleurs l’idée que toute velléité de réduire l’immigration des informaticiens étrangers aurait pour conséquence un développement plus important de l’offshore.
Nous constatons au contraire que l’immigration économique accompagne fréquemment l’offshore, notamment dans le cadre de détachements “provisoires”.
Ces détachements transnationaux sont facilités depuis la mise en place de la carte de séjour “salarié en mission” qui est accordée pour une durée pouvant aller jusqu’à SIX ANS sans que ne soit opposable la situation de l’emploi et avec comme seule condition de rémunération un minimum d’1,5 fois le SMIC (ce qui se situe donc en dessous des minima conventionnels Syntec…).
Sans surprise, cette carte est fréquemment utilisée par les SSII françaises implantées dans les pays à bas coûts pour transférer en France des informaticiens étrangers dans des conditions parfois extrêmement douteuses (…).

4) Enfin, beaucoup d’informaticiens au chômage sont eux-mêmes des ressortissants étrangers, pour la plupart des jeunes diplômés originaires du Maghreb venus faire leurs études en France ou un stage de formation professionnelle en informatique. Rappelons que le chômage des étrangers est presque 3 fois plus élevé en France que le chômage des français.

De surcroît, parler de “pillage des cerveaux” n’est pas de trop (même s’il s’agit plus de pillage”qualitatif“que”quantitatif") quant on sait que ces pays en développement sont déjà confrontés à une réelle pénurie d’informaticiens…


EN CONCLUSION :

Sur ce sujet sensible, il importe avant tout de rappeler que l’immigration économique dans les métiers de l’informatique n’est pas automatiquement synonyme “d’immigration d’informaticiens des pays à bas coûts” (Maghreb, Europe de l’Est, Inde, Chine, Asie du sud-est)…
En effet, compte-tenu de l’universalité des produits et des entreprises de l’informatique, il est parfaitement logique que les migrations internationales soient plus importantes dans nos professions que dans d’autres métiers.
C’est d’ailleurs ce qu’attestent les statistiques de l’OCDE (division des migrations internationales) selon lesquelles les immigrés représentent, en France et en 2007, 17,4% des actifs (hors chômeurs) exerçant dans l’informatique et 16,5 % dans les services aux entreprises, contre une moyenne de 11,3 % pour l’ensemble de la population active (source : Le Monde, 27.02.2010).

Il importe également de ne pas stigmatiser les informaticiens étrangers qui sont en France dans leur bon droit.

Il est nécessaire par contre de revoir ce système “d’immigration choisie” extrêmement mal géré.
Le manque de réactivité des politiques publiques à ce sujet est absolument déplorable, tant il est vrai que nous revivons depuis 2008 EXACTEMENT la même situation que celle des années 1998-2004 : ouverture de notre marché du travail aux informaticiens étrangers en 1998 sous fond de “pénurie d’informaticiens” (circulaire Aubry), crise entre 2001 et 2003 (avec un triplement du nombre d’informaticiens au chômage sur cette période), fermeture de notre marché du travail aux informaticiens étrangers en 2004 (circulaire Fillon)… soit 2 ans et demi après le début de la crise et alors que la reprise avait déjà commencé !



PS :

Ressources intéressantes sur le sujet :

- Rapport “Immigration, qualifications et marché du travail” (Gilles Saint-Paul, Conseil d’Analyse Économique, 2009)
Lire à ce sujet :
. http://forums.munci.org/immigration&hellip ;
. Analyses économiques de l’immigration de travail
Extraits (page 77) :
"Nous avons vu que le recours à l’immigration de travailleurs de haut niveau permet à l’État d’économiser sur le coût de la formation.
(…) Le développement d’un marché mondial des travailleurs très qualifiés réduit donc l’incitation des pouvoirs publics à investir dans l’enseignement supérieur, ce qui risque de conduire à une « race to the bottom » mondiale dans ces investissements. (…)
(…) L’immigration n’est qu’un palliatif temporaire à cet état de fait puisqu’une fois les immigrés ou leurs enfants assimilés, ils pâtissent des mêmes barrières (…)"

Extrait (page 127) :
“(…) à caractéristiques observables identiques, un immigré homme gagne approximativement 12,4 % de moins qu’un natif, 13 % de moins pour une femme immigrée. Ces pourcentages s’élèvent respectivement à 20,7% et 16,8% pour les immigrés d’Afrique du nord.”

  • Les dérives de l’offshore (témoignages sur “l’onshore”)
    Extraits :
    "Je voudrais aborder un phénomène que je constate depuis un an et qui s’est amplifié au cours des derniers mois. Des entreprises proposent sur des missions en régie en France des ressources qu’elles ont été recruter dans des destinations offshore, à des niveaux de salaire souvent très bas. Cette pratique pénalise grandement les entreprises offshore, car elle connait, hélas, un succès (immérité, comme on le verra) auprès des jeunes ingénieurs des destinations offshore. Au départ, la pénurie de ressources a poussé des entreprises a trouvé de nouvelles pistes de recrutement. Si elles ont dans un premier temps favorisé des implantations ou des partenariats offshore, elles ont peu à peu évolué vers l’immigration. Cela permet de ne pas avoir à afficher le mot offshore dans son offre, et, assez sournoisement, d’obtenir un consensus avec les collaborateurs et leurs représentants en n’assimilant pas l’offshore aux délocalisations.
    (…) il arrive qu’on leur déduise un montant forfaitaire sur leurs premiers salaires, pour prise en charge de frais d’installation ( !), recouvrant notamment un montant que les employeurs doivent verser pour l’embauche de tout salarié étranger (et qu’il est illégal de faire supporter audit salarié).
    (…) Cette pratique existe depuis des années, certaine sociétés ou SSII françaises vont encore plus loin, elles créent une filiale offshore en Tunisie qui va salarier des tunisiens et qui les enverra en détachement chez la SSII en France.
    (…) J’ai travaillé dans une SSII tunisienne qui sous traite pour des SSII françaises de la main d’oeuvre Tunisienne, l’ingénieur est payé en Tunisie entre 1000 et 2000 DT (700 à 1400€) selon l’expérience. Il est envoyé en France pour faire du développement (ni réunions ni formations) chez le client et il y reste plusieurs semaines, voire pour certaines personnes plus d’un an. Je ne sais pas combien il est facturé par la SSII tunisienne, mais il ne prends que moins de 100€ par jour passé en france (y compris le weekend) exactement 85€.
    (…) Une société offshore en Tunisie bénéficie d’une exonération TOTALE d’impôt pendant 10 ans, pas de charges sociales pour le gérant et pour les maigres cotisations pour les salariés, il y a des mécanismes pour se les faire rembourser.

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28 avril 2011, par Jean-François RENAULT (Offshore Boosting)

En premier lieu, je vous remercie de l’intérêt que vous avez porté à l’un de mes billets au point d’en faire l’une de vos références pour votre article (et merci de citer vos sources).

Je voulais réagir sur votre évocation du lien entre immigration et offshore.

Hélas, vous avez (partiellement) raison. Certaines SSII offshore prospèrent sur des détachements plutôt que sur des vrais projets offshore. Elles le font souvent sous la pression de leurs clients, particulièrement pour leurs clients qui sont des SSII françaises. Il y a aussi aussi ces SSII françaises qui ont un centre offshore et dont le fonctionnement (parce que leurs commerciaux ne savent pas vendre autre chose que du CV et de la régie) est de procéder à des détachements systématiques.

Ces SSII dénaturent l’offshore, qui par essence est une collaboration distante. En outre, cette pratique est absurde économiquement puisqu’elle engendre des coûts supplémentaires (déplacements, hébergement…). C’est souvent cette pratique qui fait entendre que l’offshore ne tiendrait pas ses promesses en termes de coûts.

Je disais que vous aviez en partie raison. Cette pratique existe, elle est regrettable, et on en parle beaucoup, de la même manière qu’on parle des trains qui n’arrivent pas à l’heure plutôt que de ceux qui sont ponctuels.

Il existe néanmoins, et c’est même la majorité (en nombre sinon en volume), des SSII, souvent pure player offshore, qui cherchent au contraire à réduire le détachement au strict minimum (formation, réunion), dans le respect le plus entier du droit (car le détachement n’est autorisé que dans ces cas). J’ai vu des SSII refuser de telles demandes de leurs clients, et malgré l’apparent appât du gain.

Ces SSII avancent des modèles innovants qui savent vivre avec la caractéristique essentielle de l’offshore (la distance) et qui sont davantage orientés résultats (et donc satisfaction) que moyens (la compétence est un moyen, pas une fin en soi).

  • JFR - Offshore Boosting

web : http://www.offshore-boosting.com

blog : http://blog.offshore-boosting.com

twitter : @OffshoreBooster

  • P.S : j’ai moi-même réagi au même article de Juliette Fauchet dans 01Net :

Lien à consulter : SSII françaises : entre immigration ou offshore, le choix est clair

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21 avril 2011, par SSII_master

L’immigration de cerveaux est toujours un plus pour un pays. Regardez le nombre d’immigrants à l’origine de grandes sociétés High Tech aux Etat-Unis dont dernièrement les indiens. Le salaire minimum pour un informaticien immigré est de 29K. De plus il est libre de changer d’employeur si il trouve mieux. Donc ce n’est pas du dumping mais de la compétition loyale ( et donc un gain de compétitivité pour les entreprises).
Effectivement, cela empêche une hausse des informaticiens français mais c’est très bon l’économie du pays. Et ne croyez pas que vous allez former des gens qui n’ont pas les capacités intellectuels : ça fait baisser le niveau et la compétitivité des entreprises. Donc la France se doit de se battre contre ces voisins pour attirer les cerveaux.

Lien à consulter : pierre saulnier pierre.saulnier@gmail.com

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25 avril 2011, par Predic

@ SSII_master :

Vous émettez essentiellement des généralités qui n’ont pas de fondement économique ou empirique. Les Etats-unis, ou plutôt certains Etats, comme la Californie, sont un terreau fertile pour la création d’entreprises innovantes en général, et probablement un des meilleurs au monde. Il y a aussi des Français qui préfèrent aller créer des entreprises aux Etats-unis. Mais les plus grande réussites récentes émanent de ressortissants U.S. (Google, Facebook, Groupon etc…). Aux Etats-unis aussi l’immigration qualifiée fait débat et les prix des visas ont été augmentés en 2010. Mais de toute façon, la situation des Etats-unis est trop difficile aujourd’hui pour qu’ils puissent continuer à servir d’exemple, sinon pour leurs fonds de capital-risque et la proximité des universités, des entreprises et des financiers.

L’argument sur le niveau de rémunération est évidemment complètement faux puisque c’est l’une des principales raisons pour lesquelles les SSII font appel à des informaticiens étrangers que ce soit par l’offshore (le nearshore n’existe pas au plan économique) ou l’immigration.

D’autre part, si l’on se place au niveau macroéconomique, les effets de substitution ont aussi des coûts, en particulier en France.

Sur la question du niveau intellectuel, on pourrait éventuellement convoquer la théorie de la concurrence pure et parfaite à l’appui de votre thèse, mais elle est parfaitement illusoire et il n’y a jamais de mise en concurrence optimale de travailleurs. Il y a toujours des biais de recrutement formés par les stéréotypes, dont votre commentaire est révélateur. Après 6 mois de formation, un travailleur français – dans certains domaines, on forme même désormais d’anciens gestionnaires – peut avoir une productivité très supérieure à un étranger dont les compétences sur le papier semblent supérieures.

Quant à l’idée que la France doive se battre contre ses voisins pour attirer les meilleurs, ce genre de raisonnement conduit aux aberrations, notamment dénoncées dans les articles qui sont référencés ci-dessus, que je me permets de vous inviter à lire.


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25 avril 2011, par SSII_master

Vous racontez n’importe quoi. J’ai travaillé 4 ans dans la Silicon Valley sous visa H1B donc je sais de quoi je parle. Le quota de visas H1B varie en fonction de l’économie. Et en période de reprise comme maintenant il augmente. Il en va de la compétitivité et de la menace du recourt à l’offshore.
Empêcher des gens brillants à venir dans un pays est une idiotie digne de l’extreme droite.

Vous émettez essentiellement des généralités qui n’ont pas de fondement économique ou empirique. Les Etats-unis, ou plutôt certains Etats, comme la Californie, sont un terreau fertile pour la création d’entreprises innovantes en général, et probablement un des meilleurs au monde. Il y a aussi des Français qui préfèrent aller créer des entreprises aux Etats-unis. Mais les plus grande réussites récentes émanent de ressortissants U.S. (Google, Facebook, Groupon etc…).

  • > Je peux vous citer des dizaines d’exemples d’immigrés qui ont réussi (sans compter ceux qui sont dans les équipes de management). Le plus ancien exemple est Vinod Khosla, plus grand capital risqueur de tous les temps. J’ai travaillé avec Ashmeet Sidana, qui est à l’origine du produit de VMWARE.
    Il faut que vous comprenniez que la notion de nationalité n’existe pas dans le domaine de l’innovation : j’ai travaillé avec des ingénieurs de la planète entière

Aux Etats-unis aussi l’immigration qualifiée fait débat et les prix des visas ont été augmentés en 2010. Mais de toute façon, la situation des Etats-unis est trop difficile aujourd’hui pour qu’ils puissent continuer à servir d’exemple, sinon pour leurs fonds de capital-risque et la proximité des universités, des entreprises et des financiers.

  • > Les US est encore le pays qui fournit les dernières réussites (dont celles que vous avez citées).

L’argument sur le niveau de rémunération est évidemment complètement faux puisque c’est l’une des principales raisons pour lesquelles les SSII font appel à des informaticiens étrangers que ce soit par l’offshore (le nearshore n’existe pas au plan économique) ou l’immigration.

  • > Si les SSII font appel à l’immigration, c’est parce que c’est plus facile à recruter que de se battre à 10 SSII sur le meme candidat.
    L’inshoring permet d’éviter la surenchère sur les salaires( compétitivité des entreprises) et l’offshore (qui comprend aussi tous les emplois à coté des informaticiens : secrétaires, cuisiniers, etc).
    Donc meme si cela fait baisser votre salaire, c’est bon pour le pays (exportation, emplois connexes aux informaticiens, niveau de qualification moyen en augmentation, bref un pays plus productif).

D’autre part, si l’on se place au niveau macroéconomique, les effets de substitution ont aussi des coûts, en particulier en France.

  • > Lesquels ?

Sur la question du niveau intellectuel, on pourrait éventuellement convoquer la théorie de la concurrence pure et parfaite à l’appui de votre thèse, mais elle est parfaitement illusoire et il n’y a jamais de mise en concurrence optimale de travailleurs. Il y a toujours des biais de recrutement formés par les stéréotypes, dont votre commentaire est révélateur. Après 6 mois de formation, un travailleur français – dans certains domaines, on forme même désormais d’anciens gestionnaires – peut avoir une productivité très supérieure à un étranger dont les compétences sur le papier semblent supérieures.

  • > Vous ne pouvez pas changer le niveau intellectuel de quelqu’un. Certains vont plus vites que d’autres, sont plus bénéfiques à une société, bref plus talentueux. Les concours permettent de les détecter. Le protectionnisme n’est pas la solution, cela nuit à la compétitivité.

Quant à l’idée que la France doive se battre contre ses voisins pour attirer les meilleurs, ce genre de raisonnement conduit aux aberrations, notamment dénoncées dans les articles qui sont référencés ci-dessus, que je me permets de vous inviter à lire.

  • > C’est pourtant la clé de la croissance pour innover. Regardez le nombre de cerveaux que nous perdons et qui vont aux Etats-Unis.

En conclusion, la France a interet à attirer les meilleurs ingénieurs si elle veut rester compétitive . Personnellement, j’ai crée un bureau de R&D à Tunis et je peux vous dire que je mettrai bientot toute ma société là-bas ainsi que mes futures start-up si le rapport qualité/prix des ingénieurs français n’augmente pas.
L’inshoring est un bon moyen de garder notre savoir faire dans nos frontières en maintenant les salaires à un niveau convenable. Une attitude protectionniste ne ferait qu’accelerer le déclin de ce pays. La France a des atouts pour attirer les talents (je suis moi-meme rentré et j’ai crée des sociétés).


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26 avril 2011, par Predic

Votre premier argument est amusant. A ce titre, n’importe quel immigré en France en saurait plus qu’un sociologue ou économiste de l’immigration. Mais si vous avez créé une filiale en Tunisie, je comprends mieux votre point de vue. Tous les offshoristes souhaitent augmenter l’immigration de travail car ils en ont besoin pour faciliter leurs affaires et ils y recourent d’ailleurs massivement comme les grandes SSII françaises, notamment à travers les visas de circulation. Il y a justement un article qui vient de paraître aujourd’hui sur le site à propos des travailleurs détachés. Un article cité comme ressource par celui que nous commentons évoque aussi l’articulation entre délocalisations et immigration. Je me permets de vous suggérer à nouveau de le lire, mais de toute manière, vous défendez les deux ensemble…les masques tombent et ne vous méprenez pas, ce sont bien les deux qu’il me semble opportun de limiter.

Puisque vous connaissez bien les Etats-unis, je vous signale qu’en 2008, Infosys y était l’entreprise la plus “consommatrice” de main-d’oeuvre étrangère. Les sociétés indiennes sont d’ailleurs habiles car elles renouvellent leurs personnels en pratiquant la rotation des H-1B et en évitant donc d’enfreindre la loi, qui comporte une clause de protection vis à vis des travailleurs U.S.. Et vous souhaitez donc reproduire le même schéma en France vis à vis du Maghreb.
La création de sociétés n’est pas une fin en soi, ni une religion ou une obsession collective. Si elles recourent à une main d’oeuvre étrangère et prennent des parts de marché à des sociétés employant du personnel local, sans apporter de valeur ajoutée décisive à l’économie nationale, elles lui sont nuisibles. Si l’on suit votre raisonnement, il faudrait forcément s’ouvrir aux meilleurs où qu’ils soient et sans limite. C’est une version extrême du vieux raisonnement ricardien qu’un pays a toujours intérêt à commercer. Mais ce raisonnement est fallacieux. C’est d’ailleurs celui qu’a suivi la Commission européenne, qui commence toutefois à se rendre compte qu’il a eu de terribles effets pervers. Cela dit, ça marche très bien pour les pays pour lesquels il a été inventé, c’est à dire les pays dominants qui ont des spécialisations très fortes comme la Grande-Bretagne au 19e siècle et l’Allemagne aujourd’hui. Malheureusement, celles des Etats-unis sont désormais trop rares et une éventuelle mutation prendra plusieurs années, mais de toute façon, ils ne retrouveront jamais la puissance qu’ils ont eue.
Toutefois, ils ont “la chance” de ne pas devoir s’embarrasser de scrupules les uns vis à vis des autres, grâce au fonctionnement communautaire. Des municipalités peuvent même s’abstenir de payer les retraites sans que cela fasse de vagues…du moment qu’ils peuvent afficher les droits de l’homme pour le reste du monde. En attendant un retour à meilleure fortune, idevraient-ils chercher des solutions pour se débarrasser d’une part de la population devenue inutile (selon votre raisonnement) et continuer à épater la galerie pendant que les fondations de la maison s’effondrent ?

e vous répète aussi qu’en dehors des intérêts privés qui peuvent vous amener à privilégier une filière de recrutement (importation de main d’oeuvre) en tentant de trouver des arguments pour montrer qu’il en va d’intérêts supérieurs aux vôtres, vous oubliez les biais de recrutement. Je peux vous dire qu’on recrute beaucoup d’étrangers en France qui n’ont pas un meilleur niveau que des Français, mais comme vous le confirmez : “c’est plus facile à recruter que de se battre à 10 SSII sur le meme candidat” . Le conformisme à cet égard est justement un problème plus aigu en France qu’ailleurs, mais le bais est surtout défavorable aux Français qui n’ont pas le parcours idéal, pas aux étrangers comme la vulgate idéologique voudrait nous le faire croire. Et si vous parvenez à élargir votre horizon à d’autres profils, il n’y aura pas de surenchère sur les salaires, qui sont toutefois moins élevés pour les ingénieurs informatiques que pour d’autres profils d’ingénieurs en France.
Inversement, il y a du délire en matière de rémunérations sur certains micro-marchés de la Silicon Valley où on achète plus des réputations que des compétences. C’est un, peu le syndrome du “king of the world” qui descend à tous les étages. Zuckerberg, c’est pas Einstein, non plus. Il a juste utilisé ses connaissances d’informaticien pour transposer un trombinoscope sur le web en piquant l’idée à deux sportifs.


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26 avril 2011, par Predic

De surcroît, l’impact des effets de substitution est important en France et je m’étonne que vous ne le voyiez pas : allocations de chômage etc…Peut-être faudrait-il les supprimer pour que vous y gagniez un argument économique ? Savez-vous que certains économistes pensent que la confiance est un facteur de développement ? L’appel à la main d’oeuvre étrangère pour rehausser le niveau général n’y contribue pas, surtout dans un pays comme la France où l’on a encore quelques prétentions et où le niveau d’éducation supérieure est un des plus élevés au monde. Le taux de chômage des diplômés de tous âges est aussi un des plus élevés au sein de l’OCDE…pas bon pour le moral. “Regardez le nombre de cerveaux que nous perdons et qui vont aux Etats-Unis.” dites-vous…Oui surtout français, qui pour une part n’ont pas trouvé d’emploi en France ou à des conditions déplorables, notamment salariales.

Vous affirmez que le nombre des visas H-1B aux Etats-unis “varie en fonction de l’état de l’économie”. En fait, il varie surtout selon le succès des lobbyistes qui travaillent pour les grandes firmes du secteur. Je ne comprends pas que vous prétendiez travailler pour l’économie française. La divergence croissante entre les intérêts d’une large partie du monde des affaires et les intérêts nationaux est un phénomène bien connu depuis des années. Pourquoi avez-vous besoin en plus de vous faire passer pour des bienfaiteurs ? Assumez, que diable !

J’attire aussi votre attention sur les effets pervers du mode de développement qui a été suivi en….Tunisie,notamment fondé sur les délocalisations. On en voit le résultat. Vous n’avez aucune opportunité de business local, aucun projet de développement utile pour ce pays ? Si vous en aviez, l’immigration de travail vers la France vous importerait moins.


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14 avril 2011, par Predic

Ceux qui m’auront déjà lu ne seront pas surpris que je sois à 99,9 % d’accord avec cet article. Je me permets d’ajouter ce lien vers 4 commentaires de Colombo1 et quelques données complémentaires sur l’immigration de travail en France : http://commentaires.lesechos.fr/com…

Parmi les ressources intéressantes, il y a aussi http://lecercle.lesechos.fr/entrepr…

Par ailleurs, d’autres initiatives ont été prises récemment.


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