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par MUNCI, le 5 novembre 2015
" Merci, Sdu56, pour votre message. Pourriez-vous nous indiquer dans quel média vous avez vu ce "renouvellement de campagne", comme vous dites, de (...)


SSII : les chiffres des départs forcés (licenciements, ruptures conventionnelles…)
Publié le 1er février 2004, mis à jour le 11 mars 2012
Rubrique : DOSSIERS, POSITIONS > Emploi, marché du Travail
Mots-clés : Licenciements et départs forcés / Rupture conventionnelle / Turnover
Nombre de visiteurs uniques : 21634 • Lien pérenne : https://munci.org/article1118.html


Source(s) : MUNCI, 01.02.2004 | MAJ 11.03.2012 (chiffres 2010)
Lien à consulter : Fins de contrats dans les services informatiques (années 2006 à 2010)
Voir aussi : Anciens chiffres (années 2003 à 2007)
Nous publions dans cet article les chiffres annuels (sources : Pôle-emploi) des ruptures forcées de contrat de travail (ayant donné lieu à une entrée en indemnisation) dans le secteur des activités informatiques (SSII principalement, mais aussi éditeurs et sociétés de conseil), en les comparant à ceux de l’ensemble du marché du travail.
Ces chiffres témoignent de l’importance des séparations individuelles à l’initiative de l’employeur et remettent en cause le mythe du “CDI-ROI” dans ce secteur frappé par une forte instabilité de l’emploi (politiques RH de type “stop and go” à flux tendus)…

COMMENTAIRES :
(analyses des chiffres et comparaisons 2009-2010)


1. Ces chiffres nous sont communiqués chaque année par la Direction des Statistiques, Enquêtes et Prévisions de Unistatis/Pôle-emploi.
Ils sont basés uniquement sur les ENTRÉES en INDEMNISATION CHÔMAGE, lesquelles font suite à des DÉPARTS FORCÉS.
Ils ne prennent compte NI les démissions NI un certain nombre de transactions (sans licenciements) qui ne donnent pas lieu à l’indemnisation chômage (sauf cas particuliers tels que les motifs économiques) NI les salariés licenciés ou séparés à l’amiable qui ont retrouvé un poste avant la fin de la période de carence (généralement de plusieurs semaines).


2. En terme de PROPORTIONS : les LICENCIEMENTS dans les services informatiques représentent environ 35% des départs forcés en 2010 (41% en 2009).
Sur l’ensemble du marché du travail, ils sont proportionnellement moins élevés : 23% en 2010 (25% en 2009).
Ceci s’explique notamment par le fait que les CDD sont proportionnellement deux fois plus importants sur l’ensemble du marché du travail que dans les services informatiques, où le taux de CDI est plus élevé.

En terme de VOLUMES rapportés à l’ensemble des effectifs salariés, on constate que les licenciements ont été proportionnellement moins nombreux dans les services informatiques que sur l’ensemble du marché du travail en 2010 : en effet, ceux sont 1,98% des effectifs du secteur des services informatiques qui ont été licenciés en 2010 (2,7% en 2009), contre 3,11% sur l’ensemble du marché du travail (3,52% en 2009). Cette proportion demeure toutefois anormalement élevée pour un secteur qui communique régulièrement sur la bonne santé de l’emploi…

CONCLUSION : par rapport à l’ensemble du marché du travail. il y a proportionnellement plus de CDI en SSII… et donc, proportionnellement, plus de licenciements parmi les départs forcés !
Toutefois, le taux de licenciements (pourcentage des licenciements rapporté aux effectifs du secteur) est moins élevé dans les services informatiques par rapport à l’ensemble du marché du travail, tout en situant à des niveaux importants.



3. Autre constatation importante : les RUPTURES CONVENTIONNELLES (qui constituent l’essentiel des “départs volontaires”).
En terme de PROPORTIONS, elles représentent près de 32% des départs forcés en 2010 (20% en 2009) dans les services informatiques, contre “seulement” 11% (8% en 2009) sur l’ensemble du marché du travail.
En période de crise, où le turnover baisse fortement (selon l’Apec, il a baissé d’un tiers en 2009), il s’agit bien souvent de licenciements déguisés… leur classification en tant que “départs volontaires” est donc assez malvenue !

En terme de VOLUMES rapportés à l’ensemble des effectifs salariés, les chiffres confirment le recours plus important à ces ruptures à l’amiable dans les services informatiques en 2010 : 1,81% (1,35% en 2009) contre 1,46% (1,12% en 2009) pour l’ensemble du marché du travail.

CONCLUSION : les SSII recourent (abusent ?) davantage que les autres sociétés aux ruptures conventionnelles…


4. Autre constatation tout aussi importante : les RUPTURES POUR “AUTRES CAUSES”, qui comprennent essentiellement les FINS DE PÉRIODE D’ESSAI (secondairement les ruptures pour motifs économique dans le cadre d’un CTP).

En terme de PROPORTIONS : elles représentent 10,6% des départs forcés en 2010 (14,3% en 2009) dans les services informatiques, contre “seulement” 5,8% (6,5% en 2009) sur l’ensemble du marché du travail.

En terme de VOLUMES rapportés à l’ensemble des effectifs salariés, les chiffres traduisent un recours à peu près équivalent aux fins de période d’essai dans les services informatiques en 2010 : 0,6% (0,94% en 2009) contre (0,78%) (0,91% en 2009) pour l’ensemble du marché du travail.

CONCLUSION : par rapport à l’ensemble du marché du travail. il y a proportionnellement plus de CDI en SSII… et donc, proportionnellement, plus de ruptures de période d’essai (qui sont moins fréquentes en CDD) parmi les départs forcés ! Toutefois, le taux de fins de période d’essai (pourcentage des “autres causes” rapporté aux effectifs du secteur) est à peu près équivalent dans les services informatiques par rapport à l’ensemble du marché du travail.


5. En terme D’ÉVOLUTION de 2009 à 2010, on constate que :

  • le nombre de licenciements et de fins de période d’essai a diminué dans les services informatiques comme sur l’ensemble du marché du travail en 2010 (année de reprise).
  • par contre le nombre de ruptures conventionnelles a continué à augmenter pour atteindre une proportion quasiment équivalente à celles des licenciements, et ce dans des proportions nettement plus élevées que sur l’ensemble du marché du travail !

CONCLUSIONS :

La rupture conventionnelle apparait plus que jamais comme un outil de flexibilité fortement prisé par les SSII…
Dans la grande majorité des cas, c’est évidemment l’employeur qui en est à l’origine (à lire : La face cachée des ruptures conventionnelles). Sauf cas exceptionnels, les salariés choisissent en effet de démissionner quand ils veulent quitter l’entreprise dans la mesure où un nouveau poste les attend aussitôt chez un nouvel employeur.
Les licenciements, quant à eux, se maintiennent à des niveaux anormalement élevés pour un secteur confronté à de (prétendues) difficultés chroniques de recrutement…
Les politiques de recrutement dans la plupart des SSII demeurent des politiques de « stop and go » à flux tendus toujours fortement corrélées aux cycles d’activité (à lire : [Etude Pole Emploi] Les métiers de l’informatique) traduisant une forte instabilité de l’emploi, le taux élevé de CDI en SSII est donc plus un leurre qu’autre chose…
Ces chiffres nous amènent également à rappeler que, contrairement à une idée reçue, le turnover (rotation de l’emploi), dont les SSII détiennent chaque année le (triste) record selon l’Apec, ne prend pas seulement en compte les démissions mais aussi les autres types de fins de contrat tels que les licenciements et les ruptures conventionnelles (à lire).
A noter d’ailleurs que selon les chiffres 2009 de la DARES, le turnover chez les ingénieurs informaticiens s’explique moins par les démissions (42% des fins de contrats) que par les départs forcés (licenciements, ruptures conventionnelles, fins de période d’essai… 35% des fins de contrats) avec les autres types de fins de contrats (fins de CDD et autres sorties… 20% des fins de contrats).

En terme D’ÉVOLUTION de 2008 à 2009, et donc de GESTION DE LA CRISE, on constate que :

  • le nombre de licenciements a été quasiment multiplié par 2 dans les services informatiques, contre +50% sur l’ensemble du marché du travail.
  • le nombre de ruptures conventionnelles a été multiplié par 6 ( !!!) dans les services informatiques, contre un triplement sur l’ensemble du marché du travail.
  • le nombre de CDD a été multiplié par 2 dans les services informatiques, il a par contre à peine augmenté sur l’ensemble du marché du travail.
    CONCLUSION : la crise est gérée “différemment” dans les services informatiques par rapport aux autres secteurs d’activité…
    La bonne reprise des recrutements en 2010 (et avec elle la baisse du chômage des informaticiens sur le 1er semestre) fait suite à une forte progression des licenciements, des fins de période d’essai et surtout des ruptures conventionnelles en 2009.
    Au vu de la rareté des PSE dans les services informatiques au cours de l’année 2009, on constate que les SSII privilégient toujours les moyens de séparation individuelle… aux procédures collectives, ce qui n’est pas sans rappeler la crise précédente et ce qui est surtout illégal, rappelons-le.
    Les effectifs du secteur des services informatiques ont fondu davantage qu’annoncé (…) au cours de l’année 2009, passant de 366 643 salariés à 357 345, soit 9 298 suppressions de postes !
    Si le chômage partiel avait pu se mettre en place dans la Branche (à lire : Branche Syntec-Cicf : échec - consternant et regrettable - des négociations sur le chômage partiel), la situation aurait été beaucoup moins néfaste. Espérons que les partenaires sociaux s’en souviendront pour la prochaine crise le prochain cycle baissier…

REVUE DE PRESSE :


VOIR AUSSI :

Ainsi que :



PS :

IMPORTANT : cet observatoire des départs forcés dans l’informatique est PARTICIPATIF !

Si vous êtes victime ou témoin d’un ou plusieurs départs forcés jugé abusifs chez un employeur (informatique), merci de nous en informer :


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